Crim’HALT chez Transparency International France

Crim’HALT encourage depuis plusieurs années à restituer les avoirs issus de la corruption (voir Les biens confisqués échappent à la société civile) comme lors de l’affaire Guéant en 2017, à ou lors des diverses journées mondiales contre la corruption.

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Pour poursuivre son combat, Crim’HALT se rendra le 22 mars 2019 au Palais du Luxembourg pour assister à la conférence de Transparency International France « Comment restituer l’argent de la corruption aux populations spoliées ? » (Lien de la conférence ici).

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Claude Chossat au salon des Livres et l’alerte

Rencontre avec Claude Chossat, un des hommes les plus menacés de France…

chossat

Dans le cadre du 4ème salon des Livre et l’alerte CrimHALT a interviewé Claude Chossat, le premier « repenti » de l’histoire du banditisme corse. N’étant pas protégé par l’Etat  français alors qu’il a coopéré avec la justice, Claude Chossat ne pouvait pas témoigner au salon du livre sans risquer sa vie. Crim’HALT a donc décidé de l’interroger et de diffuser son itv lors de la table ronde « éditer l’alerte ». Dans son interview, celui qui mériterait d’être protégé comme le sont les collaborateurs de justice en Italie nous raconte sa vie d’homme traqué et l’intérêt d’avoir publier un livre. Après avoir révélé des informations à la justice sur le gang de la Brise de Mer, l’ancien malfrat est devenu l’un des hommes les plus menacés de France.

 

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Retour sur la conférence : « lanceurs d’alertes et moralisation de la vie politique »

En 2017, c’est dans le contexte du vote des Lois de moralisation de la vie politique que Stéphanie Gibaud, Philippe Pascot, Fabrice Rizzoli  sont intervenus en qualité de lanceurs d’alerte (une conférence à l’initiative de Véronique Le Bihan et du collectif Index Orion). Ces lois viennent compléter des mesures préexistantes prises en 2013 en matière de transparence. Lire la suite

Claude Chossat au salon des Livres et l’alerte

Rencontre avec Claude Chossat, un des hommes les plus menacés de France…

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Dans le cadre du 4ème salon des Livre et l’alerte CrimHALT a interviewé Claude Chossat, le premier « repenti » de l’histoire du banditisme corse. N’étant pas protégé par l’Etat  français alors qu’il a coopéré avec la justice, Claude Chossat ne pouvait pas témoigner au salon du livre sans risquer sa vie. Crim’HALT a donc décidé de l’interroger et de diffuser son itv lors de la table ronde « éditer l’alerte ». Dans son interview, celui qui mériterait d’être protégé comme le sont les collaborateurs de justice en Italie nous raconte sa vie d’homme traqué et l’intérêt d’avoir publier un livre. Après avoir révélé des informations à la justice sur le gang de la Brise de Mer, l’ancien malfrat est devenu l’un des hommes les plus menacés de France.

 

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Restaurant « Corleone by Riina » : victoire de Crim’HALT

Même si le restaurant perd le nom de famille accolé au nom du restaurant, la stratégie marketing, renforcée par les médias, est un succès.

Lucia Riina, la fille du chef de la mafia sicilienne de 1974 à 1993, a fait savoir qu’elle retirerait son nom de l’enseigne du restaurant « Corleone » à Paris. Lire la suite

A l’occasion de la journée mondiale des droits de la femme 2019 : portrait d’une femme contre la mafia

TERESA PRINCIPATO, UNE JUGE CONTRE LA MAFIA

La justice italienne a longtemps considéré que la mafia était une affaire d’hommes.

Mais l’histoire récente nous a appris que ces « femmes d’honneur » ne se contentaient plus de jouer le rôle d’épouses dévouées, mais pouvaient également être des chefs au sein de la cosca – association mafieuse -, de Cosa Nostra sicilienne et de la Camorra napolitaine.

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Retour sur l’assassinat du journaliste slovaque

Retrouvez une enquête passionnante d’Aude Massiot, envoyée spéciale en Slovaquie.

L’article de Libération, publié le 24 février 2019 fait état d’une affaire qui a agité le pays au début de l’année 2018 : l’assassinat de Ján Kuciak par la mafia. En effet, son enquête visait à prouver l’existence d’un lien entre certains hommes d’Etat comme le premier ministre Robert Fico et les hommes de la mafia. Dans son article, Aude Massiot est partie à la rencontre de différents agriculteurs slovaques qui tous prennent la parole et dénoncent la main mise de la mafia sur le secteur agricole : la Slovaquie étant le pays où les aides accordées par l’Union européenne sont les plus importantes, les malversations ne tarissent pas. Lire la suite

Erasmus+ « Crim’HALT et Culture Contre Camorra »

Faire de la lutte contre la grande criminalité un enjeu central des instances nationales et européennes

Tels sont les objectifs communs des associations Cultura Contro Camorra et Crim’HALT

Fin 2018, Crim’HALT remporte un projet européen  Erasmus+ : un séjour d’auto-formation au cœur des coopératives antimafias en Italie (voir le PDF Crim’HALT Erasmus 2019).

