À la Une

Salon « Des livres et l’alerte » 3

PROCHAINE ÉDITION :
LES 2 ET 3 DÉCEMBRE 2017

La Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
Métro : Couronnes (ligne 2)
ou Parmentier (ligne 3)

ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE
Réservation possible à reservation@maisondesmetallos.org

Découvrez le salon :

Daniel Ibanez, auteur de livres sur le projet Lyon-Turin, (voir le documentaire complet ici) en partenariat avec la librairie argenteuilloise Le Presse-Papier lancent leur troisième édition du salon du livre des lanceurs et des lanceuses d’alerte.

Crim’HALT, partenaire de l’événement, y tiendra un stand tout au long de ces deux journées et vous invite à l’y retrouver.

Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT, animera une table ronde sur « l’alerte face à la grande criminalité », avec Bruno Piriou, Hélène Constanty et Xavier Monnier. Nous serons ravis d’y accueillir également Severin Medori, maire de Linguizetta pour partager son expérience sur la lutte contre la mafia corse. (samedi 2 décembre, à 17h, en salle « claire »)

Voir la participation de Crim’HALT aux précédentes éditions :

 

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Crim’HALT sur BFMTV

BFM_PoliceL’ex-chef de l’OCTRIS est mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants!
Mais comment en est-on arrivé là?

Crim’HALT s’est déjà penché sur cette question :

Cliquez : Un collectif s’attaque aux excès de la politique antidrogue

Cliquez : Conférence – Trafic de drogues : quel bilan de la prohibition ?

3 secondes d’ITV pour effleurer le sujet sur BFMTV avec Axel Ronde, Secrétaire général du syndicat VIGI Police Île-de-France, Fabrice Rizzoli, docteur en sciences politiques, spécialiste du crime organisé – président de l’association Crim’HALT et Claire Andrieux, journaliste police-justice de RMC.
Cliquez : BFM Story, du vendredi 25 août 2017, présenté par Thomas Misrachi.

Pour en savoir plus Les Grands Dossiers de Diplomatie

Crim’HALT dans le Fatto Quotidiano

Il Fatto Quotidiano
Il Fatto Quotidiano

Il fatto quotidiano, « le Médiapart italien » parce qu’il n’est financé que par ses lecteurs… produit une grande enquête sur le crime organisé en Europe. Publiée en italien et en anglais, vous pouvez la retrouver en cliquant : « Organized crime in Europe »

Dans un des focus, sur la France, Il fatto a interviewé le président de Crim’HALT :

L’ANTIMAFIA A l’ITALIENNE

Le président de Crim’HALT

According to antimafia activists, French civil society suffers from a scarce awareness of the organised crime phenomenon. The Italian NGO Liberafounded in 1995 by Don Luigi Ciotti to create a culture from the bottom of antimafia is notable for giving information and raising awareness in this respect. It is a recognised association in France and its president is 23 year old Marino Ficco. The antenna in Marseille is made up of groups of workers and researchers who organise public meetings and lessons in schools. Libera is also spokesman for the fight for a law that, as in Italy, enables social recycling of confiscated commodities. One of the advocates of the campaign is Fabrice Rizzoli, founder of the association Crim’HALT and expert in organised crime: “It would be a giant step forwards for a change in mentality : to make aware that not only does crime not pay, but that which is taken is given back to the community”. In the last legislation, thanks to his lobbying, the proposal was presented three times but always rejected.

[Adopted in december 2016  by the Parlement, the law was rejected in january 2017 by the Constitutional Concil for procedural reason… NDA CF. Press release: confiscated property escapes civil society! ]

I must say” continues Rizzoli “that I thought we’d make it. But there’s a lot of ignorance”, Crim’HALT was created also for this purpose, to give information on a neglected subject and improve access of the population to, for example, the Sirasco reports or to court judgements. “Transparency and awareness for a knowledgeable reflection”, can be read on the poster. And the journey is still long. (cf. Martina Castigliani)

Crim’HALT sur Libé!

