Crim’HALT sur la RAI

download

LA FRANCE ET LA LUTTE CONTRE LA MAFIA : UN DÉFI TOUJOURS D’ACTUALITÉ

Fabrice Rizzoli était l’invité de Rai Radio 1 pour parler des actions dont les citoyens français disposent pour lutter contre les mafias. Des propos recueillis par Anna Milan.

Selon le président de Crim’HALT, les moyens d’actions disponibles sont peu nombreux et lorsqu’ils existent, nécessitent la mise en place de longues procédures souvent inachevées faute de moyens accordés à la magistrature française. Ainsi, la seule solution pour parvenir à lutter efficacement contre la mafia serait de mettre fin l’impunité lié au blanchiment par une confiscation sans condamnation pénal du propriétaire, puis de mettre à disposition de la société civile les locaux confisqués aux trafiquants comme cela est déjà le cas en Italie (voir Les biens confisqués échappent à la société civile).

Il est aussi à soulever le manque de collaboration entre les différents pays dans la lutte contre la mafia. Ainsi, les frères Pellegrino déjà condamnés par la justice italienne ont poursuis en France des activités dans le domaine du bâtiment (cf. Le reportage (France 2 le 13h15) sur l’infiltration mafieuse en France).

Retrouvez l’interview en image ici  :  https://www.raiplayradio.it/programmi/inviatospeciale/archivio/video/
Emission audio « Inviato Speciale », Rai Radio 1 : https://www.raiplayradio.it/audio/2019/02/INVIATO-SPECIALE-e69933c1-9c43-4ee9-a662-beb653cb8501.html

Retour sur la conférence : « lanceurs d’alertes et moralisation de la vie politique »

En 2017, c’est dans le contexte du vote des Lois de moralisation de la vie politique que Stéphanie Gibaud, Philippe Pascot, Fabrice Rizzoli  sont intervenus en qualité de lanceurs d’alerte (une conférence à l’initiative de Véronique Le Bihan et du collectif Index Orion). Ces lois viennent compléter des mesures préexistantes prises en 2013 en matière de transparence. Lire la suite

« Corleone by Lucia Riina » Il punto di vista Crim’HALT

A Parigi, Via Daru, ha appena aperto un ristorante italiano chiamato « Corleone by Lucia Riina ».

Lucia Riina è la figlia del capo della mafia siciliana tra il 1974 e il 1993. La giustizia itialiana ha condannato Salvatore Riina, in modo definitivo, a 26 volte l’ergastolo, tra l’altro per l’omicidio di circa 200 persone, tra qui molti innocenti, donne e bambini compresi.

I figli non sono mai responsabili degli atti dei loro genitori e Lucia Riina ha una fedina penale pulita. Eppure, la figlia del capo mafioso non ha mai preso le distanze dagli atti criminali di suo padre, ne li ha mai condannati moralmente.

Crim’HALT considera che la seconda parte del nome del ristorante, « by Lucia Riina », costituisca una provocazione e un’insulto per le famiglie delle vittime della mafia : 500 morti solo per la cosa nostre siciliana.

Così, il nome di questo ristorante è un atto pro-mafia. Tutte le pubblicazioni non critiche equivalgono ad una promozione della criminalità mafiosa, così come lo è l’atto di mettere una maiuscola alla parola « mafia », che è solo un nome comune… o con questo tipo di libbro : « A tavola con la mafia ». Immaginiamo l’analogio col terrorismo. Un ristorante afgano apre a New York : « Kandahar by Momo Ben Laden » : venite ad assaggiare la minestra di pasta a forma di corpi che si buttano da una torre di 100 piani.

Possiamo anche immaginare l’analogio con la criminalità dei serial killer con un ristorante nell’Est parigino : « Du trou [come Dutroux], by Monique Fourniret » : venite ad assaggiare le sue specialità, dalla salsiccia Guy Georges, alla quenelle Francis Haulmes, passando per la salami Emile Louis.

Crim’HALT invita i giornalisti francesi a dimostrare un poco più di rigore nel trattare quest’informazione, interrogando i concetti dell’antimafia italiana anziché lasciarsi andare al gossip come segue : « A Parigi, il « Corleone », ristorante siciliano di una delle figlie di Totò Riina attira i curiosi ».

