« repenti » : un reportage sur la coopération avec la justice en France

Dans le cadre de l’émission Ghjustizia sur Via stella (France3 Corse), la journaliste Marie Françoise Stifani produit un sujet sur le la coopération d’anciens gangsters avec la justice française (cf. Tribune de Crim’HALT au Monde : réflexions autour du statut de « coopérateur » de justice). Retrouvez ce très instructif reportage avec l’interview du président de Crim’HALT en tant que spécialistes des mafias italiennes :

Crim’HALT à Bruxelles pour un journalisme sans menace

L’environnement général dans lequel travaillent les journalistes semble se dégrader en Europe : la région a été ébranlée par deux assassinats à Malte et en Slovaquie (cf. Crim’HALT sur RT France : Slovaquie, la mafia sévit-elle en Europe Centrale ?); la profession et les journalistes font l’objet d’attaques verbales sans précédent et les reporters d’investigation qui mènent des enquêtes transnationales pour venir à bout des filières mafieuses sont de plus en plus victimes de menaces.

Comment ça se passe en Italie, France et Belgique ? Que peut-on faire pour protéger les journalistes ?

À l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, une conférence-débat sur les Journalistes sous escorte aura lieu à l’Institut Culturel Italien de Bruxelles

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Débat avec Federica Angeli, reporter italienne menacée par la mafia

Avec la participation de David Leloup, Philippe Pujol et Fabrice Rizzoli

En collaboration avec Ossigeno per l’informazione

Le mardi 6 novembre à 19h

Institut Culturel Italien, Rue de Livourne 38, 1000 Bruxelles

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Modérateur : Maria Laura Franciosi, journaliste italienne.

Avec : 

Federica Angeli, chroniqueuse pour La Repubblica. Menacée de mort à la suite ses enquête sur la criminalité organisée de Ostia (Rome), elle vit sous protection policière permanente depuis 2013.

David Leloup, journaliste indépendant belge, a cofondé le web magazine Apache et le trimestriel d’enquête Médor. Il a été victime de menaces à la suite de ses investigations.

Philippe Pujol est un journaliste et écrivain marseillais, lauréat du prestigieux prix du journalisme Albert-Londres (2014). Il enquête sur la délinquance depuis 2004.

Fabrice Rizzoli enseigne à Science Po Paris et anime le site mafias.fr. Il a écrit La mafia de A à Z (Tim Buctu) et il est le président de Crim’HALT, association qui veut impliquer la société civile contre la criminalité.

Alberto Spampinato est journaliste, fondateur et président de l’association Ossigeno per l’informazione, l’observatoire sur les menaces et les abus contre les journalistes italiens.

Intervention du Président de Crim’HALT au sujet de l’arrestation de Redoine Faïd

Redoine Faïd.

Son nom nous était déjà connu pour son lourd passé criminel : impliqué dans la délinquance dès son plus jeune âge, braqueur récidiviste, évadé de prison une première fois en 2013, il refait parler de lui en juillet dernier, lorsqu’il parvient à s’évader du centre pénitentiaire de Réau, en Seine-et-Marne, où il était détenu. Il devait purger une peine de 25 ans de prison, mais à l’aide de complices armés et d’un hélicoptère, il parvient à fuir le 1er juillet 2018. C’est alors que les autorités françaises lancent les recherches, soutenues par Interpol. Pendant ces mois d’investigation, le criminel circule imperturbé, dissimulé sous une burqa, aidé par son cercle d’acolytes dont faisait notamment partie son frère, Rachid Faïd.

C’est le 3 octobre dernier que le nom de Redoine Faïd réapparait sur le devant de la scène, lorsque la cavale du criminel se conclut par son arrestation à Creil, dans l’Oise, ville où il a grandi.

Retrouvez l’intervention du Président de Crim’HALT, Fabrice Rizzoli, invité sur le plateau de BFM TV en tant que spécialiste de la grande criminalité  dans « Redoine Faïd : Les secrets d’une arrestation » :

 

Conférence à Plougastel : « La mafia, l’Europe et le terrorisme »

 Les élections européennes approchant à grands pas, des questions et des doutes sur la sécurité en Europe émergent légitimement. Comment a évolué le phénomène mafieux au sein de l’Union au cours des dernières années ? Celle-ci constitue-t-elle un rempart contre la criminalité organisée ou lui permet-elle, au contraire, une plus grande liberté d’action ? Et quel impact ont eu la crise migratoire et la politique communautaire qui en a découlé sur les réseaux criminels ?

Annoncé dans le Télégramme

Un ensemble de questions intéressantes et complexes, traité lors de la conférence « La mafia, l’Europe et le terrorisme » qui s’est tenue le 17 octobre dernier à Plougastel, à l’initiative d’Il Gattopardo, comité de jumelage avec Ciminna. Fabrice Rizzoli, spécialiste de la grande criminalité, a eu l’honneur d’en être l’invité principal.

