Crim’HALT sur RT France : Slovaquie, la mafia sévit-elle en Europe Centrale ?

Suite à l’assassinat du journaliste Jan Kuciak en Slovaquie en février dernier les questions restent nombreuses. La mafia italienne est-elle implantée en Slovaquie ? A t-elle un lien avec le gouvernement slovaque ? Que soulève l’assassinat de ce journaliste ?

Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer a retrouvé le spécialiste de la mafia Fabrice Rizzoli.

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Fabrice Rizzoli, l’Echiquier Mondial, 03/03/18, RT France

 

Le meurtre de ce journaliste ne représente pas un fait nouveau, on estime qu’ils sont 50 en Europe à avoir été assassinés ces dix dernières années. Seulement ce meurtre, transformé en crise politique, soulève la question de l’implication de l’Etat dans l’élucidation de ces crimes car dans la majorité des cas les assassins ne sont jamais retrouvés. Il s’agit pourtant d’un « enjeu démocratique fondamental« .

En l’espèce, Jan Kuciak enquêtait sur les liens de la mafia italienne et du gouvernement slovaque. Présente depuis les années 90, la mafia occupe les terres agricoles slovaques pour récupérer les subventions européennes. « Là où les criminalités sont plus puissantes, les fraudes sont plus puissantes« 

Ici aussi, le président de Crim’HALT s’interroge sur l’implication ambiguë des Etats pour faire cesser ces fraudes.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur Youtube :

 

 

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Légalité, Antimafia : la Caravane passe… avec Crim’HALT

unnamedLa Caravane de la légalité, est organisée, en Europe par ARCI et la Ligue de l’enseignement en France. Appelée aussi caravane antimafia, ce projet européen traverse en fourgon l’Europe.  A l’occasion de sa venue dans le Sud de la France du 4 au 17 avril, le président de Crim’HALT, enseignant « dans le civile », est intervenu dans le lycée Giocante de Casabianca.

La participation de Crim’HALT s’inscrit dans les intervention de FLARE France : en 2011, à Bastia, à Marseille et en Suisse.

IMG-20180409-WA0007« La caravane internationale anti-mafia, en cohérence avec son histoire, se propose , en 2018, de faire porter plus spécialement son attention sur les grandes transformations des organisations criminelles, mafieuses ou non. Les mafias, partout, sont un phénomène complexe, articulé, jamais statique
Pour cette raison, il est nécessaire de faire une lecture complète de l’organisation ou du système ramifié qui unit les chefs, les hommes de main, les complices… Un système élastique, adaptable à différents territoires et pays.« 

La caravane est animée par Alessandro Cobianchi, prix Falcone 2014 et avocat intervenant social dans les prisons et dans la cité de Bari.

Alessandro et Rodolfo, les italiens, ont insisté sur les stéréotypes qui sévissent en Italie en réduisant les Siciliens et autres gens du sud à des mafieux notamment avec la vente de souvenir pro-mafia. Les jeunes corses ont peu trés percevoir en miroir les préjugés dont ils sont parfois victime en France…

IMG-20180409-WA0013Puis, les lycéens ont posé leur questions et vu une partie du documentaire «Terres de musique, voyage à travers les biens confisqués». Il s’agissait d’insister sur la mesure phare pour lutter contre les criminalités complexes : l’usage social des biens confisqués. La législation italienne met à disposition les biens mal acquis à des associations. Par exemple, 9 coopératives agricoles Libera terra produisent des merveilles bios sur des terres confisquées.

30530677_1724008144304257_654208958965219328_nC’est alors que Fabrice Rizzoli fait basculer la journée en ouvrant deux paquets des Taralli, des biscuits salés produits dans les Pouilles sur des terrains qui apparentaient à des mafieux!

l’Antimafia par le ventre emporte l’adhesion de lycéens conquis!

Alessandro Cobianchi citoyen de Bari a pu expliquer en détail comment ces terres avant aux mains des mafieux sont devenus les terrains de TOUS.

