Crim’HALT dans le magazine « Jeune Afrique » sur les « biens mal acquis » et mal-confisqués….

Janvier 2019 : le magazine Jeune Afrique sous la houlette d’Alexandre Brutelle publie un article « Micmac immobilier ». Et quel micmac ! Une justice inefficace, une identité refoulée, des fonds gelés dans toute l’Union Européenne sauf en France… Après l’affaire Guéant, le clan Moubarak prend la relève.

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Les biens mal-acquis du clan Moubarak

Accusé de blanchiment, Hosni Moubarak –ancien président d’Egypte- fait l’objet depuis 2011 d’une procédure judiciaire.

Appartement de 334m2, idéalement situé dans le 8ème arrondissement à Paris, pour la modique somme de 2,9 millions d’euros

Non il ne s’agit pas d’une annonce immobilière mais du bien dont il est question dans l’affaire Moubarak. Si l’appartement intrigue certains voisins notamment suite au « bal de limousines »  qui défile chaque week-end et aux nombreux paquets qui sont amenés dans cette luxueuse demeure, c’est que ce train de vie ressemble justement à « un grand train avec un arrière-goût mafieux ».

Bien entendu, la SCI Mac-Etoile qui a vendu ce bien ne se souvient de rien… Ni de la vente de ce bien, ni de celui qu’il a vendu à la fille de l’ancien président tunisien Ben-Ali.

Une procédure au point mort

Une procédure toujours au point mort depuis sept ans… Pas pour le parquet de Paris qui affirme que l’histoire suit son court auprès du juge d’instruction Dominique Blanc. Cependant, comment expliquer que la vente de l’appartement du 8ème arrondissement ait pu se finaliser alors que la Suisse puis l’Union Européenne ont bloqué les fonds de plusieurs personnalités égyptiennes –dont les Moubarak – après la démission de ce dernier ? Mais « en France, l’administration fiscale a toujours refusé de communiquer sur les montants éventuellement bloqués par ses services. Et encore moins sur la nature des possibles biens appartenant au clan Moubarak ». Une mesure qui va à l’encontre du code monétaire et financier français de surcroit : le gel monétaire doit concerner les biens de « toute nature, corporels ou incorporels, mobiliers ou immobiliers ».

A cela s’ajoute le manque flagrant d’informations. La faute à qui ? Au parquet national financier -PNF- qui ne peut apparemment pas divulguer d’informations sur une affaire en cours. Impossible donc de savoir si le bien a finalement été saisi par la justice ou gelé pour empêcher toute location a une personne tierce par exemple.

 Le point de vue de Crim’HALT comme Alternative : Fabrice Rizzoli, le président de l’association prend la parole

Selon Fabrice Rizzoli, fondateur de l’association Crim’HALT, le cadre juridique encore flou entourant les saisies et les gels d’avoirs fournit un début d’explication sur la lenteur des procédures : « En France, nous partions de zéro. On confisque depuis la création de l’AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), en 2011, mais il reste malheureusement beaucoup de freins. » Le silence de la justice et des associations à l’origine des enquêtes démontre selon lui le manque de transparence et l’imperfection de la législation. « On se retrouve avec des cas inacceptables, comme celui sur lequel vous enquêtez. Il y a aussi celui de Claude Guéant, occupant toujours son appartement du 16e arrondissement de Paris, pourtant saisi par la justice. »

Une justice incompétente, un manque d’information évident, des éléments liés à l’achat des biens non expliqués… Comment expliquer qu’une telle vente ait eu lieu si facilement en connaissance de l’identité de l’acheteur ? 

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