Crim’HALT propone anche ai giornalisti di ricordare che Corleone è la capitale dell’antimafia, che ha visto contadini senza terre essere massacrati dalla mafia 100 anni fà, per una migliore distribuzione delle ricchezze. Corleone ha visto nascere, sulle terre confiscate ai mafiosi, la prima cooperativa Libera Terra, legata all’ONG antimafia « Libera »  (cf. « la redistribution à des fins sociales des biens confisqués » et « Coopératives et réutilisation sociale des biens confisqués à la mafia. Le projet LiberaTerra en Sicile »). La prima delle cooperative agricole è stata chiamata « Placido Rizzotto », dal nome di un sindacalista assassinato nel 1948 dalla borghesia mafiosa di Corleone cui faceva già parte un certo Totò Riina…

Crim’HALT propone che il 21 marzo sia dichiarato, come in Italia, « Giornata mondiale delle vittime di tutte le mafie », perché le organizzazioni criminali non uccidono solo in Italia.

Infine, Crim’HALT propone che il Governo francese adotti al più presto una disposizione sull’uso sociale dei beni confiscati (Cf. Comunicato di stampa les biens confisqués échappent à la société civile !

Così, quando la giustizia confisca un bene  in Francia, Crim’HALT propone che sia messo a disposizione della società civile, per diventare, per esempio, un’istituto alberghiero nel quale i giovani francesi potranno imparare la professione.

Qualche video corto ma molto esplicito : usage social biens confisqués

Tradotto da Fabiana Natale

 

« repenti » : un reportage sur la coopération avec la justice en France

Dans le cadre de l’émission Ghjustizia sur Via stella (France3 Corse), la journaliste Marie Françoise Stifani produit un sujet sur le la coopération d’anciens gangsters avec la justice française (cf. Tribune de Crim’HALT au Monde : réflexions autour du statut de « coopérateur » de justice). Retrouvez ce très instructif reportage avec l’interview du président de Crim’HALT en tant que spécialistes des mafias italiennes :

Crim’HALT dans U Nutiziale

Crim'HALT Nutiziale Corse Matin
Photo association Anticor @Sarah Cantaloube http://sarahcantaloube.com/

U Nutiziale est un magazine mensuel en langue corse du quotidien Corse Matin.

Julian Mattei a interviewé le président de l’association sur la grande criminalité en France et en Corse (cf. Crim’HALT auditionnée par la Commission Violence en Corse)
Voici la version en français datant de fin novembre et qui annonce le salon des Livres et l’alerte. Parue finalement en décembre, l’itv est légèrement modifiée dans sa version papier.
« Per luttà contru u crimine deve diventà attore u citadinu« 
  • Depuis plusieurs mois, on observe une reprise des règlements de compte en Corse. Qu’est-ce que cela dit de l’état du milieu insulaire ? (Recomposition, luttes d’influence…)

Je n’ai pas d’avis sur des périodes aussi courtes. Ce que je sais : pendant 30 ans, il y a eu environ 30 meurtres (20 morts, 10 tentatives) par an presque exclusivement du fait du crime organisé. Le chiffre chute brutalement à partir de 2015 ; l’année d’entrée en vigueur du statut sur les coopérateurs de justice, que l’État appelle maladroitement « collaborateurs ». L’Italie a connu la même chute spectaculaire mais en l’état, cela ne prouve rien.

  • À ce jour, aucun dossier judiciaire connu ne mêle directement un baron du grand banditisme corse avec des responsables politiques de premier plan. Dans ces conditions, peut-on vraiment parler de « mafia » ?

Peut-être parce qu’on ne juge pas les politiques et les gangsters ensemble pour « association mafieuse » ? Nous sommes dans un état de droit. Tant que la mafia n’existera pas dans un tribunal, la mafia n’existera pas en Corse, à Marseille mais aussi à Corbeil-Essonne ou dans les Hauts de Seine…

A contrario de l’Italie : son obligation de l’action pénale, ses procureurs indépendants qui bénéficient d’OPJ libérés de leur ministère de tutelle, la justice pénale française liée à l’exécutif et le principe d’opportunité des poursuites sont un frein majeur à établissement, en France, du lien entre crime organisé et corruption en politique. Un centre, indépendant, de recherche, pourrait aussi faire le connexion entre des faits en apparence distincts : les condamnations de membres du grand banditisme d’un côté et de l’autre les condamnations pour corruption d’un ministre de l’intérieur en 2010, d’une députée en 2016, d’un second ministre de l’intérieur en 2017, d’un ministre des finances et d’un président de département en 2018.

  • En 2012 avec Manuel Valls l’État a prononcé pour la première fois le mot « mafia » en Corse, mais au-delà du pas sémantique qui a été franchi, aucune mesure « antimafia » n’a été prise en Corse…

Un membre d’Anticor en Corse me faisait remarquer lors de la journée sentinelles à Bastia que le président Chirac avait déjà employé dans les média, le mot mafia en Corse. En 2012, j’avais cependant fait un communiqué de presse : « M. le Ministre si c’est de la mafia, il faut des outils antimafias ». La vérité est qu’il aura fallu le meurtre d’un bâtonnier et d’un président de chambre de commerce pour que l’État signe en 2013, avec 10 ans de retard, le décret sur les coopérateurs de justice que la presse nomme à tort des « repentis » (cf. Tribune du Monde du 17/04/2018) .