30595181_1724008067637598_2831451520531169280_nIl ne restait plus qu’aux lycéens de penser à une loi idoine en France afin de réintroduire les biens confisqués, en France dans l’économie légale… Et pour remercier les enseignants du lycée pour leur accueil, Anna Grosmann s’est vu offrir un paquet de Frollini, des  gâteaux sucrée, cette fois 🙂

Pour en savoir plus :

L’usage social des biens confisqués a été voté par l’assemblée nationale le 22/12/2016 mais retoqué par le Conseil Constitutionnel : Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

Crim’HALT se rend au procès « Carbone Marseille » : l’escroquerie du siècle!

Durant deux mois s’est tenu au tribunal correctionnel de Paris le procès du « Carbone marseillais ». Crim’HALT, par le bais de sa stagiaire, s’est rendu au tribunal pour vous :

Tout d’abord quelques chiffres pour mieux comprendre ce « casse du siècle »:

  • 36 prévenus
  • 386 millions d’euros soustraits au fisc français
  • 223 comptes bancaires ouverts dans 25 pays
  • 10 à 12 ans d’emprisonnement et 10 millions d’euros d’amende requis contre la principale prévenue

 

Qu’est-ce qu’une fraude à la TVA ? 

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Cette fraude à la taxe carbone s’est caractérisée par l’envergure des sommes détournées, le « casse du siècle« , « inédit et démesuré« , « une atteinte aux intérêts de la Nation » pour le Parquet national financier.

Un nombre conséquent d’individus impliqués avec 36 prévenus dont trois principaux, Christiane Melgrani, Gérard Chétrit et Eric Castiel.

A l’issu du procès ce sont donc 12 ans de prison et 10 millions euros d’amende requis contre Christiane Melgrani, la « marraine du panier » et cerveau de l’escroquerie, accusée d’escroquerie en bande organisée, blanchiment et association de malfaiteurs. Elle est par ailleurs jugée en récidive puisque déjà condamnée dans le passé pour des faits similaires.

10 ans de prison et 20 millions d’euros d’amende pour le financier Gérard Chétrit, deuxième protagoniste central dans l’affaire.

10 ans de prison et 5 millions d’euros d’amende pour Eric Castiel.

Pour les 33 autres prévenus, ce sont des peines allant jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 1 million d’euros d’amende qui ont été requises.

 

Des affaires qui inspirent le cinéma français : Menacé de perdre son entreprise, Antoine Roca, un homme ordinaire, met au point une arnaque qui deviendra le casse du siècle. Rattrapé par le grand banditisme, il lui faudra faire face aux trahisons, meurtres et règlements de compte.

 

 

Conférence IRIS : de quoi l’argent sale est-il le nom ?

A l’occasion de la parution du livre Argent sale. A qui profite le crime ? (Eyrolles), co-écrit par Carole Gomez et Sylvie Matelly, l’association Anticor était invitée à participer à la conférence-débat « De quoi l’argent sale est-il le nom? » le 20/03/18.

Liste des intervenants : Éric ALT, magistrat français et vice-président au sein de l’association Anticor, Carole GOMEZ, chercheuse à l’IRIS, Sylvie MATELLY, directrice adjointe de l’IRIS, et Éric VERNIER, professeur de finance à Sup de Co, spécialiste du blanchiment de capitaux. et auteurs d’ouvrage de référence sur le blanchiment avec la participation du président de Crim’HALT.

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Au cours de cette conférence plusieurs enjeux ont été développés autours de la notion d’argent sale : qu’en est-il de sa définition, ses mécanismes, ses sources et ses acteurs ?

Il n’existe pas de réelle définition de « l’argent sale » dans la mesure ou son objet est extrêmement difficile à délimiter. A mesure que différentes colorations lui sont attribuées, entre argent noir et argent gris, déterminer ses contours reste complexe. In fine, on parvient à en saisir la substance sans en comprendre les mécanismes.

Ces mécanismes résident dans le blanchiment d’argent ou l’argent sale, issu d’activités illégales, va venir occulter l’origine des fonds pour que ceux-ci soient réinjectés dans la sphère légale. Ainsi se soulève la question des sources, d’où vient-il ? Les paradis fiscaux également qui, en tant que paradis bancaire et judiciaire, permettent à l’argent sale de se développer en toute discrétion à l’abri des sanctions judiciaires. C’est cette opacité qui révèle toute la complexité de l’argent sale.