Libé_AutoriséeLe 6 juillet dernier, le président de Crim’HALT était interviewé par le journaliste Mathieu Ait Lachkar Fulbert du journal Libération concernant les mafias italiennes : deux grandes opérations concernant la ‘Ndrangheta Calabraise (ici) et concernant la Camorra ont eu lieu en quelques jours. A noter l’implantation de ces mafias dans toutes l’Europe en particulier en Espagne.

Fabrice Rizzoli reconstruit l’histoire du groupe mafieux et les perspectives d’évolution

Le 4 juillet, la police italienne a mené une opération d’envergure contre la mafia calabraise. Vingt-quatre familles du sud du pays étaient visées. Pour «Libération», Fabrice Rizzoli, auteur de «la mafia de A à Z», revient sur ces arrestations, sur les activités de la mafia calabraise, ainsi que sur l’implantation des mafias en Europe.

Le Livre sur les mafias
Le livre sur les mafias

Encore plus réel que la série italienne Gomorra tirée du livre (2006) de Roberto Saviano, condamné à mort par la Camorra, et qui vit depuis sous protection policière. Mardi 4 juillet, quelque 1 000 carabiniers débarqués par hélicoptères, avec des chiens et des spécialistes de la recherche de bunkers pouvant servir de cachette pour les chefs mafieux, ont été déployés avant d’arrêter 116 membres de la ‘Ndrangheta (la mafia calabraise) visés par des mandats d’arrêt. L’opération a permis de mettre à jour les nouvelles structures de l’organisation, dont des sortes de tribunaux supposés résoudre les conflits internes entre les divers clans. Active depuis le milieu du XIXe siècle, la tentaculaire ‘Ndrangheta dépasse désormais sa rivale sicilienne Cosa Nostra sur le plan du chiffre d’affaires comme sur celui des effectifs. Entretien avec Fabrice Rizzoli, auteur de la mafia de A à Z.

Qu’est-ce que la ‘Ndrangheta ? Quelles sont ses activités ? Selon une étude de l’institut italien Demoskopika, elle serait aussi rentable que la Deutsche Bank et McDonald’s réunis…

mafias_italiennes
Les territoires d’origine des mafias

La ‘Ndrangheta est tout simplement la mafia italienne la plus puissante. Elle est considérée comme numéro un, aussi bien en nombre d’affiliés [ils seraient au nombre de 60 000, ndlr], qu’en termes de revenus : près de 40 milliards d’euros par an. Originaire de Calabre dans le sud de l’Italie, elle opère dans tout le pays et même ailleurs en Europe, au Canada, et en Australie, mais aussi en Amérique Latine où elle a établi de véritables narco-comptoirs. Le trafic de drogue, et plus précisément de cocaïne, est l’une de ses premières sources d’argent, avec environ 40% de ses bénéfices. L’un des plus grands ports européens de transit de marchandises se trouve en Calabre, un atout majeur pour faire du trafic. Outre la cocaïne, il existe en Calabre une grande culture de cannabis. Au reste de ses activités figure bien sûr la contrebande, le racket, et surtout les revenus de l’économie légale puisque, comme la plupart des autres mafias, la ‘Ndrangheta y blanchit son argent. Ce n’est pas pour rien si c’est la plus puissante des mafias italiennes [devant la Camorra, Cosa Nostra, la Sacra Corona Unita, la Stidda, ndlr]. Elle génère plus d’argent, elle a plus de membres, et moins d’indics, de mafieux qui quittent leur clan pour témoigner devant la justice.

Avec cette opération, peut-on parler d’un virage pris par les autorités italiennes, d’un progrès dans la lutte anti-mafia ?

Les progrès sont notables depuis les années 90, quand l’Italie a commencé à se doter de mesures anti-mafia comme le délit d’association mafieuse, la confiscation de biens, la dissolution des conseils élus pour infiltration mafieuse, ainsi que la création de la Direction nationale des enquêtes anti-mafia. Les coups de filet étaient beaucoup moins récurrents dans les années 50-60. Aujourd’hui, des milliers de mafieux sont en prison et 12 milliards d’avoirs leur sont saisis tous les deux ans. Et ça fonctionne. Conséquence : aujourd’hui, ils tuent moins. Voilà donc un progrès, surtout quand on sait que dans les années 80, c’était un mort par jour à Naples. Magistrats, journalistes, prêtres, personne n’était épargné. En Sicile, toujours dans les années 80, on dénombrait 3 000 morts en trois ans entre 1979 et 1982. On peut donc parler d’opérations utiles qui affaiblissent la mafia italienne. Même si les menaces et autres intimidations envers les journalistes et les commerçants existent toujours… Ceci dit, on peut s’interroger sur le fait que d’autres prennent le relais.

