Narcotrafic : une loi ambitieuse pour un résultat incertain

2 Avr 2025 | Articles | 0 commentaires

Nous y sommes.

La proposition de loi « pour sortir la France du piège du narcotrafic » vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale. Les députés ont voté, ce mardi 1er avril, un texte quelque peu modifié par rapport à celui initialement adopté par le Sénat.

Nous vous proposons ici un bref résumé des mesures modifiées, rejetées ou ajoutées par les députés à l’issue d’une longue semaine de débats.

Les principales mesures de la proposition de loi :

1. Création d’un « état-major criminalité organisé », article 1er 

  • L’article premier prévoit la création, par voie réglementaire, d’un service chef de file chargé de la lutte contre la criminalité organisée.
  • Rattaché à la direction nationale de la police judiciaire, ce nouveau service aura pour mission de coordonner l’action interministérielle des services engagés dans la lutte contre le narcotrafic, et, de manière plus générale, contre la criminalité organisée.

2. Création d’un parquet national anti-criminalité organisée (PNACO), article 2 

  • Élargissement des compétences du PNACO à plusieurs infractions, notamment le blanchiment simple, ainsi qu’à certaines infractions commises en détention par les personnes qu’il a poursuivies. Les Juridictions interrégionales spécialisées (JIRS) bénéficieront du même élargissement de compétences (amendements n°595 et n°596).
  • Inclusion du juge d’instruction dans la spécialisation des juridictions (amendement n°597).
  • Possibilité de cosaisine entre les JIRS (Juridictions inter-régionales spécialisées) et le PNACO (amendement n°601).
  • En cas de mise en cause d’un mineur, désignation par le procureur national anti-criminalité organisée d’un procureur spécialisé dans les affaires de mineurs pour conduire les poursuites (amendement n°674).

3. Statut du coopérateur de justice, article 14 

  • Suppression des immunités de poursuites au profit d’une réduction de peine des deux tiers, au lieu de la moitié prévue par le texte initial (Amendement n°32 et sous amendement n°1003).
  • Maintien de l’élargissement du statut aux personnes ayant commis un meurtre, y compris en bande organisée.
  • Remplacement du terme « collaborateur » par « coopérateur » (amendements n°105 et n°146) — une victoire pour Crim’HALT et le Collectif anti-mafia Maxime-Susini, à l’origine de l’amendement.
  • Exclusion de la compétence exclusive du procureur de la République anti-criminalité organisée pour l’octroi du statut de coopérateur si les infractions révélées relèvent du nouvel article 706-74-1 du Code de procédure pénale (amendement n°806).
  • Adoption à l’unanimité de l’article 14 sur le statut de coopérateur de justice.
Adoption de l’amendement n°105 et 146 identique des députés M. Ceccoli et M. Colombani, proposé par le collectif antimafia corse Maxime Susini

4. Création d’un délit d’appartenance à une organisation criminelle, article 9

  • Rattachement du nouveau délit à l’association de malfaiteurs existante : « Toute association de malfaiteurs préparant un ou plusieurs crimes ou délits mentionnés à l’article 706-73 du Code de procédure pénale » (amendement n°586) – une rédaction bien différente de celle initialement prévue par le Sénat
  • Introduction de trois nouvelles infractions (amendement n°582) :
    1. Apologie publique d’une organisation criminelle (2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende, portés à 3 ans et 45 000 € si commis en ligne).
    2. Délit de non justification de ressources tout en étant en lien avec une organisation criminelle (5 ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende).
    3. Concours actif et récurrent à l’organisation ou au fonctionnement d’une organisation criminelle (10 ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende).

5. Réintroduction du « dossier coffre » (article 16)

  • Réintroduit par l’Assemblée après suppression en Commission des lois, et sous-amendé par le gouvernement pour tenir compte de l’avis du Conseil d’Etat (amendement n°939 ; sous amendement n°1004).
  • Possibilité pour le juge des libertés et de la détention, saisi par le procureur ou le juge d’instruction, d’autoriser la non-apparition d’informations relatives à la mise en œuvre d’une technique spéciale d’enquête (date, l’heure, le lieu de la mise en place des dispositifs, personne ayant concouru à leur installation ou à leur retrait) dans le dossier de la procédure si leur divulgation met gravement en danger des personnes.
  • Impossibilité d’utiliser les informations contenues dans ce dossier coffre comme éléments de preuve SAUF
    « lorsque leur connaissance est absolument nécessaire à la manifestation de la vérité » mais que leur divulgation « présenterait un risque excessivement grave pour la vie ou l’intégrité physique d’une ou plusieurs personnes ».
  • Contrôle par la chambre de l’instruction de tout usage dérogatoire de ces informations.
  • À la différence du texte adopté par le Sénat, le recours au dossier coffre est désormais limité aux situations où la vie ou l’intégrité physique d’une personne est gravement menacée. Il ne s’applique donc plus aux cas où l’utilisation de techniques spéciales d’enquête porterait une « atteinte grave et irrémédiable à la possibilité de déployer à l’avenir les mêmes techniques ».

