Prohibition des drogues : une histoire de corruption?

salon livres alerteDans le cadre de l’évènement de l’année, la 4ème édition du Salon du livre de lanceuses et lanceurs d’alerte (DELIVREZ L’ALERTE), avait lieu la table ronde CrimHALT, cette année sur la prohibition des drogues. L’année dernière, la table ronde Crim’HALT était sur le lien entre « corruption politique » & « crime organisé »… (un lien jamais fait en France car cela reviendrait à dire qu’il existe une mafia en France 🙂.

Retrouvez la vidéo de la plus belles des conférences

Grande criminalité

La prohibition des drogues : alerte sur une criminalité légale?

D’après l’ONU, la prohibition est un échec. La prohibition des drogues, ce dispositif légal, a-t-il amélioré la santé publique ? Respecte-elle les droits fondamentaux ? Garantit-elle plus de sécurité ? Si la réponse est non : faut-il lancer l’alerte ?

Les auteurs invités  :

  • Bénédicte Desforges, ancienne policière et auteur de « Police mon amour » (le blog)
  • Fabrice Olivet, président d’ASUD
  • Marc Fievet, ex-agent infiltré de la Douane française, qui a passé 10 ans en prison (le blog)

A voir et revoir la fiction Gibraltar

  • Emmanuel Fansten, journaliste et auteur de « l’Infiltré » avec Hubert Avoine : ex-agent infiltré qui a dénoncé des dysfonctionnements de la Police

A voir et à revoir le documentaire Scandale chez les stups (Envoyé spécial, France2, 2018)

Crim’HALT dans Atlantico

 
Comment la mafia se retrouve dans votre assiette

mafia-franciaAtlantico : Un article du Financial Times rapporte que le business de la mafia dans le domaine de l’agriculture et l’élevage en Italie est florissant. En seulement sept ans, les bénéfices auraient doublé pour les organisations, passant de 12,5 milliards en 2011 à 22 milliards d’euros en 2018. Comment expliquer cet attrait pour ce business de la mafia italienne ?

Fabrice Rizzoli : On appelle cela Agromafia : un mot-valise pour désigner des infractions commises par des mafieux concernant le secteur agroalimentaire, qui rejoint désormais la typologie des écomafias, la criminalité environnementale. L’augmentation des bénéfices a deux raisons : ceux qui luttent, magistrats et associations, comptabilisent mieux ces infractions. En outre, les mafias, en particulier en Italie, étant parfois acculées par la meilleure antimafia au monde (magistrature indépendante de l’exécutif, délit d’association mafieuse, statut de collaborateur de justice, confiscation sans condamnation pénale du propriétaire et usage social des biens confisqués), sont obligées de revenir à des activités primaires qui ont l’avantage de rapporter beaucoup tout en étant peu risquées en terme d’années de prison. Il s’agit par exemple du vol de bétail, qui est la première des activités de la mafia sicilienne il y a 200 ans !

Il faut ajouter les escroqueries pour obtenir un financement public, le travail au noir dans le monde de l’agriculture (récolte, transport, vente à la sauvette et affaires liées à la restauration), le transport lié aux marchés de gros. De nombreuses enquêtes en Italie ont mis en évidence la présence de mafias dans les principaux marchés de gros. À Milan, les clans calabrais contrôlaient le Rungis local et y avaient une boîte de nuit ! À Fondi, entre Naples et Rome, le marché alimente toute l’Italie en produits du Sud. Les mafieux calabrais … la suite en cliquant : Comment la mafia se retrouve dans votre assiette

La piraterie : nouvelle menace dans les côtes du Venezuela

Cet article reproduit une publication parue sur le site www.insightcrime.org   

Une enquête journalistique montre qu’un petit morceau d’eau entre la côte est du Venezuela et l’ile de Trinité-et-Tobago est devenu un refuge pour les pirates et les criminels qui font la contrebande entre les deux nations. Ce constat met en évidence les conséquences de l’échec du gouvernement vénézuélien pour assurer la sécurité dans son territoire.

Le golfe de Paria, 16 kilomètres d’eau des Caraïbes qui séparent le Venezuela et le Trinité-et-Tobago, est maintenant infesté de pirates et de contrebandiers qui vendent des couches, de la drogue, des armes, de la nourriture, des animaux sauvages et des personnes.

Ce rapport de Bloomberg examine comment les trafiquants -des anciens pécheurs- échangent tout : armes à feu, de la vodka, de l’essence. Malgré l’inflation massive du Venezuela, l’essence coûte encore environ 40 cents par gallon – une fraction du prix des pompes de Trinidad, tandis que, sous le gouvernement de Nicolas Maduro, les couches et la nourriture sont thésaurisées « comme des barres d’or ».

