Participation de Crim’HALT au Grand Débat National

Le président de la République a lancé un grand débat national. Puisqu’il n’y a pas de questions interdites, Crim’HALT en profite pour participer à ce débat, pour que les biens mal acquis reviennent aux citoyens

Depuis 1996, le Parlement italien a adopté une loi qui permet une réutilisation sociale des biens confisqués à la mafia. Cette loi vient compléter une loi de confiscation préventive (1982), qui permet de saisir le patrimoine constitué illicitement par un réseau de personnes, ou de biens exploités économiquement.

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Erasmus+ « Crim’HALT et Culture Contre Camorra »

Faire de la lutte contre la grande criminalité un enjeu central des instances nationales et européennes

Tels sont les objectifs communs des associations Cultura Contro Camorra et Crim’HALT

Fin 2018, Crim’HALT remporte un projet européen  Erasmus+ : un séjour d’auto-formation au cœur des coopératives antimafias en Italie (voir le PDF Crim’HALT Erasmus 2019).

Le projet nommé ECOPASSeuropean connexions contre le crime organisé img02et la promotion d’alternatives sociales fut élaboré en partenariat avec Culture Contre Camorra rencontré lors de la Semaine de la lutte contre le crime organisé à Bruxelles en 2015.

Pendant 5 jours, des membres du secteurs associatifs et de l’économie sociale et solidaire auront l’occasion de visiter, de débattre, d’interagir avec les acteurs du quotidien sur des biens confisqués aux criminels dans la province de Caserte grâce au Comito Don Diana basé à Casal di Principe : berceau de l’Antimafia (Public Sénat : Le théatre de la Légalité)

Super Franco président de l’association Culture contre Camorra, Francois, vice-président CH, directeur du média CaféBabel, Carole administratrice d’Anticor, co-organisatrice du salon « Des Livres et l’Alerte« , Fabrice cofondateur, Cyril juriste et co-réferent d’Anticor, Vianney secrétaire de CH, Severin agriculteur et maire de Linguizetta, Glen Sciences Citoyennes & maison des Lanceurs d’alerte, Emmanuel Jaccaud Terre de liens, Marcel, ancien délégué adjoint à la Délégation Interministérielle à l’Economie Sociale (DIES), Maële  Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, Thomas agence logement Intercalaire Toulouse et président de l’association MIS2, Morgane spécialiste de compliance, Quentin spécialiste des liens entre les criminalités en cols blanc en lien avec les écocrimes, André administrateur délégué Europe de la FAPIL, Isabelle réalisatrice, Aymeric journaliste, Hugo photographe, Daniela journaliste, Florence et Stéphane journalistes

se rendront donc en Italie en avril 2019 pour apprendre des « bonnes pratiques » dans le combat contre le crime organisé et autres corruptions par l’usage social des biens confisqués.

Au cœur du Comito Don Diana, la Nuova Cooperativa Organizzata – Nouvelle Coopérative Organisée, NCO – qui rassemble plusieurs coopératives sociales qui permettent de cultiver ces terres confisquées et donc de les redonner à la société civile.

Voici, les « boîtes alimentaires » contenant des produits cultivés sur des terres confisquées à la Camorra.

Depuis 2015, Crim’HALT soutient l’association « Culture contre la Camorra » qui cherche à éveiller et sensibiliser la société civile à la lutte contre le crime organisé en Europe tout en soutenant le droit et la justice. Pour parvenir à ces objectifs, l’association instaure un lien de solidarité entre tous ceux qui souhaitent changer la vision « médiatique et cinématographique » donnée à la mafia. Mais le travail de l’association ne s’arrête pas là : elle est également présente pour veiller à ce que les biens confisqués ne se retrouvent pas à nouveaux entre les mains des mafieux. Pour parvenir à une telle finalité, Culture contre la Camorra œuvre à créer un réseau européen pour soutenir ceux à qui revient la gestion des biens confisqués et à faire de la lutte contre la mafia un enjeu central au sein de l’Union européenne.

Si les biens confisqués échappent à la société civile, il est possible d’agir pour qu’ils reviennent aux citoyens et que la mainmise de la mafia ne soit plus.

Conférence – Lanceurs d’alerte et moralisation de la vie publique

Conférence

À l’initiative de Véronique Le Bihan et du collectif Index Orion (représenté par Pauline Gavrilov et René Pichon-Costantini), venez débattre en compagnie de :

  • Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte sur les pratiques d’évasion fiscale de la banque UBS ;
  • Philippe Pascot, ancien élu en Essonne et militant pour la transparence de la vie publique ;
  • Fabrice Rizzoli, co-fondateur de Crim’HALT et auteur de « La mafia de A à Z ».