Nouvelles mesures introduites par l’Assemblée

  • Création des quartiers de lutte contre la criminalité organisée en prison, inspirés du 41 bis italien, avec un régime particulièrement dur pour les détenus les plus dangereux (nouvel article 23 quinquies du gouvernement).
  • Expulsion des locataires impliqués dans le trafic de stupéfiants étendue aux bailleurs privés (amendements n°627 et identiques).
  • Prolongation de la garde à vue pour les « mules » (amendement n°841).
  • Restriction du cumul des peines aux infractions commises en détention (amendement n°585).
  • Extension de la protection des témoins aux familles et aux proches (amendement n°230).
  • Protection des interprètes et agents de l’administration pénitentiaire, ainsi que des travailleurs sociaux (amendements n°154 et n°794).
  • Activation à distance des appareils connectés fixes et mobiles, rétablie après avoir été supprimée en Commission des lois (articles 15 ter et 15 quater ; amendements n°783 et n°907 ; amendements n° 5 et identiques)
  • Surveillance algorithmique étendue à la criminalité organisée et interceptions satellitaires, mais sans accès aux messageries chiffrées. Le rétablissement de l’article 8 ter, supprimé en commission, qui permettait l’accès aux messageries cryptées (style whatsapp) a, en effet, été écarté par les députés après de vifs débats.
  • Comparution audiovisuelle obligatoire pour les détenus affectées au sein d’un quartier de lutte contre la criminalité organisée (amendement n°951).
  • Confiscation obligatoire des biens d’origine injustifiée pour le délit de non justification de ressources, mais limitée aux biens saisis préalablement (article 4 bis A). L’article avait été supprimé après une première erreur de vote, et rétabli lors d’une seconde délibération.

Nouvelles infractions

  • Circonstance aggravante pour trafic de stupéfiants avec possession d’arme (amendement n°584).
  • Infraction autonome pour trafic de stupéfiants commis avec une arme (amendement n°856).
  • Interdiction du territoire français pour les étrangers condamnés à une peine d’emprisonnement d’au moins 5 ans pour trafic de stupéfiants (amendement n°630).
  • Circonstance aggravante pour exploitation de mineurs par les trafiquants (amendement n°639).
  • Peine complémentaire d’interdiction de vol ou d’embarcation maritime et d’interdiction de paraître dans un port ou un aéroport (amendement n°842).
  • Infraction sanctionnant les communications illicite entre un détenu et l’extérieur (amendement n°622).

Voici un récapitulatif des principales modifications adoptées. Le reste du texte demeure peu ou prou inchangé. Pour l’heure, le bilan reste mitigé. Certes, plusieurs mesures attendues de longue date ont été adoptées, telles que la création d’un PNACO, l’instauration d’une confiscation élargie obligatoire pour le délit de non-justification de ressources ou encore l’extension du statut de coopérateur de justice aux crimes de sang. Toutefois, d’autres dispositions semblent ne pas cibler le « haut du spectre » de cette criminalité, pourtant l’un des objectifs affichés de cette proposition de loi. Certains juristes estiment que quelques unes de ces mesures portent une atteinte excessive à nos droits et libertés et mettent en garde contre d’éventuelles dérives. La question des moyens alloués aux services d’enquête, à la justice, etc…demeure également.

Il est particulièrement regrettable que l’Assemblée ait rejeté notre amendement visant à privilégier la réutilisation sociale des biens immobiliers confisqués plutôt que leur mise en vente.

Crim’HALT cité à l’Assemblée nationale par la députée Me Hervieu, défendant notre amendement n°189 sur l’usage social privilégié des biens immobiliers confisqués.

Par ailleurs, la nouvelle rédaction du délit d’appartenance à une organisation criminelle soulève plusieurs interrogations. Si les députés ont renoncé à une version édulcorée du délit d’association de type mafieux inspiré de l’article 416-bis du Code pénal italien, c’est pour mieux le rattacher à l’infraction d’association de malfaiteurs déjà existante en droit français.