Faut-il y voir une forme d’échec ?

Non, car ce qui est pris est pris. Mais il est vrai que si la mondialisation criminelle n’est pas stoppée, alors la mafia a de beaux jours devant elle.

Au lendemain de ce coup de filet en Italie, la police espagnole a arrêté 24 personnes liées à la Camorra, peut-on parler de transnationalisation de cette mafia ?

Fabrice Rizzoli, président de Crim'HALT
Le président de Crim’HALT

Les mafieux quittent leur pays pour trois raisons : d’abord fuir la violence du clan adverse [bien que les règlements de comptes se poursuivent parfois à l’étranger, comme à Duisbourg où une guerre de clans avait fait 6 morts en 2007, ndlr], ensuite la justice et enfin pour faire des affaires criminelles. Et là, l’Espagne est une très belle destination, car considérée comme un «porte-avions» de la drogue en Europe. C’est un pays de transit pour le cannabis qui vient du Maroc, mais aussi pour la cocaïne provenant d’Amérique latine. Dans les années 80, la Camorra était un grand importateur de cocaïne. Et pour faire ce business, il fallait rencontrer les cartels colombiens dans les plus beaux hôtels de Madrid. L’Espagne est également un pays de blanchiment. Pendant longtemps, il n’y a pas eu de législation autour de cette pratique, et avec le développement hôtelier, les Espagnols se sont laissés aller à une colonisation mafieuse sans précédent. Enfin, depuis les pleins pouvoirs donnés aux magistrats italiens, les mafieux sont allés dans les pays où il y a très peu d’enquêtes sur eux. C’est assez simple : quand ils ne font pas de grosses affaires en Italie, ils vont dans les pays où le panel juridique anti-mafia est moins à risques. C’est d’ailleurs ce que disait entre les lignes Pietro Grasso, ancien procureur national anti-mafia : «Affaiblir les organisations mafieuses multiplie les alliances transnationales.» (cf. Crim’HALT dans « Riviera Nostra » : le film)

Alors que faire ?
Le problème, c’est que la globalisation économique et financière a créé des opportunités pour les mafieux. La question des solutions renvoie à la question de la fin de la prohibition des drogues, de la lutte contre les paradis fiscaux, l’instauration d’un délit d’association criminelle… Mais il faudrait intensifier les confiscations, et pourquoi pas mettre les biens saisis à disposition de la société civile (cf. communiqué de presse de Crim’HALT sur la loi Egalité et citoyenneté en janvier dernier). C’est justement ce qu’on appelle «la réutilisation sociale des biens confisqués». D’ailleurs, l’Italie a fait le choix de ne pas mettre aux enchères ses saisies car la puissance économique des mafias permettrait leur rachat.
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Crim’HALT dans La Croix

Le 4 juillet, Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT était interviewé par le journaliste Noé Michalon du journal La Croix concernant la ‘Ndrangheta. Un important réseau de cette mafia était visé par des opérations de police deux jours plus tôt :

Après avoir subi une importante descente des autorités italiennes mardi 4 juillet, la mafia calabraise est loin d’avoir dit son dernier mot. Si son pouvoir de nuisance semble s’être amenuisé sur les dernières décennies, ces nouvelles arrestations sont loin de signer la fin de la vendetta.

Lire la suite : Italie : la mafia calabraise n’a pas dit son dernier mot

Collectif Thémis

Tribune Libération

Collectif Thémis
Collectif Thémis

Un collectif s’attaque aux excès de la politique antidrogue

Baptisé Themis, un groupe qui rassemble juristes, magistrats, policiers, chercheurs et citoyens, entend peser sur le débat dans les prochains mois.