Finalement, la définition de l’argent sale émane surtout de la perception que l’on s’en fait et à mesure que la société civile évolue et que le législateur intervient cette interprétation évolue.

Pour réguler et contenir le développement de l’argent sale il est nécessaire de s’appuyer sur ces deux derniers acteurs : la société civile et le législateur. Tout deux ont désormais un réel rôle à jouer, qu’il s’agisse d’alerter, contrôler et sanctionner. Au final la lutte contre le développement de l’argent sale résidera dans l’intervention conjointe de la société civile et du pouvoir législatif.

Retrouvez une itv du président de Crim’HALT, en 2014, sur un affaire de blanchiment très importante « Retrovirus »

Crim’HALT dans les Inrocks sur l’implantation de la mafia en Slovaquie

Le 25 février dernier, les corps sans vie du journaliste slovaque Jan Kuciak et de sa compagne Martina Kursinova sont retrouvés à leur domicile. Tout deux ont été assassinés par balles. Le journaliste enquêtait sur des affaires de corruption au sommet de l’Etat.

Suite à ce double meurtre, c’est tout un pays qui a décide de se soulever contre les pratiques peu scrupuleuses de son gouvernement, soupçonné d’être en lien avec la mafia italienne la Ndrangheta.

Le 8 mars dernier, ce sont donc plus de 30 000 slovaques qui se sont réunis à Bratislava pour dénoncer la corruption et réclamer la démission du premier ministre Robert Fico.

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Manifestation anti-corruption à Bratislava, 08/03/2018

L’assassinat du journaliste, en plus de bouleverser la classe politique et la société civile slovaque, soulève la question plus globale de l’influence des mafias au sein du pouvoir public. C’est dans un entretien pour les Inrocks que Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT, est revenu sur l’implantation de la mafia calabraise en Slovaquie.

Avec un chiffre d’affaire estimé à plus de 53 milliards d’euros, la Ndrangheta s’impose comme la mafia la plus puissante et la plus riche d’Italie. N’agissant pas uniquement au sein du territoire national, la Ndrangheta s’exporte au delà des frontières italiennes. Sa présence en Slovaquie remonterait aux années 90.

Face aux gouvernements corrompus influencés par les groupes criminels, la société civile apparaît comme le dernier espoir dans l’établissement d’une classe politique plus juste et transparente.

Ainsi, Fabrice Rizzoli déclare à juste titre : « Pour changer les lois, il faut changer les mentalités« .

Retrouvez l’article en entier sur les Inrocks https://www.lesinrocks.com/2018/03/10/actualite/la-mafia-italienne-t-elle-pris-le-pouvoir-en-slovaquie-111053838/

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Infiltré, de Hubert Avoine

          Lors du 3ème Salon « des livres et l’alerte » qui se tiendra les 2 et 3 décembre à la La Maison des Métallos à Paris, vous aurez l’occasion de rencontrer Hubert Avoine, auteur de L’Infiltré, publié aux éditions Laffont (2017).

Agent de l’Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), Hubert Avoine décide, avec l’aide de l’expert en espionnage et journaliste pour Libération Emmanuel Fasten, de composer cet ouvrage afin d’y rapporter son expérience. Son récit constitue un travail de dénonciation autant que de sensibilisation. Il nous permet de le suivre dans ses années d’infiltration du milieu des narco-trafiquants, d’Amérique Latine notamment, mission au cours de laquelle il avoue être « devenu complice d’un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive. Jusqu’à la rupture, aussi brutale que violente. »

Vous aurez l’occasion d’en savoir plus lors des conférences « l’alerte face à la grande criminalité » et « Etat et abus de droit » et l’auteur sera présent au salon pour dédicacer son ouvrage. Mais pour vous offrir dès à présent un premier regard sur ce livre, le Secrétaire de Crim’halt, Vianney Turbat, en a rédigé pour vous un petit compte-rendu, que vous trouverez ci-après.