Les pénuries alimentaires ont secoué le Venezuela depuis le début de la crise d’inflation, ce qui a mené à des fortes manifestations. Les contrebandiers dans le golfe de Paria profitent de la forte demande de produits de base pour les introduire par la côte Caraïbe. Les enlèvements sont également récurrents, les criminels retiennent des pêcheurs locaux pour une rançon, dont un homme qui a été libéré pour 46 000 dollars.

Bien que les ministères des Affaires étrangères vénézuéliens et trinidadiens aient tenu des négociations bilatérales en novembre 2017 pour discuter de la normalisation du flux de biens et de personnes, les activités illicites ont continué de prospérer.

Les marchés noirs en plein essor dans le golfe de Paria sont le résultat de la crise politique et économique prolongée au Venezuela. Les homicides et les enlèvements sont monnaie courante dans le pays et Caracas, la capitale, est aujourd’hui la ville la plus meurtrière du monde.

Dans un pays au bord d’une catastrophe humanitaire, l’administration de Maduro lutte pour maintenir le pouvoir même sous une forte pression internationale.

Au milieu du chaos, de nouveaux groupes criminels organisés ont vu le jour dans les prisons du pays, dans l’armée et dans les rues sous la forme de mégabandas et de colectivos – groupes pro-gouvernementaux armés par l’administration Maduro.

Même des proches du président ont été directement impliqués dans des activités criminelles. Deux des neveux de Maduro, surnommés les «neveux du narco», ont été reconnus coupables en 2016 et condamnés à 18 ans de prison pour avoir expédié 800 kilogrammes de cocaïne aux États-Unis.

Vous pouvez accéder à l’article original en anglais ici.

Crim’HALT s’engage en faveur de la liberté et la transparence

Le mois dernier, notre association a signé cette pétition (à lire ici) adressée au Président de la République et ayant comme objectif de demander la défense de l’intérêt général et du droit à l’information en « restreignant le champ d’application du secret des affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels ».

Discrète et expresse, la « loi sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites » (dite « secret des affaires ») a été déposée et adoptée à l’Assemblée Nationale sans aucun débat public et en procédure accélérée.

Dans cet appel, nous reconnaissons que la protection des secrets de fabrication, de l’innovation et de la propriété intellectuelle est bien nécessaire. Cependant, cela ne doit pas entraîner une remise en cause des libertés fondamentales, ou une restriction de la liberté de circulation des personnes et des idées. La loi sur le secret des affaires concerne des informations d’intérêt général telles que les pratiques fiscales des entreprises, l’impact de leurs activités et de leurs produits sur la santé et l’environnement.

Informer n’est pas un délit. L’intérêt général doit prévaloir sur les intérêts privés.

Tribune de Crim’HALT au Monde : réflexions autour du statut de « coopérateur » de justice

En analysant les différences entre la figure de « collaborateur » en Italie et le « plea bargain » américain,  le président de Crim’HALT, Fabrice Rizzoli, explique qu’il est temps que la France se dote d’un statut de « coopérateur de justice » plus moderne et efficace.

Le dispositif français, inspiré de l’américain, pose plusieurs problèmes. Parmi eux, l’impossibilité pour le criminel de révéler l’ensemble de ses activités criminelles car la loi exclu toute protection dans un autre dossier (hors duquel il a obtenu son statut de protégé) si l’intéressé est lui-même poursuivi pour des faits criminels. 

Un article publié par Le Monde à lire ici.

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Crim’HALT sur RT France : Slovaquie, la mafia sévit-elle en Europe Centrale ?

Suite à l’assassinat du journaliste Jan Kuciak en Slovaquie en février dernier les questions restent nombreuses. La mafia italienne est-elle implantée en Slovaquie ? A t-elle un lien avec le gouvernement slovaque ? Que soulève l’assassinat de ce journaliste ?

Pour répondre à ces questions, Oleg Shommer a retrouvé le spécialiste de la mafia Fabrice Rizzoli.

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Fabrice Rizzoli, l’Echiquier Mondial, 03/03/18, RT France

 

Le meurtre de ce journaliste ne représente pas un fait nouveau, on estime qu’ils sont 50 en Europe à avoir été assassinés ces dix dernières années. Seulement ce meurtre, transformé en crise politique, soulève la question de l’implication de l’Etat dans l’élucidation de ces crimes car dans la majorité des cas les assassins ne sont jamais retrouvés. Il s’agit pourtant d’un « enjeu démocratique fondamental« .