La société française est-elle enfin mûre pour débattre des politiques publiques en matière de drogues ? Convaincu que le renouvellement d’une partie de la classe politique va créer un appel d’air sans précédent, un mouvement inédit se structure pour en finir avec le statu quo et bousculer les nouveaux députés sur le sujet. Rassemblant juristes, policiers, magistrats, universitaires, citoyens et associations de tout bord, le groupe Thémis part d’un constat simple : la politique antidrogue menée depuis près d’un demi-siècle est un échec total. Considérée comme le pays d’Europe où la consommation de cannabis est la plus élevée, la France est aussi celui où la politique pénale est la plus répressive.

Rien de surprenant, dès lors, que 84% des Français jugent la législation actuelle «inefficace» pour limiter le trafic et la consommation de drogue, selon un sondage Ipsos d’octobre 2016. Plusieurs facteurs témoignent de la dérive actuelle et de ses conséquences sociales désastreuses. Engorgement des tribunaux et des prisons, multiplication des risques sanitaires, augmentation des règlements de compte liés au trafic de stups, mise en cause des méthodes de certains services de police visant à satisfaire la politique du chiffre : le système est à bout de souffle.

«A plat»

Alors que le débat sur le sujet est englué depuis des années sur le terrain de la morale, les fondateurs de Thémis revendiquent une approche transversale, destinée à renouer le dialogue entre des protagonistes jusqu’ici trop peu habitués à réfléchir ensemble. «Ce décloisonnement est indispensable, juge Benjamin-Alexandre Jeanroy, cofondateur du collectif et consultant pour l’UNODC, l’agence de l’ONU en charge des drogues et du crime organisé. Alors que des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, le Portugal, l’Allemagne ou la Suisse ont entamé des réformes majeures, la France reste à l’écart de ce mouvement malgré un bilan qui ne cesse de s’aggraver.» A ses côtés, deux autres bons connaisseurs de la lutte antidrogue entendent porter le débat. Fabrice Rizzoli, docteur en sciences politiques et fondateur de Crim HALT, association pour l’implication de la société civile contre la grande criminalité, et Hubert Avoine, témoin privilégié des activités de l’Office français des stups, à l’origine d’une enquête ouverte par le parquet de Paris pour «trafic de stupéfiants» visant les méthodes de la police. «Au-delà des procédures judiciaires en cours, il est devenu urgent de remettre tout le système à plat», estime Benjamin-Alexandre Jeanroy.

«Non partisan»

Pour amplifier sa démarche, Thémis s’appuie sur l’organisation Expertises citoyennes horizontales (Echo), qui se présente comme «un lobby citoyen et participatif, politique mais non partisan». A l’origine d’une tribune publiée en février dans le Monde et signée par une centaine de personnalités, intellectuels, policiers, scientifiques politiques, Echo entend désormais créer des passerelles avec la société civile. Plus que jamais, la question des drogues se situe au carrefour de l’éducation, de l’intégration, du logement social et de la santé publique. Au cours des prochains mois, plusieurs comités locaux doivent être mis en place afin de fédérer un public large et des profils d’horizon divers autour de débats participatifs, aussi bien dans les grandes métropoles comme Marseille, Lyon, Lille ou Paris, que dans les régions plus reculées mais tout aussi exposées aux trafics.

Un débat politique et citoyen qui doit aboutir à une série de propositions concrètes destinées à réformer le système, liste qui sera remise aux présidents de groupes parlementaires à l’Assemblée nationale et au Sénat en septembre 2018. Emboîtant le pas d’un collectif d’une vingtaine d’avocats pénalistes, Thémis entend également militer pour la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les méthodes controversées des services de douanes et de police dans la lutte antidrogue. Avec la même intuition : difficile d’envisager un nouveau cadre tant que les failles du système actuel n’ont pas été clairement identifiées.