* * *

          Tout d’abord, le livre est bien écrit, cela mérite d’être souligné. Les phrases sont parlantes, parfois cinglantes ou caustiques ; il engage un dialogue avec le lecteur et c’est agréable à lire. On sent même un rythme à ces histoires qui s’enchaînent, jusqu’à une sorte de rebondissement final qui correspond à une remise en question du personnage.

C’est le récit d’un homme, M. Avoine donc, dont la jeunesse est indirectement liée à des trafics et consommation de stupéfiants. Dès les premiers chapitres, l’on apprend que sa femme, consommatrice, a réussi à obtenir la garde de leurs deux enfants en Espagne et que le personnage va entamer un lourd combat juridique pour récupérer ses enfants. Cela va le motiver dès le début à se mettre au service des services de l’Etat français, pour faire avancer les procédures internationales.

Adepte des cercles très fermés de la ville de Cannes, il va permettre la mise en relation en février 2007 de la PJ de Nice avec un « voyou corse » dans la tourmente, dont les tuyaux lui éviteront la prison. De là, Hubert Avoine devient indic du ministère de l’intérieur sur le trafic de stupéfiants et dépend du SIAT, le service interministériel d’assistance technique, créé par la loi Perben II.

Par la suite, il sera dépêché durant une longue période sur des missions au Mexique, où ses informations sur Ingrid Betancourt et l’apparente possibilité de mettre l’Etat français en contact avec les FARC le font remarquer. Sa libération serait donc fortement liée à son implication dans ce dossier, mais ces excursions au Mexique lui permettront surtout de faire la rencontre de plusieurs personnages-clés dans les cartels mexicains, comme une certaine Gabriela Vasquez, une banquière qui blanchit leurs fonds. Hubert Avoine lui offrant un accès privilégié à Paris, leurs relations professionnelles se nouent étroitement et lui méritent l’intérêt de la DCPJ à Nanterre qui prend le relais de la PJ de Nanterre.

A partir de là, Hubert sera directement en contact avec la DCPJ et plus particulièrement avec le patron de l’Ocrtis (brigade anti-stup), François Thierry, pour le compte duquel il va continuer à nouer des liens avec ses contacts au Mexique, jusqu’à faire infiltrer un agent américain et se rapprocher d' »El Chapo », l’homme à la tête du plus gros cartel dans les années 90/2000. L’on suit le personnage sur d’autres affaires aux Antilles, ou à Paris, et se poursuit durant les deux premières parties du livre une histoire somme toute assez angoissante, de par le travail d’infiltration et les situations dans lesquelles Hubert Avoine se plonge, au coeur d’un trafic de stupéfiants dans des pays où il est redouté que la couverture de la brigade anti-stup ne suffise pas à le faire revenir en France si les affaires tournaient mal.

Durant ces deux premières parties, la narration est très factuelle. Cela permet de s’insérer dans les réseaux du crime et de leurs pratiques en termes de blanchiment d’argent et de transport de drogues qui sont bien expliqués. L’on y lit des contacts réguliers entre Hubert Avoine et François Thierry, presqu’amicals et l’état d’esprit de l’auteur dans cette partie du livre reflète une certaine confiance dans les entreprises de l’Etat (quelques passages de doutes ceci dit, mais relativement sporadiques) contre les trafiquants, Etat qui l’appuie dans ses démarches judiciaires.