En l’espèce, Jan Kuciak enquêtait sur les liens de la mafia italienne et du gouvernement slovaque. Présente depuis les années 90, la mafia occupe les terres agricoles slovaques pour récupérer les subventions européennes. « Là où les criminalités sont plus puissantes, les fraudes sont plus puissantes« 

Ici aussi, le président de Crim’HALT s’interroge sur l’implication ambiguë des Etats pour faire cesser ces fraudes.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur Youtube :

 

 

Légalité, Antimafia : la Caravane passe… avec Crim’HALT

unnamedLa Caravane de la légalité, est organisée, en Europe par ARCI et la Ligue de l’enseignement en France. Appelée aussi caravane antimafia, ce projet européen traverse en fourgon l’Europe.  A l’occasion de sa venue dans le Sud de la France du 4 au 17 avril, le président de Crim’HALT, enseignant « dans le civile », est intervenu dans le lycée Giocante de Casabianca.

La participation de Crim’HALT s’inscrit dans les intervention de FLARE France : en 2011, à Bastia, à Marseille et en Suisse.

IMG-20180409-WA0007« La caravane internationale anti-mafia, en cohérence avec son histoire, se propose , en 2018, de faire porter plus spécialement son attention sur les grandes transformations des organisations criminelles, mafieuses ou non. Les mafias, partout, sont un phénomène complexe, articulé, jamais statique
Pour cette raison, il est nécessaire de faire une lecture complète de l’organisation ou du système ramifié qui unit les chefs, les hommes de main, les complices… Un système élastique, adaptable à différents territoires et pays.« 

La caravane est animée par Alessandro Cobianchi, prix Falcone 2014 et avocat intervenant social dans les prisons et dans la cité de Bari.

Alessandro et Rodolfo, les italiens, ont insisté sur les stéréotypes qui sévissent en Italie en réduisant les Siciliens et autres gens du sud à des mafieux notamment avec la vente de souvenir pro-mafia. Les jeunes corses ont peu trés percevoir en miroir les préjugés dont ils sont parfois victime en France…

IMG-20180409-WA0013Puis, les lycéens ont posé leur questions et vu une partie du documentaire «Terres de musique, voyage à travers les biens confisqués». Il s’agissait d’insister sur la mesure phare pour lutter contre les criminalités complexes : l’usage social des biens confisqués. La législation italienne met à disposition les biens mal acquis à des associations. Par exemple, 9 coopératives agricoles Libera terra produisent des merveilles bios sur des terres confisquées.

30530677_1724008144304257_654208958965219328_nC’est alors que Fabrice Rizzoli fait basculer la journée en ouvrant deux paquets des Taralli, des biscuits salés produits dans les Pouilles sur des terrains qui apparentaient à des mafieux!

l’Antimafia par le ventre emporte l’adhesion de lycéens conquis!

Alessandro Cobianchi citoyen de Bari a pu expliquer en détail comment ces terres avant aux mains des mafieux sont devenus les terrains de TOUS.

30595181_1724008067637598_2831451520531169280_nIl ne restait plus qu’aux lycéens de penser à une loi idoine en France afin de réintroduire les biens confisqués, en France dans l’économie légale… Et pour remercier les enseignants du lycée pour leur accueil, Anna Grosmann s’est vu offrir un paquet de Frollini, des  gâteaux sucrée, cette fois 🙂

Pour en savoir plus :

L’usage social des biens confisqués a été voté par l’assemblée nationale le 22/12/2016 mais retoqué par le Conseil Constitutionnel : Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

Crim’HALT se rend au procès « Carbone Marseille » : l’escroquerie du siècle!

Durant deux mois s’est tenu au tribunal correctionnel de Paris le procès du « Carbone marseillais ». Crim’HALT, par le bais de sa stagiaire, s’est rendu au tribunal pour vous :

Tout d’abord quelques chiffres pour mieux comprendre ce « casse du siècle »:

  • 36 prévenus
  • 386 millions d’euros soustraits au fisc français
  • 223 comptes bancaires ouverts dans 25 pays
  • 10 à 12 ans d’emprisonnement et 10 millions d’euros d’amende requis contre la principale prévenue

 

Qu’est-ce qu’une fraude à la TVA ? 

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Cette fraude à la taxe carbone s’est caractérisée par l’envergure des sommes détournées, le « casse du siècle« , « inédit et démesuré« , « une atteinte aux intérêts de la Nation » pour le Parquet national financier.

Un nombre conséquent d’individus impliqués avec 36 prévenus dont trois principaux, Christiane Melgrani, Gérard Chétrit et Eric Castiel.

A l’issu du procès ce sont donc 12 ans de prison et 10 millions euros d’amende requis contre Christiane Melgrani, la « marraine du panier » et cerveau de l’escroquerie, accusée d’escroquerie en bande organisée, blanchiment et association de malfaiteurs. Elle est par ailleurs jugée en récidive puisque déjà condamnée dans le passé pour des faits similaires.

10 ans de prison et 20 millions d’euros d’amende pour le financier Gérard Chétrit, deuxième protagoniste central dans l’affaire.

10 ans de prison et 5 millions d’euros d’amende pour Eric Castiel.