Le projet nommé ECOPASSeuropean connexions contre le crime organisé img02et la promotion d’alternatives sociales fut élaboré en partenariat avec Culture Contre Camorra rencontré lors de la Semaine de la lutte contre le crime organisé à Bruxelles en 2015.

Pendant 5 jours, des membres du secteur associatif et de l’économie sociale et solidaire auront l’occasion de visiter, de débattre, d’interagir avec les acteurs du quotidien sur des biens confisqués aux criminels dans la province de Caserte grâce au Comito Don Diana basé à Casal di Principe : berceau de l’Antimafia (Public Sénat : Le théatre de la Légalité)

Super Franco président de l’association Culture contre Camorra, Francois, vice-président CH & directeur du média CaféBabel, Carole administratrice d’Anticor & co-organisatrice du salon « Des Livres et l’Alerte« , Fabrice cofondateur CH, Cyril juriste & co-réferent d’Anticor, Vianney secrétaire de CH, Severin agriculteur & maire de Linguizetta, Glen Sciences Citoyennes & Maison des lanceurs d’alerte, Emmanuel Jaccaud Terre de liens, Marcel ancien délégué adjoint à la Délégation Interministérielle à l’Economie Sociale (DIES), Maële Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, Thomas Agence intercalaire Toulouse et président de l’association MI2S, Morgane spécialiste de compliance, Quentin spécialiste criminalités en cols blanc / écocrimes, André administrateur délégué Europe de la FAPIL, Isabelle réalisatrice, Aymeric journaliste, Hugo photographe, Daniela journaliste, Florence et Stéphane journalistes

se rendront donc en Italie en avril 2019 pour apprendre des « bonnes pratiques » dans le combat contre le crime organisé et autres corruptions par l’usage social des biens confisqués.

Au cœur du Comito Don Diana, la Nuova Cooperativa Organizzata – Nouvelle Coopérative Organisée, NCO – qui rassemble plusieurs coopératives sociales qui permettent de cultiver ces terres confisquées et donc de les redonner à la société civile.

Voici, les « boîtes alimentaires » contenant des produits cultivés sur des terres confisquées à la Camorra.

Depuis 2015, Crim’HALT soutient l’association « Culture contre la Camorra » qui cherche à éveiller et sensibiliser la société civile à la lutte contre le crime organisé en Europe tout en soutenant le droit et la justice. Pour parvenir à ces objectifs, l’association instaure un lien de solidarité entre tous ceux qui souhaitent changer la vision « médiatique et cinématographique » donnée à la mafia. Mais le travail de l’association ne s’arrête pas là : elle est également présente pour veiller à ce que les biens confisqués ne se retrouvent pas à nouveaux entre les mains des mafieux. Pour parvenir à une telle finalité, Culture contre la Camorra œuvre à créer un réseau européen pour soutenir ceux à qui revient la gestion des biens confisqués et à faire de la lutte contre la mafia un enjeu central au sein de l’Union européenne.

Si les biens confisqués échappent à la société civile, il est possible d’agir pour qu’ils reviennent aux citoyens et que la mainmise de la mafia ne soit plus.

« Corleone by Lucia Riina » Il punto di vista Crim’HALT

A Parigi, Via Daru, ha appena aperto un ristorante italiano chiamato « Corleone by Lucia Riina ».

Lucia Riina è la figlia del capo della mafia siciliana tra il 1974 e il 1993. La giustizia itialiana ha condannato Salvatore Riina, in modo definitivo, a 26 volte l’ergastolo, tra l’altro per l’omicidio di circa 200 persone, tra qui molti innocenti, donne e bambini compresi.

I figli non sono mai responsabili degli atti dei loro genitori e Lucia Riina ha una fedina penale pulita. Eppure, la figlia del capo mafioso non ha mai preso le distanze dagli atti criminali di suo padre, ne li ha mai condannati moralmente.

Crim’HALT considera che la seconda parte del nome del ristorante, « by Lucia Riina », costituisca una provocazione e un’insulto per le famiglie delle vittime della mafia : 500 morti solo per la cosa nostre siciliana.

Così, il nome di questo ristorante è un atto pro-mafia. Tutte le pubblicazioni non critiche equivalgono ad una promozione della criminalità mafiosa, così come lo è l’atto di mettere una maiuscola alla parola « mafia », che è solo un nome comune… o con questo tipo di libbro : « A tavola con la mafia ». Immaginiamo l’analogio col terrorismo. Un ristorante afgano apre a New York : « Kandahar by Momo Ben Laden » : venite ad assaggiare la minestra di pasta a forma di corpi che si buttano da una torre di 100 piani.

Possiamo anche immaginare l’analogio con la criminalità dei serial killer con un ristorante nell’Est parigino : « Du trou [come Dutroux], by Monique Fourniret » : venite ad assaggiare le sue specialità, dalla salsiccia Guy Georges, alla quenelle Francis Haulmes, passando per la salami Emile Louis.