Emmanuel Fansten

La tribune sur Libération

 

Crim’HALT aux Grands Voisins

Retour sur le workshop :

« Journalistes : quel rôle dans la lutte contre la corruption ? »

L’espace associatif des Grands Voisins, à Paris, a accueilli le workshop « Journalistes : quel rôle dans la lutte contre la corruption ? », le 16 juin dernier. Un rendez-vous rendu possible par l’ONG European Youth Press, réseau de jeunes journalistes européen et le magazine Cafébabel, dans la continuité de leur collaboration autour du projet Reporting Against Corruption. L’événement a réuni plus d’une vingtaine de participants, principalement de jeunes journalistes, autour des organisateurs et des intervenants Fabrice Rizzoli, représentant Anticor et président de l’association Crim’HALT et Alexandre Brutelle, journaliste indépendant venant présenter le projet Deputy Watch, première base de données en ligne sur les délits d’élus. L’occasion pour chacun, militants et journalistes, de partager le fruit de leur travail et de réfléchir à la nécessité d’établir un pont entre leurs activités.

ACRP : Reporting Against Corruption, une initiative européenne

19264158_10154713764190662_739676713_oSafouane Abdessalem est tout d’abord revenu sur sa participation au premier workshop du « Reporting Against Corruption Project », au titre de journaliste pour Cafébabel. C’est auprès de dix journalistes européens sélectionnés par European Youth Press qu’il avait participé à une semaine de formation intensive à Anvers en mars dernier. Formation destinée à familiariser les participants à divers outils de la lutte contre la corruption.

Des outils empruntés à différentes pratiques, parmi lesquelles le journalisme d’investigation, le data-journalisme ou encore l’activisme, comme autant de directions données aux jeunes participants pour constituer leur propre « boîte-à-outils » et l’utiliser à leur retour dans leurs pays respectifs.

Ces derniers devaient également se charger de l’organisation d’un workshop porté autour de la même thématique, permettant ainsi le rendez-vous donné le 16 juin aux Grands Voisins.

Identifier la corruption avec Fabrice Rizzoli

19349416_10154713765220662_1788171540_oSuite à cette présentation, Fabrice Rizzoli s’est exprimé sur le thème du workshop en tant que représentant de l’association et président de Crim’HALT, à l’invitation des organisateurs. Il a présenté au public différents exemples de points de blocage institutionnels ralentissant la lutte contre la corruption.

Manque d’indépendance des procureurs vis-à-vis de l’exécutif, mise sous tutelle des Officiers de police judiciaire par leurs supérieurs hiérarchiques plutôt que par des magistrats enquêteurs ; nombreux sont les points institutionnels pouvant, en France, court-circuiter l’action de l’état en ce domaine.

Parmi ces derniers, le président de Crim’HALT, a mentionné l’existence du fameux « Verrou de Bercy », donnant le dernier mot au ministre de l’économie en matière de poursuites fiscales, lorsque ce rôle est habituellement réservé au procureur de la République pour tout ce qui relève du pénal. Pour rappel, la suppression de ce verrou avait été rejetée de peu à l’Assemblée Nationale en juillet dernier.

Fabrice Rizzoli a aussi fait écho à la crise que traverse actuellement la presse en matière d’indépendance éditoriale, citant l’attaque du Figaro essuyée par Anticor en 2015, au moment de la plainte déposée par l’association contre Serge Dassault, propriétaire du journal.

Enfin, il a également insisté sur l’usage social des biens confisqués comme unique moyen d’impliquer les citoyens contre la corruption, par exemple en reconvertissant des biens mal acquis et confisqués par l’état en lieux ouverts aux citoyens. C’est à ce titre que l’association Anticor devrait se voir mis à disposition l’appartement de Claude Guéant pour qu’il devienne le siège de la seule association anticoruption indépendante. La maison de Patrick Balkany devrait devenir la maison des journalistes. Une mesure par ailleurs recommandée par la Commission Spéciale du parlement européen contre le Crime organisé, la corruption et le blanchiment [CRIM].

Un énorme merci au Conseil Constitutionnel pour avoir retoqué l’amendement usage social des biens confisqués (cf. Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !)

Deputy Watch : du data-journalisme militant

cropped-logo_deputywatchAlexandre Brutelle, président du média associatif Politics Watch, a ensuite partagé avec le public le site Deputy Watch, première base de données des délits d’élus, réalisée à la veille des élections législatives avec la participation de nombreux jeunes journalistes français.

