Des mesures visant à lutter contre la criminalité organisée, la corruption et le blanchiment de capitaux, définies dans un plan d’action de l’UE pour 2014-2019 (Rapport_Parlementaire_Agrasc_2017), par une commission spéciale du Parlement, ont été adoptées ce mardi. Viser les actifs financiers et les sources de revenus de la criminalité organisée figurent parmi les principales propositions.
Viser les avoirs criminels
Pour protéger les intérêts financiers de l’UE, il est vital de s’en prendre efficacement aux avoirs criminels, affirment les députés, qui plaident en faveur de la suppression du secret bancaire et de l’élimination des paradis fiscaux dans l’UE. Une fois saisis, ces biens devraient être alloués à des fins sociales, selon la commission spéciale.
ou Contre le crime organisé : pour une confiscation-redistribution
Des entités juridiques telles que les entreprises et leurs filiales devraient être tenues de rembourser tout financement public qu’elles ont perçues si elles ont commis un crime financier, ajoutent les députés.
Matchs truqués et achats de votes
Les efforts visant à lutter contre les matchs truqués et les paris illégaux, source de revenus importante pour le crime organisé en Europe, devraient être accélérés en définissant de nouvelles infractions et les sanctions afférentes, estiment les députés. Les achats de votes devraient également constituer une infraction pénale même si les profits ne sont pas tangibles, ajoute le texte.
Les députés réitèrent leur demande de longue date en faveur de la création d’un Parquet européen pour coordonner les enquêtes nationales et combattre des crimes qui affectent les intérêts financiers de l’UE. Cette instance devait être dotée des moyens humains et financiers adéquats, insistent les députés.
Infractions de type mafieux
Les définitions juridiques de la criminalité diffèrent entre États membres de l’UE, ce qui ralentit leurs efforts de coordination en termes de lutte contre les activités de type mafieux.
Par conséquent, il est indispensable d’établir une définition juridique unique de l’activité criminelle de type mafieux,qui couvre totalement le phénomène.
Cliquez : De « l’association mafieuse » à « l’association criminelle »
Une nouvelle législation visant à protéger les témoins et les collaborateurs de justice dans l’ensemble de l’UE et à les aider à démarrer une nouvelle vie pourrait également renforcer la lutte contre les mafias, indiquent les députés.
Contexte
La commission spéciale sur la criminalité organisée, la corruption et le blanchiment de capitaux (CRIM) a été mise en place en vue d’évaluer l’impact des activités de type mafieux sur l’économie et la société européennes et en vue de proposer des législations ainsi que d’autres mesures dans le but de permettre à l’UE de répondre à ces menaces aux niveaux international, européen et national.
Sous la présidence de : Sonia Alfano (ADLE, IT)
Vote en plénière: October II, Strasbourg
Boite noire du militantisme
Article publié en janvier 2014 sur le site de FLARE France aujourd’hui figé. Crim’HALT étant la continuité du projet FLARE, nous hébergeons certains anciens articles pour les préserver d’une mort certaine 🙂