  • Pourquoi, selon vous, l’Etat n’a-t-il pas mis en place une loi « anti-mafia », comme cela a été le cas en Italie où un plan de lutte a été dédié à cela en 2010 ? Quelles mesures ont d’ailleurs été permises par ce plan ?

En 2010, l’Italie modernise sont « code Antimafia » mais il s’agit en réalité de réformer des lois existantes. En 1992, le rapport d’Aubert que j’ai mis à disposition sur internet préconise pour une loi d’association mafieuse comme en Italie (1982) et on attend toujours… Pourquoi est une bonne question!

  • Depuis mars 2014, pour lutter contre le crime organisé la France s’est dotée d’un dispositif, assez controversé, pour encadrer le statut de repenti. Quels ont été ses effets ?

Nous partons de loin. l’Italie dispose officiellement depuis 1991 de ce très efficace outils de réduction de l’impunité. En 2014, la ministre de la justice, Christiane Taubira a pu signer le décret d’application parce que la France avait enfin mis en place une politique de confiscation avec la création de l’AGRASC. En effet, sans les fonds issus de la confiscation : pas de dispositif de coopérateur de justice! C’est la preuve qu’une politique de lutte contre le crime organisé doit être globale : de la confiscation à implication des citoyens.

Depuis 2015, le dispositif de coopération de justice a été éprouvée dans un procès de meurtre retentissant à Ajaccio et il pourrait résoudre de manière éclaire un récent double meurtre à Bastia. Le dispositif est tellement efficace que l’administration a trouvé le moyen de refuser la protection à Claude Chossat : le premier vrai « repenti » !

  • Malgré la multiplication des affaires criminelles, la société corse ne semble pas s’indigner de cette situation. Comment la population et le monde politique ont-ils réagi en Italie face aux groupes mafieux ?

Elle s’indigne! Elle s’indigne et elle agit par le bais des associations qui font un travail de titan : Anticor contre la corruption, U Levante contre la spéculation immobilière, UMANI contre toutes formes de violence… (cf. Légalité, Antimafia : la Caravane passe…). Elle agit par des politiques d’urbanisme responsables à Centuri ou Lunguizetta. La société corse éclaire par le LIVRE : d’Hélène Constanty à Claude Chossat en passant par Antoine Albertini ; autant de publications présentes au Salon des livres et l’alerte du 16 au 18 novembre prochain à la maison des Métallos à Paris.

  • Que faire pour lutter efficacement contre la mafia et le crime organisé en France ?

Il faudrait que l’Etat fasse son travail : en doublant le budget de la justice… On ne peut même pas obtenir des décisions de justice concernant notre sujet alors qu’elles sont rendues au nom du peuple français!

Un ministre de l’intérieur n’a pas le droit de demander de l’aide aux citoyens ou le droit de parler de la violence enracinée dans la culture d’une île alors que la corruption est présente partout en France (Affaire Cahuzac, fraude à la taxe carbone ect…). Les ministres de l’intérieur feraient mieux d’inciter les préfets à faire respecter les permis de construire !

L’Etat doit écouter la Commission CRIM du Parlement européen et mettre en place un délit association mafieuse, une confiscation sans condamnation pénale du propriétaire et surtout usage social des biens confisqués.

J’insiste, pour lutter efficacement contre un problème culturel, le citoyen doit être acteur. L’unique moyen d’impliquer les citoyens, dans le cadre d’une prérogative régalienne (sécurité/ justice), c’est de mettre à disposition de ces mêms citoyens les biens confisqués par la justice comme cela se fait en Italie depuis 1995. La maison du politique corrompu doit devenir le local de l’association Anticor ou de U Levante. La maison de l’ancien ministre condamné pour évasion fiscale doit devenir une école hôtelière où les jeunes apprennent un métier qui en fera des citoyens libres!

Le monde de l’ESS, Anticor, Crim’HALT y étaient parvenu en 2016 avant que le Conseil Conseil Constitutionnel ne retoque notre amendement. Quand je vous dis que l’Etat ne fait pas son travail…

 

Crim’HALT à la nuit des idées Marseille

Lanceurs d'alerte - copie 2Dans la foulée du 3ème salon des livres et l’alerte, et à l’invitation de MarseilleenCommun, Crim’HALT s’est rendu au Forum des lanceurs d’alerte au Mucem de à Marseille.