L’objectif de ces derniers : offrir aux votants un moteur de recherche récapitulant le passé judiciaire des députés sortants se représentant aux élections. Un projet en réponse au flot rapide et continu de l’information, où les manques de probité de nos élus se noient régulièrement.

Il a par la suite fait état des projets à venir pour le site : la création d’une nouvelle plateforme agrégeant de nouveaux types d’élus, parmi lesquels les sénateurs ou les députés européens. Mais également un nouveau média indépendant, qui informera le grand public sur les méthodes que les citoyens peuvent emprunter au journalisme afin de s’organiser eux-mêmes contre la corruption.

Des initiatives à suivre !

Alexandre Brutelle & Fabrice Rizzoli

Crim’HALT dans « Riviera Nostra » : le livre

Riviera-nostraDeux mois après la sortie du film (cf. Crim’HALT dans « Riviera Nostra » : le film), Jean Michel Verne, journaliste auteur de plusieurs ouvrages, propose le premier livre sur les mafias italiennes sur la côte d’azur.

Jean Michel Verne, connaisseur de l’Italie, avait accepté l’invitation à Ethicando en 2O13 pour présenter son très utile livre « main basse sur Marseille…« . qui décortique le système Guerini.

C’est dans ce contexte qu’il cite Crim’HALT comme association qui tente d’informer la société civile sur la grande criminalité.

Un livre à acheter et à lire : Riviera Nostra

Crim’HALT et Libera Marseille à Rome pour le 32ème congrès de Géographie

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Fabrice Rizzoli

A l’invitation de Giuseppe Muti, docteur en géographie, prix du Ministère de l’environnement italien pour sa thèse sur la criminalité environnementale et les mafias italiennes, Fabrice Rizzoli docteur en sciences politiques et Tommaso Giurati, doctorant en sociologie intervenant à la summer school Crim’HALT, étaient invités à faire une communication sur le crime organisé en France.

Cette communication avait lieu dans le cadre du 32ème congrès de Géographie italienne

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Tommaso Giurati

dans une session nommé – Culture, légalité, territoire : la contribution de la géographie des disciplines historico-social des études sur la criminalité organisée.

Fabrice Rizzoli président de Crim’HALT et Tommaso Giuriati de Libera Marseille intervenait en italien sur :  « Mafia e criminalità organizzata nelle ricerche scientifiche in Francia. I luoghi di socializzazione dei milieu francesi e l’esempio dei bar di Marsiglia » en mettant en avant l’importance de l’implication de la société civile pour comprendre ces phénomènes.

Crim’HALT sur France Inter

France_InterL’émission SECRETS D’INFO par Jacques Monin décide de s’attaquer au projet de tunnel ferroviaire sous les Alpes dénommé le « Lyon-Turin ». L’enquête, menée par Philippe Reltien, démontre un projet inutile financé par l’argent contribuable ; un scandale dénoncé par Daniel Ibanez, inventeur du Salon – Des livres et l’alerte et prix éthique Anticor 2016.

Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT, accompagné d’un membre de l’association, répond aux questions du journaliste dans les locaux de France Inter. Une des questions concernait les certificats antimafias qui existent en Italie et qui devraient s’appliquer à ce chantier. A ce sujet, la déclaration du président de la délégation française de la Commission pour la liaison ferroviaire Lyon Turin : « Les préfets de Turin et de Lyon sont habilités par ce règlement à demander qu’on écarte une offre sur la base d’une simple suspicion. » est pour le moins étrange.

Si il suffisait d’écarter des entreprises sur simple suspicion, il eut été simple de ne pas donner, à Menton, des chantiers à la mafia calabraise (cf. Le reportage (France 2, le13h15) sur l’infiltration mafieuse en France). En outre, il n’est pas sain d’écarter une entreprise sur simple suspicion! Bref, il existe bien d’autres systèmes pour lutter contre l’infiltration mafieuse dans l’économie légale. Une exemple? Éviter les Grands Projets Inutiles et imposées.

Cliquez :  Lyon-Turin : le tunnel qui valait 26 milliards