Plougastel

Le retour sur la conférence ici :

A l’issue de la conférence, Fabrice Rizzoli à offert à son hôte, Antonio Ciminna, de la confiture d’orange bio faite par des coopératives sur des terres confisquées à la mafia, comptant parmi les nombreux aliments antimafia produits par Libera Terra cf. Crim’HALT avec la coopérative Valle del Marro)

La lutte continue! (cf. Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !)

 

 

Conférence-débat avec Pierre Folacci, ancien n°2 de la PJ à Marseille

CondeJean Sansone, référent du Groupe local d’Anticor 13 et président de l’association Cabries défense et développement vous convient à une conférence-débat avec Pierre Folacci, auteur de « Condé ».
L’ancien numéro 2 de la PJ à Marseille, nous plongera au sein du travail des enquêteurs dans la cité phocéenne. Nous fera-t-il découvrir l’ époque particulièrement violente consacrée à la reprise en main du milieu par Francis Vanverberghe dit « le Belge »?

I. Le contexte

« La guerre des boîtes de nuit » 

A sa sortie de prison en 1984, le Belge avec son fidèle associé et beau-frère Tony l’Anguille, va s’insérer dans le milieu aixois. Puis, en association avec Jacky Le Mat (rarement condamné), ils vont « nettoyer » les restes du clan Zampa à Marseille et dans la région. Viendra ensuite la guerre sanglante des boîtes de nuit dans les Bouches du Rhône avec le clan de Raymond Mihière dit « le Chinois »  et le clan de Souhel Hanna-Elias dit « Joel le Libanais », qui deviendra plus tard un des lieutenants de le Belge.
La guerre des Boîtes aixoises reste l’événement le plus marquant des années 90. Elle se termine en 1993, et l’année suivante le Belge part s’installer à Paris où il vivra du revenu des machines à sous clandestines et de la prostitution.

« Rivalités entre Corses et associés du Belge pour le contrôle du milieu marseillais » 

Après l’assassinat du Belge en 2000, le milieu marseillais semble être repris en main par les Corses qui en avaient été éclipsés à la suite de l’assassinat de Marcel Francisci, en 1982, et celui de Paul Mondoloni et en 1985. Très organisés, les Corses se partagent les affaires entre une partie des Bastiais de la Brise de Mer, les Corses de Marseille et un italo-marseillais en vue de reprendre le contrôle des affaires du Belge.
Sauf qu’un ancien lieutenant du Belge et de Tony l’Anguille, un certain Farid Berrhama, dit « Gemlin » ou « Fafa » ou encore « le rôtisseur », bien connu pour faire brûler le corps de ses victimes dans le coffre d’une voiture, perce et pendant un certain temps vient faire sa place dans le trafic de stupéfiants. Gourmand, « le rôtisseur » implante des machines à sous dans certains bars tenus par d’autres équipes, et tente de racketter les boîtes de nuit tenues par le milieu Corse. Il se fait assassiner au Bar des Marroniers en 2006 par un commando corse piloté par Ange Toussaint Federici dit ATF (cf. condamnation définitive)
Ce règlement de compte conduira les enquêteurs marseillais jusqu’au cercle de jeux Concorde, et l’interpellation du banquier suisse François Rouge, le truand Roger Cassone, Paul Barril, et quelques anciens du milieu marseillais qui sous couvert de gérer le cercle Concorde blanchissaient de l’argent sale.
Les écoutes téléphoniques viennent vite révéler une discorde autour de la gestion des gains du cercle et du restaurant de luxe attenant… En 2007, clap de fin : le cercle de jeux sera fermé, et Ange Toussaint Federici sera condamné à 28 ans de prison en décembre 2010 pour la tuerie des Marroniers.
Depuis 2007, le banditisme local est toujours nourri par la drogue et les machines aux côtés desquels prospère le racket des boîtes de nuit (Cf affaire Calisson). ‘On » dit que le milieu s’est balkanisé entre les caïds des cités, des équipes de l’étang de Berre ou de Salon de Provence, et les Corses ou les Marseillais qui tiendraient la cité phocéenne.

Nous aimerions en dire plus mais le rapport de la PJ (Sirasco) n’est pas public : « dormez braves citoyens »

II. Le Livre

Pierre Folacci publie un livre riche, honnête et empli de passion pour le métier de policier enquêteur. Il n’épargne pas les collègues corrompus et surtout pas la hiérarchie jusqu’à notre ancien ministre de l’intérieur condamné pour corruption! (cf. opération Guéant rends l’appartement)

L’auteur revient souvent sur l’importance des sources en interne pour mener à bien la mission de police judiciaire ; justifiant ainsi la pratique des « cousins », des informateurs issus de la criminalité. Pierre Folacci ne nie pas que cette pratique produit une forme d’impunité ; le gangsters ou simple trafiquant donne des informations à la police en échange de service tel que ne pas être arrêté dans une autre affaire. La philosophie est assumée : « la fin justifie les moyens« .