Crim’HALT défend le « lancement de l’alerte » comme le fait de pouvoir signaler, en responsabilité, une information d’intérêt général. Depuis la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la liberté d’expression est érigée en principe de base dans notre République. De facto, chaque citoyen doit pouvoir livrer une information sans craindre des représailles.

Ainsi, Renaud Muselier Président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur a coutume de lancer l’alerte sur le mandat politique « politico-mafieux » (citation dans la Provence le 25/01/2018) de M . Guerini, sénateur et ancien président du Conseil départemental. Problème? M. Guerini n’est toujours pas jugé pour prise illégale d’intérêts, trafic d’influence et association de malfaiteurs… On attend son procès depuis 5 ans! M. Guerini est donc innocent et il ne s’agit plus d’une alerte mais peut-être de diffamation. En outre, tant que la mafia ne sera pas prouvée dans l’enceinte d’un tribunal, la mafia n’existera pas en France, état de droit. C’est pourquoi « lancer l’alerte » en matière de grande criminalité revient à demander pourquoi tous les gouvernements qui se sont succèdés n’ont pas mis en place un délit d‘association mafieuse en France?

Le délit d’association mafieuse est préconisé, depuis 1992, par la Commission parlementaire d’information sur mes moyens de lutte contre les tentative de pénétration de la mafia en France (un document parlementaire mis à disposition du public sur internet par FLARE ancêtre de Crim’HALT).

Le délit d’association mafieuse est conseillé aux Etats membres, en 2013, par la Commission CRIM du Parlement Européen.

Lors de la table ronde sur « Alerter pour agir », rebondissant sur cette énième alerte de M. Muselier par voie de presse, le président de CrimHALT propose des solutions pour mieux lutter contre la grande criminalité et revient sur un dispositif révolutionnaire : l’usage social des biens confisqués (cf. Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !)

Le Président s’est déplacé avec du jus de fruits siciliens bios faits par des coopératives sur des terres confisquées à la mafia ; de la marque Libera Terra cf. Crim’HALT avec la coopérative Valle del Marro).

L’idée serait que la maison du corrompu marseillais deviennent la maison des Lanceurs d’alerte à Marseille!

Retrouvez l’intervention du président dans cet extrait vidéo

Retrouvez la vidéo et le programme très riche de cette nuit des idées.

Forum des lanceurs d’alertes

Nuit des idées

Rencontres-débats/Conférences

En anglais, on les appelle whistleblowers : en « soufflant dans le sifflet », une personne ou un groupe alerte l’opinion sur une menace sociale, sanitaire, démocratique ou environnementale. Leur point commun : prendre la parole quand les autres se taisent. Des hommes, des femmes qui prennent un jour le risque de sacrifier leur carrière, leur confort, leur vie privée, pour dénoncer ce qui leur semble injuste, au nom de l’intérêt général.

Dans le cadre de la Nuit des idées, le Mucem et le collectif citoyen « Marseille en commun » proposent une série de rencontres en présence de lanceuses et lanceurs d’alerte, d’organisations de lutte contre la corruption et l’opacité, de journalistes et de personnalités venus d’Europe et de Méditerranée. Qui sont les lanceurs d’alertes ? Quels sont leurs différents modes d’actions ? Quel soutiens et relais trouvent-ils dans la société civile ? Quels types de protection juridique peuvent-ils revendiquer ? Lanceurs d’alertes : mode d’emploi.

Co-organisation du collectif citoyen « Marseille en commun ».

Revoir le live de la soirée Interview Edward Snowden


Plénière d’ouverture : Galerie de délivreurs d’alertes


18h30

Introduction : Ariane Ascaride (comédienne) – sous réserve

Avec Barbara Allen (directrice scientifique de Fos Epseal), Raymond Avrillier (lanceur d’alerte de la gestion de l’eau à Grenoble), Thomas Dietrich (ex-secrétaire général démissionnaire de la Conférence Nationale de Santé), Daniel Ibanez (lanceur d’alerte contre le projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin), Jean-Luc Touly (ex-salarié de Véolia, animateur du FRICC), Olivier Dubuquoy (géographe, lanceur d’alerte sur les boues rouges), Pierre-Alain Mannoni (association Roya citoyenne, condamné pour délit de solidarité avec les migrants), Karim B. (transporteur routier, lanceur d’alerte sur les produits toxiques déversés sur un site d’ArcelorMittal).

Animation : François Pécqueur (co-initiateur du mouvement citoyen participatif La Belle Démocratie).