Pour les 33 autres prévenus, ce sont des peines allant jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 1 million d’euros d’amende qui ont été requises.

 

Des affaires qui inspirent le cinéma français : Menacé de perdre son entreprise, Antoine Roca, un homme ordinaire, met au point une arnaque qui deviendra le casse du siècle. Rattrapé par le grand banditisme, il lui faudra faire face aux trahisons, meurtres et règlements de compte.

 

 

Conférence IRIS : de quoi l’argent sale est-il le nom ?

A l’occasion de la parution du livre Argent sale. A qui profite le crime ? (Eyrolles), co-écrit par Carole Gomez et Sylvie Matelly, l’association Anticor était invitée à participer à la conférence-débat « De quoi l’argent sale est-il le nom? » le 20/03/18.

Liste des intervenants : Éric ALT, magistrat français et vice-président au sein de l’association Anticor, Carole GOMEZ, chercheuse à l’IRIS, Sylvie MATELLY, directrice adjointe de l’IRIS, et Éric VERNIER, professeur de finance à Sup de Co, spécialiste du blanchiment de capitaux. et auteurs d’ouvrage de référence sur le blanchiment avec la participation du président de Crim’HALT.

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Au cours de cette conférence plusieurs enjeux ont été développés autours de la notion d’argent sale : qu’en est-il de sa définition, ses mécanismes, ses sources et ses acteurs ?

Il n’existe pas de réelle définition de « l’argent sale » dans la mesure ou son objet est extrêmement difficile à délimiter. A mesure que différentes colorations lui sont attribuées, entre argent noir et argent gris, déterminer ses contours reste complexe. In fine, on parvient à en saisir la substance sans en comprendre les mécanismes.

Ces mécanismes résident dans le blanchiment d’argent ou l’argent sale, issu d’activités illégales, va venir occulter l’origine des fonds pour que ceux-ci soient réinjectés dans la sphère légale. Ainsi se soulève la question des sources, d’où vient-il ? Les paradis fiscaux également qui, en tant que paradis bancaire et judiciaire, permettent à l’argent sale de se développer en toute discrétion à l’abri des sanctions judiciaires. C’est cette opacité qui révèle toute la complexité de l’argent sale.

Finalement, la définition de l’argent sale émane surtout de la perception que l’on s’en fait et à mesure que la société civile évolue et que le législateur intervient cette interprétation évolue.

Pour réguler et contenir le développement de l’argent sale il est nécessaire de s’appuyer sur ces deux derniers acteurs : la société civile et le législateur. Tout deux ont désormais un réel rôle à jouer, qu’il s’agisse d’alerter, contrôler et sanctionner. Au final la lutte contre le développement de l’argent sale résidera dans l’intervention conjointe de la société civile et du pouvoir législatif.

Retrouvez une itv du président de Crim’HALT, en 2014, sur un affaire de blanchiment très importante « Retrovirus »

Crim’HALT dans les Inrocks sur l’implantation de la mafia en Slovaquie

Le 25 février dernier, les corps sans vie du journaliste slovaque Jan Kuciak et de sa compagne Martina Kursinova sont retrouvés à leur domicile. Tout deux ont été assassinés par balles. Le journaliste enquêtait sur des affaires de corruption au sommet de l’Etat.

Suite à ce double meurtre, c’est tout un pays qui a décide de se soulever contre les pratiques peu scrupuleuses de son gouvernement, soupçonné d’être en lien avec la mafia italienne la Ndrangheta.

Le 8 mars dernier, ce sont donc plus de 30 000 slovaques qui se sont réunis à Bratislava pour dénoncer la corruption et réclamer la démission du premier ministre Robert Fico.

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Manifestation anti-corruption à Bratislava, 08/03/2018

L’assassinat du journaliste, en plus de bouleverser la classe politique et la société civile slovaque, soulève la question plus globale de l’influence des mafias au sein du pouvoir public. C’est dans un entretien pour les Inrocks que Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT, est revenu sur l’implantation de la mafia calabraise en Slovaquie.

Avec un chiffre d’affaire estimé à plus de 53 milliards d’euros, la Ndrangheta s’impose comme la mafia la plus puissante et la plus riche d’Italie. N’agissant pas uniquement au sein du territoire national, la Ndrangheta s’exporte au delà des frontières italiennes. Sa présence en Slovaquie remonterait aux années 90.

Face aux gouvernements corrompus influencés par les groupes criminels, la société civile apparaît comme le dernier espoir dans l’établissement d’une classe politique plus juste et transparente.

Ainsi, Fabrice Rizzoli déclare à juste titre : « Pour changer les lois, il faut changer les mentalités« .

Retrouvez l’article en entier sur les Inrocks https://www.lesinrocks.com/2018/03/10/actualite/la-mafia-italienne-t-elle-pris-le-pouvoir-en-slovaquie-111053838/