Journée mondiale contre la corruption 2018

Journée mondiale contre la corruption

Que les biens des mal acquis reviennent aux citoyens!

En cette journée mondiale de la lutte contre la corruption : Anticor, DeMains Libres & Crim’HALT comme alternative, rappellent la nécessité de redistribuer à des fins sociales et solidaires les biens confisqués par la justice, notamment à la grande criminalité et aux corrompus. Cette mesure, appliquée depuis 1996 en Italie, permet de réinvestir des biens mal acquis en les transformant en biens d’intérêt général à destination du monde associatif (associations d’insertion, d’éducation populaire, environnementales). Ce dispositif a profondément changé la vie des citoyens face à l’influence de la grande criminalité et créé des milliers d’emplois dans l’économie sociale et solidaire.

Nous nous félicitons que l’Assemblée Nationale se soit pour la seconde fois emparée de ce combat révolutionnaire … sans réussite pour le moment.  

Une première tentative avait permis d’inclure cette proposition dans la loi Egalité et Citoyenneté en 2017. Elle fut déboutée par le Conseil Constitutionnel pour cause de cavalier législatif.

Fin novembre 2018, Madame la députée Sarah El Hairy n’est pas parvenue à faire examiner par l’Assemblée Nationale sa proposition de Loi visant à améliorer la trésorerie des associations (article 4).

Nous pensons qu’il est urgent d’agir afin que les biens confisqués aux corrompus, aux évadés fiscaux et aux trafiquants soient mis à disposition des associations d’intérêt général ou des collectivités territoriales, ainsi que le recommandent la Commission du Parlement européen CRIM (2013), et les directives européennes.

Pour rappel

2017: Opération « Guéant rends l’appartement »

c

Table ronde Crim’HALT au Salon des livres et l’alerte

Du 16 au 18 novembre prochains, se déroulera à la Maison des métallos la 4ème édition du Salon du livre de lanceuses et lanceurs d’alerte. Toutes les infos sur : DELIVREZ L’ALERTE 

Avec le collectif Thémis

Dimanche 18 novembre 2018

14h-16h Maison des Mettalos

Grande criminalité

La prohibition des drogues : alerte sur une criminalité légale?

D’après l’ONU, la prohibition est un échec. La prohibition des drogues, ce dispositif légal, a-t-il amélioré la santé publique ? Respecte-elle les droits fondamentaux ? Garantit-elle plus de sécurité ? Si la réponse est non : faut-il lancer l’alerte ?

Les auteurs invités  :

  • Bénédicte Desforges, ancienne policière et auteur de « Police mon amour » (le blog)
  • Fabrice Olivet, président d’ASUD
  • Marc Fievet, ex-agent infiltré de la Douane française, qui a passé 10 ans en prison (le blog)

A voir et revoir la fiction Gibraltar

  • Emmanuel Fansten, journaliste et auteur de « l’Infiltré » avec Hubert Avoine : ex-agent infiltré qui a dénoncé des dysfonctionnements de la Police

A voir et à revoir le documentaire Scandale chez les stups (Envoyé spécial, France2, 2018)

A ne pas manquer !

Les précédentes éditions du salon :

Salon « Des livres et l’alerte » 3

Crim’HALT au salon « Des livres et l’alerte » 2

Crim’HALT au salon Des livres et l’alerte 1

Crim’HALT à Bruxelles pour un journalisme sans menace

L’environnement général dans lequel travaillent les journalistes semble se dégrader en Europe : la région a été ébranlée par deux assassinats à Malte et en Slovaquie (cf. Crim’HALT sur RT France : Slovaquie, la mafia sévit-elle en Europe Centrale ?); la profession et les journalistes font l’objet d’attaques verbales sans précédent et les reporters d’investigation qui mènent des enquêtes transnationales pour venir à bout des filières mafieuses sont de plus en plus victimes de menaces.

Comment ça se passe en Italie, France et Belgique ? Que peut-on faire pour protéger les journalistes ?

À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, une conférence-débat sur les Journalistes sous escorte aura lieu à l’Institut Culturel Italien de Bruxelles

* * *

Débat avec Federica Angeli, reporter italienne menacée par la mafia

Avec la participation de David Leloup, Philippe Pujol et Fabrice Rizzoli

En collaboration avec Ossigeno per l’informazione

Le mardi 6 novembre à 19h

Institut Culturel Italien, Rue de Livourne 38, 1000 Bruxelles

* * *

Modérateur : Maria Laura Franciosi, journaliste italienne.

