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La réutilisation des biens confisqués n’est pas qu’une simple alternative à la revente des anciens biens mafieux. Elle est pratique courante dans certaines régions avec des résultats dépassants le plus souvent les espérances.

Retrouvez sur cette page des vidéos illustrant divers exemple de l’usage social des biens mal acquis.


Vins et huiles antimafia en Sicile

En Sicile, une coopérative rassemble les agriculteurs travaillant sur des terres confisquées à la mafia. Pressions, vols, vandalisme… Leur activité n’est pas sans risque. Le label Liberra Terra garanti que des produits proviennent de terres confisquées à la mafia et sont le fruit d’une agriculture biologique.


Antimafia redistributive : la leçon de l’Italie au monde

Face aux mafias, l’Italie possède une magistrature indépendante, les meilleurs outils de lutte contre la mafia (institutionnels, parlementaires, législatifs) et une société civile mobilisée. Au cœur de ce dispositif unique monde, se situe la confiscation (cf. Contre le crime organisé : pour une confiscation-redistribution), et plus précisément la redistribution de ces biens mal acquis (cf. L’arme qui peut tuer la mafia : la réutilisation des biens confisqués. Cette loi a été obtenue par référendum organisé par le « cartel » d’associations nommé Libera Terra : un triomphe de la société civile. Confisquer les biens mal acquis des criminels pour les transformer centres d’accueil pour handicapés, de formation pour migrants ou en banque éthique revient pour l’Etat de droit à contrôler le territoire, accumuler du capital et créer du consensus social… Retrouvant ainsi sa place face à la mafia.


Confiscation du Café de Paris à Rome : un modèle

Au mois de févier 2012, une équipe de journaliste interviewait Franceso Forgione, ancien président de la commission parlementaire antimafia et auteur de Mafia export. Symboliquement, l’entretien avait lieu à Rome, dans le Café de Paris, confisqué à un clan mafieux

Le Café de Paris, de par son histoire et son aspect médiatique, est un cas d’école de la confiscation préventive antimafia, une confiscation administrative dite sans condamnation pénale du propriétaire.

En l’occurrence, le prête-nom propriétaire, un modeste barbier, n’est pas poursuivi pénalement mais la justice qui avait démontré qu’il était le complice d’un trafiquant, lui a demandé de justifier l’origine légale de son bien. Incapable de le faire, le Café de Paris a été confisqué au complice du trafiquant.

Aujourd’hui, l’établissement est géré par un administrateur et les emplois sont maintenus. Quand on entre sur la gauche, sur une table trône les produits de Libera, le cartel d’association antimafia, en particulier ceux de Libera Terra, issus des terres confisquées dans la même zone que celle du trafiquant : l’huile calabraise de la plaine de Gioia Tauro mais aussi le vin de la coopérative « Cento Passi » fait à Corleone, les pâtes de Don Peppe Diana de la province de Caserta et la sauce tomate des terres confisquées à la Sacra Corona Unita.


Reportage d’alerte sur l’infiltration mafieuse en France

Au mois d’avril 2010, alors que la caravane antimafia se rendait sur la Côte d’Azur, Nice Matin révélait qu’une société détenue par des mafieux avait construit l’immeuble Royal Plaza, qui abrite la Communauté d’Agglomération de la Riviera Française (cf. La Riviera « infiltrée » par la mafia calabraise.) mais aussi la Maison de la Justice. Ailleurs, c’est le bâtiment de la Gendarmerie Nationale dont la mafia calabraise a fait le terrassement.

Après enquête, il s’avère que les associés de l’entreprise incriminée ont été condamnés dans les années 90 par la justice italienne. Ils sont à nouveau en procès à San Remo (cf. Il secolo XIX) et à Gêne, mais laa société en question a « seulement » fait les travaux de terrassement pour un promoteur privé. Contrairement à ce qui est dit dans le reportage, les marchés publics ne sont pas directement concernés mais il est regrettable qu’après deux commissions parlementaires (cf. CP 1992 et 2000) et de nombreux signalements, il n’ait pas été mis en place davantage d’outils pour éviter l’infiltration mafieuse dans l’économie légale en France.


La monnaie, talon d’Achille de la mafia

Reportage d’Euronews sur la confiscation et la redistribution des biens mal acquis en Italie, qui a porté un coup dur aux activités criminelles des mafias.


La mode antimafia contre la ‘Ndrangheta

En Calabre, des marques de haute couture s’associent pour faire front contre la mafia en développant le travail local comme moyen de lutte contre la ‘Ndrangheta.


Ethicando : le label antimafia

Une coopérative prend le parti des agriculteurs contre la mafia en promouvant l’implantation d’exploitations sur des terres confisquées à la mafia, en proposant des prix supérieurs à ceux proposés par les criminels et en promouvant l’emploi. A Paris, une boutique commercialise les produits de cette coopérative.


L’importance de la confiscation dans la lutte contre la Camorra

Malgré les coûts que cela représente, la confiscation et la réutilisation des biens mal acquis représente un outil crucial de la lutte contre la Camorra. En offrant des locaux à des associations et établissements publics dans des régions qui en manquent parfois cruellement, ils participent à la résilience de la société civile.