La moralisation de la vie publique est l’une des clefs du processus de refonte du lien de confiance entre les citoyens et les acteurs publics, au fondement de notre démocratie.

Les lanceurs d’alerte, refusant la compromission parfois au péril de leur avenir professionnel, nous ouvrent la voie vers la redéfinition de notre « contrat social ».

Page Facebook de l’évènement

Responsable du comité d’organisation : Thierry Hennebelle

 

Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

Les biens mal acquis
ne reviendront pas aux citoyens !

Les biens immobiliers confisqués par la justice ne pourront pas être mis à disposition d’associations et d’entreprises de l’économie sociale et solidaire!

Cette évolution juridique est demandée par des associations de lutte contre la grande criminalité comme Anticor (association anti-corruption) et Crim’HALT mais aussi par la Chambre Française de l’ESS (économie sociale et solidaire).

L’amendement 45 de la loi Égalité et Citoyenneté qui prévoyait cette avancée majeure dans la lutte contre la grande criminalité (cf. Communiqué de presse du 22 décembre) était le résultat de 8 ans de sensibilisation de la part du réseau FLARE France puis de Crim’HALT mais surtout de la volonté politique de députés comme Jean-René Marsac (Ille-et-Vilaine) qui ont porté et défendu cet amendement lors de l’examen de la loi Égalité et Citoyenneté.

Mais dans sa grande sagesse, le 23 janvier, le Conseil constitutionnel a retoqué l’article 45, considéré comme un « cavalier législatif », à l’instar d’une cinquantaine d’autres articles! (cf. décision).

Crim’HALT rappelle que l’utilisation sociale des biens confisqués est une révolution culturelle dans la lutte contre la grande criminalité. Mettre à disposition des biens mal acquis aux associations est l’unique moyen d’impliquer les citoyens dans une prérogative régalienne : vidéos.

Crim’HALT regrette donc profondément que le 27 janvier, le Président de la République ai promulgué la loi Égalité et Citoyenneté (Journal officiel n° 24 du 28 janvier 2017), adoptée par l’Assemblée Nationale le 22 décembre 2016… sans son article 45 qui permettait de mettre à disposition de structures d’intérêt général les biens confisqués par la Justice.

 Adhérez pour continuer le combat !

 

La lutte contre la cybercriminalité

Cet article constitue, avec celui sur les notions clés de la cybercriminalité, une synthèse pédagogique à considérer comme une introduction au monde du cyberespace, ses problématiques et enjeux. Les éléments qu’ils apportent serviront notamment de support au café débat Summer School Crim’HALT du 18 juillet 2016 sur la cybercriminalité et ses enjeux. Pour le lecteur souhaitant de plus amples informations, nous vous invitons à vous référer à la bibliographie proposée par les auteurs de cet article, ou bien à prendre directement contact avec notre équipe.

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La cybercriminalité : notions clés

Cet article constitue, avec celui sur la lutte contre la cybercriminalité, une synthèse pédagogique à considérer comme une introduction au monde du cyberespace, ses problématiques et enjeux. Les éléments qu’ils apportent serviront notamment de support au café débat Summer School Crim’HALT du 18 juillet 2016 sur la cybercriminalité et ses enjeux. Pour le lecteur souhaitant de plus amples informations, nous vous invitons à vous référer à la bibliographie proposée par les auteurs de cet article, ou bien à prendre directement contact avec notre équipe.

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De la mafia à l’évasion fiscale : quelle place pour la société civile ?

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Crim’HALT vous convie à la conférence-débat organisée par le Collectif Roosevelt autour de Fabrice Rizzoli, sur la question :  » De la mafia à l’évasion fiscale, quelle place pour la société civile ? « .

Il s’agira, à cette occasion, d’échanger sur la nature de la grande criminalité, de la situation française et des solutions qui peuvent être envisagées, parmi lesquelles l’usage social des biens confisqués.

Le Collectif Roosevelt est un mouvement citoyen d’action, né à l’initiative de sociologues comme Stéphane Hessel et Edgar Morin. À l’occasion des élections présidentielles de 2012, le Collectif a notamment publié un manifeste appelant à réformer l’économie et repenser les pratiques de gouvernance liées à la fiscalité pour la répartition des richesses à des fins sociales et environnementales.

