Conférence IRIS : de quoi l’argent sale est-il le nom ?

A l’occasion de la parution du livre Argent sale. A qui profite le crime ? (Eyrolles), co-écrit par Carole Gomez et Sylvie Matelly, l’association Anticor était invitée à participer à la conférence-débat « De quoi l’argent sale est-il le nom? » le 20/03/18.

Liste des intervenants : Éric ALT, magistrat français et vice-président au sein de l’association Anticor, Carole GOMEZ, chercheuse à l’IRIS, Sylvie MATELLY, directrice adjointe de l’IRIS, et Éric VERNIER, professeur de finance à Sup de Co, spécialiste du blanchiment de capitaux. et auteurs d’ouvrage de référence sur le blanchiment avec la participation du président de Crim’HALT.

Debats-de-IRIS-Argent-sale-20-03-18.jpg

Au cours de cette conférence plusieurs enjeux ont été développés autours de la notion d’argent sale : qu’en est-il de sa définition, ses mécanismes, ses sources et ses acteurs ?

Il n’existe pas de réelle définition de « l’argent sale » dans la mesure ou son objet est extrêmement difficile à délimiter. A mesure que différentes colorations lui sont attribuées, entre argent noir et argent gris, déterminer ses contours reste complexe. In fine, on parvient à en saisir la substance sans en comprendre les mécanismes.

Ces mécanismes résident dans le blanchiment d’argent ou l’argent sale, issu d’activités illégales, va venir occulter l’origine des fonds pour que ceux-ci soient réinjectés dans la sphère légale. Ainsi se soulève la question des sources, d’où vient-il ? Les paradis fiscaux également qui, en tant que paradis bancaire et judiciaire, permettent à l’argent sale de se développer en toute discrétion à l’abri des sanctions judiciaires. C’est cette opacité qui révèle toute la complexité de l’argent sale.

Finalement, la définition de l’argent sale émane surtout de la perception que l’on s’en fait et à mesure que la société civile évolue et que le législateur intervient cette interprétation évolue.

Pour réguler et contenir le développement de l’argent sale il est nécessaire de s’appuyer sur ces deux derniers acteurs : la société civile et le législateur. Tout deux ont désormais un réel rôle à jouer, qu’il s’agisse d’alerter, contrôler et sanctionner. Au final la lutte contre le développement de l’argent sale résidera dans l’intervention conjointe de la société civile et du pouvoir législatif.

Retrouvez une itv du président de Crim’HALT, en 2014, sur un affaire de blanchiment très importante « Retrovirus »

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