Crim’HALT qui a pour vocation de proposer des solutions confirme : il n’est pas possible de lutter contre un phénomène clandestin sans information de l’intérieur! Pour autant, nous nous interrogeons sur cette pratique systémique du « cousin » dans la police française. Au vu des scandales de très grandes ampleurs, de Marc Fievet (aviseur des Douanes) à Hubert Avoine, infiltré des l’OCTRIS (PJ), nous pensons qu’il est plus sain de s’appuyer sur des criminels qui décident de rompre avec leur milieu en échange de protection.

Retrouvez notre tribune « Pour un statut de coopérateur de justice »

Bon débat!

 

Sintinelle 2018 avec Crim’HALT

1ere journée de l’alerte citoyenne le 12 avril à Bastia

« Lancer une alerte, c’est donner une information dans l’intérêt général« 

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Sous l’égide d’UMANI, les associations U Levante,  Crim’HALT et Anticor proposent Sintinelle 2018 : la 1ére Journée de l’alerte citoyenne le 12 avril à Bastia.

Placée sous le thème des lanceurs d’alerte de nombreux thèmes seront abordés : Comment agissent ces lanceurs d’alerte ? Pourquoi ? Sont-ils soutenus par la société civile et le pouvoir légal ?

Découvrez le programme de la journée

Retrouvez à cette occasion le président de Crim’HALT, Fabrice Rizzoli, autour d’une table ronde : transformer l’alerte en victoire.

Comment transformer l’alerte en victoire? La maison de l’ancien marchand d’arme devient la maison des lanceurs d’alerte!

Crim’HALT a son idée :  l’usage social des biens confisqués … voté par l’assemblée nationale le 22/12/2016 mais retoqué par le Conseil Constitutionnel : Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

 

Conférence – Finance criminelle : l’impossible répression ?

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Dans le cadre de son cycle de conférences « Les Mercredis du Crime » organisé en partenariat avec l’Ecole des Hautes Etudes Internationales et Politiques (HEIP), Crim’HALT vous convie à sa seconde conférence « Finance criminelle : l’impossible répression ? ».

Nous recevrons à cette occasion Jean de Maillard, vice-président au Tribunal de Grande Instance de Paris. Membre de l’Observatoire géopolitique des criminalités, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur la criminalité financière.


Le mercredi 29 mars à 18h30

 Amphithéâtre du Campus Eiffel, 37 quai de Grenelle (Paris 15ème)

Métro Dupleix, Bir Hakeim (Ligne 6) ou Champs de Mars / Eiffel (RER C)


Inscriptions

Conférence – Trafic de drogues : quel bilan de la prohibition ?

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Prévalence de la consommation de cannabis au cours de l’année 2013 chez les jeunes adultes (15-34 ans). Source : Sénat

Manne financière pour la grande criminalité, facteur d’insécurité, problème sanitaire : le trafic de drogues est porteur d’enjeux cruciaux pour la société civile.

En France, le cadre légal de la lutte contre la drogue est l’un des plus répressifs d’Europe. Parallèlement, les français sont également parmi les premiers consommateurs de cannabis du continent. Selon une récente étude, 43% de la population serait en faveur de la dépénalisation de ce stupéfiant.

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Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

Les biens mal acquis
ne reviendront pas aux citoyens !

Les biens immobiliers confisqués par la justice ne pourront pas être mis à disposition d’associations et d’entreprises de l’économie sociale et solidaire!

Cette évolution juridique est demandée par des associations de lutte contre la grande criminalité comme Anticor (association anti-corruption) et Crim’HALT mais aussi par la Chambre Française de l’ESS (économie sociale et solidaire).

L’amendement 45 de la loi Égalité et Citoyenneté qui prévoyait cette avancée majeure dans la lutte contre la grande criminalité (cf. Communiqué de presse du 22 décembre) était le résultat de 8 ans de sensibilisation de la part du réseau FLARE France puis de Crim’HALT mais surtout de la volonté politique de députés comme Jean-René Marsac (Ille-et-Vilaine) qui ont porté et défendu cet amendement lors de l’examen de la loi Égalité et Citoyenneté.

Mais dans sa grande sagesse, le 23 janvier, le Conseil constitutionnel a retoqué l’article 45, considéré comme un « cavalier législatif », à l’instar d’une cinquantaine d’autres articles! (cf. décision).

Crim’HALT rappelle que l’utilisation sociale des biens confisqués est une révolution culturelle dans la lutte contre la grande criminalité. Mettre à disposition des biens mal acquis aux associations est l’unique moyen d’impliquer les citoyens dans une prérogative régalienne : vidéos.

Crim’HALT regrette donc profondément que le 27 janvier, le Président de la République ai promulgué la loi Égalité et Citoyenneté (Journal officiel n° 24 du 28 janvier 2017), adoptée par l’Assemblée Nationale le 22 décembre 2016… sans son article 45 qui permettait de mettre à disposition de structures d’intérêt général les biens confisqués par la Justice.

 Adhérez pour continuer le combat !