Rendez-vous le 26 mai à 19h30

Dans les locaux de l’AGECA, 177 rue de Charonne (Paris 11ème) 

Métros : Alexandre Dumas (M2), Charonne (M9)

Entretien sur Atlantico

Pourquoi nos politiques de lutte contre le trafic de migrants passent (encore une fois) à côté du problème

La contrebande de migrants a explosé depuis la fin de l’ordre bipolaire. En dehors de certaines politiques mises en oeuvre en Italie, les solutions répressives élaborées pour lutter contre le trafic d’êtres humains n’ont pas prouvé leur efficacité. L’affaiblissement et l’éradication de ce trafic passera, entre autres, par l’arrêt de la criminalisation des migrations et la fin de la prohibition des drogues.

Lire la suite de l’entretien de Fabrice Rizzoli sur Atlantico.

Semaine de la lutte contre le crime organisé à Bruxelles

rizzoli mafia antimafiaL’association « Culture contre la Camorra », contre la mafia napolitaine, organisait les manifestations autour de la semaine de la lutte contre le crime organisé à Bruxelles (cf. programme). Au sein du Comité économique et social européen, l’association antimafia italienne frappe fort en invitant de grands spécialistes comme Gherardo Colombo, magistrat de la célèbre enquête « Mains propres » en Italie, qui a vu la mise en examen du tiers de la classe parlementaire entre 1993 et 1995. Il faut dire qu’en Italie, les procureurs sont indépendants (nomination par le CSM, obligation de l’action pénale et séparation entre le magistrat qui enquête et celui qui décide d’un procès), tout l’inverse de la France avec un procureur, nommé par l’exécutif, qui peut décider seul de ne pas poursuivre sans avoir à se justifier (cf. « Des armes à l’italienne contre le crime organisé et plus si affinités »).

rizzoli mafia antimafia
F. Rizzoli, le Maire de Casal di Principe, F. Ianniello…

Mafias.fr, représenté par Fabrice Rizzoli spécialiste du crime organisé (cf. Séminaire Sciences-Po Paris) et président de l’association Crim’HALT, fit 4 allocutions en 2 jours.

Mafias.fr a défendu la redistribution, à des fins socio-culturelles, des biens confisqués (cf. article référence). L’usage socio-culturel des biens mal acquis est un moyen d’impliquer les populations dans une lutte relevant jusqu’alors du strict domaine régalien, privant ainsi le citoyen d’un rôle pro-actif contre la grande criminalité. Conférences et autres manifestions sont utiles mais elles ne suffisent pas à intégrer l’individu dans l’action contre les criminels professionnels. En revanche, on peut arguer que si une association se voit confier des locaux pour mettre en place, par exemple, une structure de soutien aux lanceurs d’alerte, dès lors les citoyens se verront doter des moyens d’être pro-actifs dans la lutte contre la corruption.

Mafias.fr a cité Anticor, seule association à avoir compris le message envoyé par la commission européenne CRIM contre le crime organisé, la corruption et le blanchiment en ingérant dans son plaidoyer (article 19) l’usage social des biens confisqués.

http://player-services.goviral-content.com/video/14280

Et il a présenté l’association Crim’HALT, jeune association pour l’usage social des biens confisqués.

rizzoli mafia antimafiaFabrice Rizzoli a présenté la situation du maire de Linguizetta, signataire de la charte éthique Anticor pour les élections municipales de 2014. Maire depuis 2008 et fervent protecteur du PLU d’une commune littorale touristique qui suscite les appétits du crime organisé, le Maire de Linguizetta subit menaces, pressions et mise à l’écart (cf. Le Monde). L’isolement le plus pernicieux est celui provoqué par les institutions… le contrôle de légalité des préfets étant très erratique sur le moyen terme. (cf. Tribune de Vincent Carlotti et Fabrice Rizzoli Le Monde).

Pour conclure :

Lutter contre le crime organisé, c’est lutter contre toutes les criminalités complexes

mafia antimafia rizzoli
Produits antimafias

Pour changer les lois, il faut changer les mentalités et, pour changer les mentalités, seule la redistribution à des fins sociales permet ce travail de moyen terme. Depuis l’instauration de coopératives agricoles antimafias en Sicile dans les années en 2000, il existe dans le berceau de la mafia un modèle de développement fondé sur la légalité démocratique. En 2012, des jeunes demandent un contrat de travail pour être embauchés dans l’agriculture! (cf. écoute téléphonique d’une mafieux qui se plaint d’une telle demande sur ces terres). En France, pays où la mafia n’existe pas… l’AGRASC saisit les biens du crime organisé mais aussi des corrompus et des évadés fiscaux :