En trois minutes chacun, des lanceurs d’alerte étant intervenus dans différents domaines (sanitaire, environnemental, démocratique, etc.) racontent ce qui les a poussés à prendre la parole pour révéler des faits qu’ils jugeaient contraire à l’intérêt général. De quelle façon ont-ils agi ? Quels obstacles ont-ils rencontrés ? Cette table ronde mettra par ailleurs en exergue le déficit d’encadrement juridique autour des lanceurs d’alertes.

Barbara Allen
Raymond Avrillier
Thomas Dietrich
Daniel Ibanez
Jean-Luc Touly
Olivier Dubuquoy
Pierre-Alain Mannoni
Karim B.

Table ronde 1 : Alerter pour agir


19h30

Avec : Edward Snowden (via skype), Fabrice Rizzoli (professeur à Sciences Po Paris, président fondateur de Crim’HALT), Eric Alt (Anticor), Martin Pigeon (chercheur à l’Observatoire européen des lobbys – CEO), Henri Thulliez (Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique), Michèle Rivasi (eurodéputée, co-fondatrice de la CRIIRAD).

Animation : Hervé Kempf (journaliste, fondateur de Reporterre).

Si les cas et les modalités du lancement d’alerte présentent une grande variété de situations, le lanceur espère toujours trouver le soutien de corps intermédiaires et de médias afin de sensibiliser l’opinion publique. Anonymat des révélations, fausses accusations, mesures provisoires afin d’empêcher les représailles jusqu’à l’issue officielle d’une procédure administrative ou judiciaire… Cette table ronde aborde aussi la question du soutien officiel de l’alerte.

Edward Snowden
Eric Alt
Michèle Rivasi
Hervé Kempf

Table ronde 2 : Du bon rôle des médias dans l’alerte


21h

Avec des journalistes de Marsactu, Mediapart, Le Lanceur, le Ravi, Reporterre et Olivier-Jourdan Roulot (journaliste indépendant).

Animation : Caroline Chaumet-Delattre (Lanceurs d’alerte / Passeur d’alertes).

La liberté de la presse et la protection des sources doit être intégrée à la protection des lanceurs d’alerte. Si les médias ont un rôle clé dans la révélation des scandales, ils peuvent aussi s’avérer être une arme à double tranchant qui parfois, au lieu de protéger les lanceurs d’alerte, les isolent encore plus. Cette table ronde réunit différents médias spécialisés dans l’investigation et la défense des lanceurs d’alerte afin d’évoquer leurs méthodes de travail ainsi que les questions relatives à la protection des sources et au secret d’affaires.


Table ronde 3 : La protection juridique des lanceurs d’alertes. Etat des lieux et revendications


22h30

Avec : Nicole-Marie Meyer (lanceuse d’alerte, Transparency France), Enrico Ceci (lanceur d’alerte, fédération internationale des lanceurs d’alerte – sous réserve), Glen Millot (Sciences citoyennes), Virginie Rozière (députée européenne, auteure du rapport d’initiative voté par le Parlement européen « Mesures légitimes visant à protéger les lanceurs d’alerte qui agissent au nom de l’intérêt public »).

Animation : Daniel Ibanez (auteur de Lyon-Turin, les réseaux déraillent et fondateur du Salon « des livres et l’alerte »).

La définition juridique des lanceurs d’alerte est souvent trop restrictive ; leur protection juridique doit être basée sur l’information révélée. Cette table ronde questionne notamment la « procédure » à respecter par le lanceur d’alerte afin d’être considéré comme tel : peut-il divulguer l’information directement aux médias avant de passer par la case interne ou institutionnelle ? La question de l’inversement de la charge de la preuve en cas de litige entre l’entreprise et l’employé est aussi au cœur des problématiques liées à la protection du lanceur.

Nicole-Marie Meyer
Enrico Ceci
Glen Millot
Virginie Rozière

Espace Agora


18h-minuit – Forum, librairie et projection

Entre forum associatif (avec stands et tables de presse), librairie (avec dédicaces des auteurs intervenants en soirée), buvette et petite restauration, l’Espace Agora propose la projection en continu du web-documentaire de Moran Kerinec Lancer l’alerte, ainsi que de courts portraits de lanceurs d’alerte réalisés par Caroline Chaumet-Delattre (Passeur d’alertes).


L’atelier du lanceur


19h-minuit

Sous garantie d’anonymat, cet atelier vous invite à partager, avec des « experts » de l’alerte, des faits qui vous paraissent contrevenir à l’intérêt général et d’envisager des modes d’action appropriés. Chaque session (1 heure) est limitée à 10 participants (inscriptions à : lanceurdalertemucem@gmail.com).