Confiscation du Café de Paris à Rome : un modèle

Au mois de février 2012, une équipe de journaliste interviewait Francesco Forgione, ancien président de la commission parlementaire antimafia et auteur de Mafia export. Symboliquement, l’entretien avait lieu à Rome, dans le Café de Paris, confisqué à un clan mafieux

Le Café de Paris, de par son histoire et son aspect médiatique, est un cas d’école de la confiscation préventive antimafia, une confiscation administrative dite sans condamnation pénale du propriétaire.

En l’occurrence, le prête-nom propriétaire, un modeste barbier, n’est pas poursuivi pénalement mais la justice qui avait démontré qu’il était le complice d’un trafiquant, lui a demandé de justifier l’origine légale de son bien. Incapable de le faire, le Café de Paris a été confisqué au complice du trafiquant.

Aujourd’hui, l’établissement est géré par un administrateur et les emplois sont maintenus. Quand on entre sur la gauche, sur une table trône les produits de Libera, le cartel d’association antimafia, en particulier ceux de Libera Terra, issus des terres confisquées dans la même zone que celle du trafiquant : l’huile calabraise de la plaine de Gioia Tauro mais aussi le vin de la coopérative « Cento Passi » fait à Corleone, les pâtes de Don Peppe Diana de la province de Caserta et la sauce tomate des terres confisquées à la Sacra Corona Unita.

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