Avec : 

Federica Angeli, chroniqueuse pour La Repubblica. Menacée de mort à la suite ses enquête sur la criminalité organisée de Ostia (Rome), elle vit sous protection policière permanente depuis 2013.

David Leloup, journaliste indépendant belge, a cofondé le web magazine Apache et le trimestriel d’enquête Médor. Il a été victime de menaces à la suite de ses investigations.

Philippe Pujol est un journaliste et écrivain marseillais, lauréat du prestigieux prix du journalisme Albert-Londres (2014). Il enquête sur la délinquance depuis 2004.

Fabrice Rizzoli enseigne à Science Po Paris et anime le site mafias.fr. Il a écrit La mafia de A à Z (Tim Buctu) et il est le président de Crim’HALT, association qui veut impliquer la société civile contre la criminalité.

Alberto Spampinato est journaliste, fondateur et président de l’association Ossigeno per l’informazione, l’observatoire sur les menaces et les abus contre les journalistes italiens.

Crim’HALT sur « Democratia » : clientélisme & Marseille

On n’entend que rarement parler de crime organisé en France et quand c’est le cas, cela se réfère souvent à des organisations étrangères. A l’exception de Marseille et de ses banlieues, qui sont manifestement confrontées à ce phénomène mafieux connu du grand public.

Le 2 octobre dernier, Anna Francesca Leccia a lancé Democratia, magazine de géopolitique et d’histoire en Méditerranée. Pour le premier numéro, elle décide justement de se pencher sur la ville de Marseille et la criminalité qu’elle abrite. L’angle d’attaque choisi est « Marseille, les poli

tiques et la pègre ». Dans un premier temps est alors présenté le documentaire « Marseille, les eaux troubles de la Libération ».

Le second temps est dédié au débat auquel était invité Fabrice Rizzoli, co-fondateur et Président de Crim’HALT, dans le musée Fesch d’Ajaccio, afin d’aborder la question des liens qui existent entre les organisations mafieuses et les politiques.

Retrouvez Democratia ici :

Crim’HALT dans « Un jour dans le monde » France Inter

 

1200x630bb

 

Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT, est l’invité de Fabienne Sintes dans l’émission Un jour dans le monde du 13 mars 2018 sur France Inter.

Retour sur une mafia qui s’exporte, entre blanchiment d’argent, coopération criminelle et corruption.

Retrouvez l’interview en intégralité sur France Inter

 

Crim’HALT dans les Inrocks sur l’implantation de la mafia en Slovaquie

Le 25 février dernier, les corps sans vie du journaliste slovaque Jan Kuciak et de sa compagne Martina Kursinova sont retrouvés à leur domicile. Tout deux ont été assassinés par balles. Le journaliste enquêtait sur des affaires de corruption au sommet de l’Etat.

Suite à ce double meurtre, c’est tout un pays qui a décide de se soulever contre les pratiques peu scrupuleuses de son gouvernement, soupçonné d’être en lien avec la mafia italienne la Ndrangheta.

Le 8 mars dernier, ce sont donc plus de 30 000 slovaques qui se sont réunis à Bratislava pour dénoncer la corruption et réclamer la démission du premier ministre Robert Fico.

manifestations slovaquie
Manifestation anti-corruption à Bratislava, 08/03/2018

L’assassinat du journaliste, en plus de bouleverser la classe politique et la société civile slovaque, soulève la question plus globale de l’influence des mafias au sein du pouvoir public. C’est dans un entretien pour les Inrocks que Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT, est revenu sur l’implantation de la mafia calabraise en Slovaquie.

Avec un chiffre d’affaire estimé à plus de 53 milliards d’euros, la Ndrangheta s’impose comme la mafia la plus puissante et la plus riche d’Italie. N’agissant pas uniquement au sein du territoire national, la Ndrangheta s’exporte au delà des frontières italiennes. Sa présence en Slovaquie remonterait aux années 90.

Face aux gouvernements corrompus influencés par les groupes criminels, la société civile apparaît comme le dernier espoir dans l’établissement d’une classe politique plus juste et transparente.

Ainsi, Fabrice Rizzoli déclare à juste titre : « Pour changer les lois, il faut changer les mentalités« .

Retrouvez l’article en entier sur les Inrocks https://www.lesinrocks.com/2018/03/10/actualite/la-mafia-italienne-t-elle-pris-le-pouvoir-en-slovaquie-111053838/