Dans la troisième partie en revanche, toute la question du lancement d’alerte (mot qu’on ne lit nulle part dans le livre, preuve s’il en est qu’il pourrait être un lanceur d’alerte) se pose pleinement. Si, sans pour autant préjuger d’une situation professionnelle au milieu du crime dont je ne parviens à imaginer les aspects et les angoisses, il semble manquer de remise en question sur les actions de l’Etat et le peu d’informations que soutire Hubert Avoine à François Thierry concernant l’issue de ses missions. Au final, Hubert Avoine, en confrontant pièces de procédures (par exemple concernant l’affaire Air Cocaïne) et son propres vécu, ses observations et ses conversations avec François Thierry, met en lumière des pratiques douteuses de la PJ pour coincer les malfrats et sur lesquelles il se penche sur toute la dernière partie du livre. Quelle est la place de la PJ quand elle facilite voire engendre un trafic de stupéfiants ? Dans cette dernière partie, l’auteur s’interroge surtout sur le statut des indics, qui ne sont officiellement pas rémunérés et qui disposent d’un marché privilégié pour écouler leurs produits contre leurs informations, un statut que l’on ressent très flou au travers d’affaires juridiques impliquant des trafiquants indics. D’autant, comme on le voit avec la clôture de l’histoire de l’auteur, que ces indics eux-mêmes peuvent ne pas être informés de l’issue de leurs actions : Hubert Avoine apprendra des années plus tard avoir travaillé pour le compte de la DEA dans le démantèlement du cartel d’El Chapo, sans avoir été aucunement été rémunéré par l’Etat américain. Qui sont ces indics quand ils n’agissent que pour le compte de l’Etat français : « J’ai agi pour e compte de l’Ocrtis, je n’ai pris aucune initiative, j’ai tout le temps rendu compte de ce que je faisais ». C’est un autre indic qui parle lors de son procès mais après 200 pages d’infiltration dans les réseaux de stupéfiants, cette phrase résonne comme un écho à la place d’Hubert Avoine dans ses relations avec les trafiquants et François Thierry, qui apparaît petit à petit comme le premier trafiquant de France.

Au bord de la paranoïa, Hubert Avoine décide de rompre le silence et d’adresser une lettre au procureur Molins. 

Table-ronde « Etat et abus de droit »

Dans le cadre du 3ème salon « des livres et l’alerte »

Dimanche 3 décembre 13h30
La Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
Métro : Couronnes (ligne 2) ou Parmentier (ligne 3)
entrée est libre et gratuite

Etat et abus de droit

avec Elizabeth Borrel et James Dunne

Animation Fabrice Rizzoli

La raison d’État ou la balance commerciale peuvent-elles tout justifier ? Quelles méthodes au service de la raison d’État pour aboutir à la déraison d’État ?

Table ronde « l’alerte face à la grande criminalité »

Dans le cadre du 3ème salon « des livres et l’alerte »

Samedi 2 décembre 17h
La Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
Métro : Couronnes (ligne 2) ou Parmentier (ligne 3)
entrée est libre et gratuite

« L’alerte face à la grande criminalité » 

Avec Bruno Piriou (prix Anticor2015)Hélène Constanty, Xavier Monnier et  et Séverin Medori maire de Linguinzetta (prix Falcone 2016)

Animation Fabrice Rizzoli

La grande criminalité défie l’intérêt général mais en France, on peine à faire le lien entre crime organisé et corruption. Alors que risquent ceux qui nous en informent ?

En attendant, l’Italie, qui redistribue aux citoyens des milliers de biens confisqués au mafieux, vient de voter l’usage social des biens mal-acquis par les corrompus.

Crim’HALT sur BFMTV

BFM_PoliceL’ex-chef de l’OCTRIS est mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants!
Mais comment en est-on arrivé là?

Crim’HALT s’est déjà penché sur cette question :

Cliquez : Un collectif s’attaque aux excès de la politique antidrogue

Cliquez : Conférence – Trafic de drogues : quel bilan de la prohibition ?

3 secondes d’ITV pour effleurer le sujet sur BFMTV avec Axel Ronde, Secrétaire général du syndicat VIGI Police Île-de-France, Fabrice Rizzoli, docteur en sciences politiques, spécialiste du crime organisé – président de l’association Crim’HALT et Claire Andrieux, journaliste police-justice de RMC.
Cliquez : BFM Story, du vendredi 25 août 2017, présenté par Thomas Misrachi.

Pour en savoir plus Les Grands Dossiers de Diplomatie

Crim’HALT dans La Croix

Le 4 juillet, Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT était interviewé par le journaliste Noé Michalon du journal La Croix concernant la ‘Ndrangheta. Un important réseau de cette mafia était visé par des opérations de police deux jours plus tôt :

Après avoir subi une importante descente des autorités italiennes mardi 4 juillet, la mafia calabraise est loin d’avoir dit son dernier mot. Si son pouvoir de nuisance semble s’être amenuisé sur les dernières décennies, ces nouvelles arrestations sont loin de signer la fin de la vendetta.

Lire la suite : Italie : la mafia calabraise n’a pas dit son dernier mot