Crim’HALT invita i giornalisti francesi a dimostrare un poco più di rigore nel trattare quest’informazione, interrogando i concetti dell’antimafia italiana anziché lasciarsi andare al gossip come segue : « A Parigi, il « Corleone », ristorante siciliano di una delle figlie di Totò Riina attira i curiosi ».

Crim’HALT propone anche ai giornalisti di ricordare che Corleone è la capitale dell’antimafia, che ha visto contadini senza terre essere massacrati dalla mafia 100 anni fà, per una migliore distribuzione delle ricchezze. Corleone ha visto nascere, sulle terre confiscate ai mafiosi, la prima cooperativa Libera Terra, legata all’ONG antimafia « Libera »  (cf. « la redistribution à des fins sociales des biens confisqués » et « Coopératives et réutilisation sociale des biens confisqués à la mafia. Le projet LiberaTerra en Sicile »). La prima delle cooperative agricole è stata chiamata « Placido Rizzotto », dal nome di un sindacalista assassinato nel 1948 dalla borghesia mafiosa di Corleone cui faceva già parte un certo Totò Riina…

Crim’HALT propone che il 21 marzo sia dichiarato, come in Italia, « Giornata mondiale delle vittime di tutte le mafie », perché le organizzazioni criminali non uccidono solo in Italia.

Infine, Crim’HALT propone che il Governo francese adotti al più presto una disposizione sull’uso sociale dei beni confiscati (Cf. Comunicato di stampa les biens confisqués échappent à la société civile !

Così, quando la giustizia confisca un bene  in Francia, Crim’HALT propone che sia messo a disposizione della società civile, per diventare, per esempio, un’istituto alberghiero nel quale i giovani francesi potranno imparare la professione.

Qualche video corto ma molto esplicito : usage social biens confisqués

Tradotto da Fabiana Natale

 

« Corleone by Lucia Riina » Le point de vue de Crim’HALT

Paris Rue Daru, vient d’ouvrir un restaurant italien nommé « Corleone by Lucia Riina ».

Lucia Riina est la fille du chef de la mafia sicilienne 1974 à 1993. La justice italienne a condamné définitivement Salvatore Riina à 26 fois la prison à vie pour, entre autre, l’assassinat d’environ 200 personnes dont de nombreux innocents ; femmes et enfants compris.

Les enfants ne sont jamais responsables des actes de leurs parents et madame Lucia Riina a un casier judiciaire vierge. Pour autant, la fille du chef mafieux n’a jamais pris ses distances vis à vis des actes criminels de son père, ni prononcé de condamnation morale à leur égard.

Crim’HALT considère que la seconde partie du nom du restaurant « by Lucia Riina » constitue une provocation et une insulte pour les familles des victimes de la mafia : 500 morts rien que pour la mafia sicilienne.

Ainsi, le nom de ce restaurant est un acte pro-mafieux. Toutes publications non critiques reviennent à faire la promotion de la criminalité mafieuse comme c’est le cas lorsque l’on met un majuscule au mot « mafia » qui n’est qu’un simple nom commun… ou avec ce type de livre : « A table avec la mafia« .  Imaginons l’analogie avec le terrorisme. Un restaurant afghan ouvre à New York : « Kandahar by Momo Ben Laden » : venez goûter la soupe de pâtes en forme de corps qui se jettent d’une tour de 100 étages.

On peut aussi imaginer un restaurant dans l’Est parisien : « Du trou by Monique Fourniret » : venez goûter ses spécialités, de la saucisse Guy Georges, à la quenelle Francis Haulmes et en passant par le boudin Emile Louis.

Crim’HALT invite les journalistes français à faire preuve d’un peu plus de rigueur dans le traitement de cette information en interrogeant les concepts de l’antimafia italienne au lieu de se laisser à du gossip comme ici « À Paris, le « Corleone », restaurant sicilien d’une des filles de Totò Riina attire les curieux« 

Crim’HALT propose aux journalistes de rappeler que Corleone est la capitale de l’antimafia qui a vu des paysans sans terres se faire massacrer par la mafia il y a 100 ans pour une meilleure répartition des richesses. Corleone a vu naître, sur des terres confisquées aux mafieux, la première coopérative Libera Terra issue de l’ONG antimafia « Libera »  (cf. « la redistribution à des fins sociales des biens confisqués » et « Coopératives et réutilisation sociale des biens confisqués à la mafia. Le projet LiberaTerra en Sicile »). La première des coopératives agricole se nomme « Placido Rizzotto », du nom d’un syndicaliste assassiné en 1948 par la bande de Toto Riina

Crim’HALT propose que le 21 mars soit déclaré, comme en Italie, « Journée mondiale des victimes de toutes les mafias » car les organisations criminelles ne tuent pas qu’en Italie.

Enfin, Crim’HALT propose que le Gouvernement adopte au plus vite une disposition d’usage social des biens confisqués : Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

Ainsi, lorsque la justice confisque une bien, Crim’HALT propose qu’il soit mis à disposition de la société civile, pour devenir par exemple une école hôtelière, dans laquelle de jeunes Français pourront apprendre un métier d’avenir.

Des courtes vidéos très explicites : usage social biens confisqués