Crim’HALT au festival du cinéma italien de Voiron – la suite –

Invité au Festival du cinéma italien de Voiron, Fabrice Rizzoli a donné quatre conférences en deux jours, en particulier dans les lycées Pierre Beghin (Moirans), Édouard Herriot et Notre Dame des Victoires (Voiron).

Conférence Voiron
Article du Dauphiné Libéré, 28 mars 2019

C’était pour lui l’occasion de rappeler que la mafia n’est pas toujours celle représentée dans les films et qu’il est possible de lutter contre la criminalité organisée comme c’est le cas en Sicile, le berceau de la lutte anti-mafia. Fabrice Rizzoli a aussi affirmé que la société civile a un rôle à jouer dans ce combat et qu’il est donc nécessaire de l’impliquer en commençant par lui mettre à disposition des biens confisqués (cf. communiqué « Les biens confisqués échappent à la société civile« ).

Crim’HALT sur la RAI

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LA FRANCE ET LA LUTTE CONTRE LA MAFIA : UN DÉFI TOUJOURS D’ACTUALITÉ

Fabrice Rizzoli était l’invité de Rai Radio 1 pour parler des actions dont les citoyens français disposent pour lutter contre les mafias. Des propos recueillis par Anna Milan.

Selon le président de Crim’HALT, les moyens d’actions disponibles sont peu nombreux et lorsqu’ils existent, nécessitent la mise en place de longues procédures souvent inachevées faute de moyens accordés à la magistrature française. Ainsi, la seule solution pour parvenir à lutter efficacement contre la mafia serait de mettre fin l’impunité lié au blanchiment par une confiscation sans condamnation pénal du propriétaire, puis de mettre à disposition de la société civile les locaux confisqués aux trafiquants comme cela est déjà le cas en Italie (voir Les biens confisqués échappent à la société civile).

Il est aussi à soulever le manque de collaboration entre les différents pays dans la lutte contre la mafia. Ainsi, les frères Pellegrino déjà condamnés par la justice italienne ont poursuis en France des activités dans le domaine du bâtiment (cf. Le reportage (France 2 le 13h15) sur l’infiltration mafieuse en France).

Retrouvez l’interview en image ici  :  https://www.raiplayradio.it/programmi/inviatospeciale/archivio/video/
Emission audio « Inviato Speciale », Rai Radio 1 : https://www.raiplayradio.it/audio/2019/02/INVIATO-SPECIALE-e69933c1-9c43-4ee9-a662-beb653cb8501.html

Erasmus+ « Crim’HALT et Culture Contre Camorra »

Faire de la lutte contre la grande criminalité un enjeu central des instances nationales et européennes

Tels sont les objectifs communs des associations Cultura Contro Camorra et Crim’HALT

Fin 2018, Crim’HALT remporte un projet européen  Erasmus+ : un séjour d’auto-formation au cœur des coopératives antimafias en Italie.

Le projet nommé ECOPASSeuropean connexions contre le crime organisé img02et la promotion d’alternatives sociales fut élaboré en partenariat avec Culture Contre Camorra rencontré lors de la Semaine de la lutte contre le crime organisé à Bruxelles en 2015.

Pendant 5 jours, des membres du secteurs associatifs et de l’économie sociale et solidaire auront l’occasion de visiter, de débattre, d’interagir avec les acteurs du quotidien sur des biens confisqués aux criminels dans la province de Caserte grâce au Comito Don Diana basé à Casal di Principe : berceau de l’Antimafia (Public Sénat : Le théatre de la Légalité)

L’association Crim’HALT en partenariat avec CCC se rendra donc en Italie en avril 2019 pour apprendre des « bonnes pratiques » dans le combat contre le crime organisé et autres corruptions par l’usage social des biens confisqués.

Au coeur du Comito Don Diana, la Nuova Cooperativa Organizzata – Nouvelle Coopérative Organisée, NCO – qui rassemble plusieurs coopératives sociales qui permettent de cultiver ces terres confisquées et donc de les redonner à la société civile.

Voici, les « boîtes alimentaires » contenant des produits cultivés sur des terres confisquées à la Camorra.

Depuis 2015, Crim’HALT soutient l’association « Culture contre la Camorra » qui cherche à éveiller et sensibiliser la société civile à la lutte contre le crime organisé en Europe tout en soutenant le droit et la justice. Pour parvenir à ces objectifs, l’association instaure un lien de solidarité entre tous ceux qui souhaitent changer la vision « médiatique et cinématographique » donnée à la mafia. Mais le travail de l’association ne s’arrête pas là : elle est également présente pour veiller à ce que les biens confisqués ne se retrouvent pas à nouveaux entre les mains des mafieux. Pour parvenir à une telle finalité, Culture contre la Camorra oeuvre à créer un réseau européen pour soutenir ceux à qui revient la gestion des biens confisqués et à faire de la lutte contre la mafia un enjeu central au sein de l’Union européenne.

Si les biens confisqués échappent à la société civile, il est possible d’agir pour qu’ils reviennent aux citoyens et que la mainmise de la mafia ne soit plus.