ONUDC : le crime organisé tue autant que les conflits armés!

D’après une étude de l’Organisation des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) publiée le 8 Juillet 2019, le nombre de personnes tuées par homicide en 2017 (464 000) était de cinq fois supérieur à celui des êtres humains morts à cause d’un conflit armé (89 000). Yury Fedotov, le directeur exécutif de l’ONUDC a déclaré que l’étude mondiale sur l’homicide cherchait à mettre en lumière les meurtres liés au genre, la violence meurtrière des gangs et d’autres défis de la sorte, afin de soutenir la prévention et les interventions visant à réduire les taux d’homicides.

Parmi ces 464 000 personnes, 19 % sont des victimes du crime organisé. Autrement dit, en 2017, le crime organisé a fait autant de victimes que tous les conflits armés dans le monde et le terrorisme réunis.

Depuis le début du XXIe siècle, le crime organisé a tué à peu près autant de personnes que tous les conflits armés du monde. Ce chiffre surprenant montre bien que le crime organisé constitue une nuisance pour les sociétés, d’autant plus qu’il participe également à la déstabilisation des États.

Néanmoins, les moyennes mondiales et régionales des taux pour les différents types d’homicides masquent des variations considérables d’un pays à l’autre. Par exemple, les pays d’Amérique latine où les taux d’homicides sont relativement élevés tels que les Bahamas, la Colombie, El Salvador, le Honduras, la Jamaïque et le Panama, enregistrent également la plus forte proportion d’homicides dans le monde liés au crime organisé et aux gangs.

Honduras-presque-tous-commerces-gardiens-securite
A Tegucigalpa, la capitale du Honduras, presque tous les commerces ont des gardiens de sécurité armés. Ce métier est largement considéré comme le plus dangereux puisque les gardiens sont souvent tués juste pour voler leurs armes.

En revanche, dans les pays européens où les taux d’homicides sont faibles, la proportion d’homicides liés au crime organisé et aux gangs est faible : les homicides liés au partenaire intime / à la famille sont les plus fréquents dans ces pays. Il en va de même pour le Canada et les États-Unis, où l’homicide conjugal / familial représente une part beaucoup plus importante que l’homicide lié au crime organisé et les homicides liés aux gangs et au vol qualifié.

L’étude révèle un autre élément intéressant. Sur les 89 000 décès causés par un conflit armé, 26 000 sont dus au terrorisme [1].  Ainsi, le terrorisme international est impliqué dans moins de 5% des homicides. La population peut donc se rassurer et reconsidérer la menace terroriste sur leur intégrité physique.

Crim’HALT rappelle qu’il existe des solutions qui font reculer la violence du crime organisé. C’est pourquoi, nous militons pour

Un statut de coopérateurs de justice

Le délit d’association criminelle

L’usage social des biens confisqués

[1] Le chiffre comprend les auteurs des attentats eux-mêmes.

« Banalisation de la violence » : Crim’HALT donne la parole

Crim’HALT a choisi de donner la parole à un jeune étudiant en géopolitique qui s’insurge contre la multiplication des programmes télévisés liés au crime. Les émissions sur la criminalité en général et la grande criminalité ne sont pas à mettre sur le même plan mais elle sont liées par un thème commun : la violence. Comme la violence est la principale ressource des toutes les organisations criminelles, nous pouvons ici lier les deux types de programmes : émissions sur le crime et fictions sur les organisations criminelles. Lire la suite

De « l’association mafieuse » à « l’association criminelle »

NON! Contrairement à la pensée commune, l’association criminelle n’existe pas en droit français. Il existe l’association de malfaiteur, infraction connexe – fourre-tout judiciaire et la circonstance aggravante de « bande organisée ».

Lire la suite