Or, cette dernière ne permet pas d’appréhender les organisations criminelles dans leur globalité, puisqu’elle suppose que l’association soit constituée en vue de commettre plusieurs délits ou crimes. Pourtant, les organisations criminelles les plus structurées et puissantes ne se limitent pas à des objectifs strictement illicites : elles cherchent également à s’implanter dans l’économie légale. Cette ambivalence traduit leur quête de pouvoir économique. Comme le rappelait Ciro Grandi dans la Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, les infractions dépourvues d’un intérêt patrimonial immédiat, telles que les homicides, sont avant tout nécessaires à la consolidation d’un contrôle sur les activités économiques et commerciales, qu’elles soient licites (marchés publics, entreprises) ou illicites (trafic de stupéfiants).

Enfin, la définition de cette nouvelle infraction d’association criminelle fait l’impasse sur des éléments fondamentaux, tels que le pouvoir d’intimidation des organisations criminelles, leur capacité à générer un consensus social et à imposer une loi du silence par la violence. Dans la version adoptée à l’Assemblée, l’article 450-1-1 du Code pénal apparaît insuffisant pour appréhender le pouvoir corruptif et la pénétration des sphères légales par ces groupes criminels.

De nombreuses mesures devraient être réexaminées en Commission mixte paritaire (CMP), les sénateurs et les députés n’ayant pas voté un texte identique. Rien n’est donc encore définitivement acté. Affaire à suivre…

Pour consultez notre précédent article concernant les principales mesures votées au Sénat : Proposition de loi contre le narcotrafic : encore une bataille remportée par Crim’HALT !

 

Du 22 au 30 août 2026 s’est déroulé le projet L.E.G.A.L. sur les terrains confisqués à la mafia de la coopérative Al Di Là Dei Sogni en Campanie, dans la ville de Sessa Aurunca. L’occasion pour Crim’halt d’y emmener Mohamed Benmeddour, médiateur dans les quartiers nord de Marseille et Yasmina Bel Hadj, chargée de mission prévention de la délinquance (entre autres casquettes toutes liées à la protection de la jeunesse) à la mairie de Marseille, tous deux envoyés sur les conseils de l’association Conscience, fondée par le désormais élu marseillais Amine Kessaci.

Le groupe du projet L.E.G.A.L. lors du premier soir à la coopérative. Autour d’un bon plat de pâtes, évidemment!
Crédit photo : Al Di Là Dei Sogni

L.E.G.A.L. c’est quoi?

L.E.G.A.L. pour Learning, Education & Good-practices for Active Legality – Apprentissage, éducation et bonnes pratiques pour une légalité active. Cette nouvelle formation Erasmus+ est destinée aux travailleurs en lien avec la jeunesse. La formation a réuni 20 personnes : dix-huit travailleurs de jeunesse et deux formateurs. Les participants étaient envoyés par six organisations partenaires, à raison de trois travailleurs de jeunesse par pays : Italie, France, Roumanie, Bulgarie, Serbie et Lituanie.

OBJECTIFS :

– Renforcer les compétences des travailleurs de jeunesse dans l’utilisation de l’éducation non formelle pour promouvoir la légalité, la citoyenneté active et la justice sociale.
– Fournir des outils pratiques pour travailler auprès de jeunes vulnérables et prévenir l’influence de la criminalité.
– Échanger des bonnes pratiques européennes en matière d’action sociale antimafia, – d’engagement communautaire et de réutilisation des biens confisqués.

Concernant notre participation à ce séjour sur la coopérative, en répondant à ce type d’appels à projet européens qui s’inscrivent dans le programme Erasmus +, le rôle de Crim’Halt est ici de faire la connexion entre la ville de Marseille et un des nombreux acteurs engagés en Italie dans la lutte anti mafia. Pour donner des idées à nos responsables locaux, et plus largement sensibiliser les citoyens dans le rôle qu’ils peuvent jouer pour faire reculer la violence causée par le crime organisé en France.

Le groupe du projet L.E.G.A.L. en atelier.
Crédit photo: Jolan Zaparty
Aux côtés de Gaetano, ex-camorriste incarcéré à de multiples reprises depuis ses 16 ans, condamné pour trafic de drogue international et devenu, au travers une fin de peine aménagée au sein de la coopérative, désormais l’un des piliers de Al Di Là Dei Sogni.
Crédit photo : Al Di La Dei Sogni
Durant une semaine, le groupe du projet L.E.G.A.L. a participé activement à la vie de la coopérative, travaillant notamment sur ses 17 hectares de terrains agricoles confisqués à la mafia.
Crédit photo : Jolan ZAPARTY

Un point sur la loi d’usage social des biens confisqués

Il faut aujourd’hui faire le point sur la loi d’usage social des biens confisqués en France : la loi d’avril 2024 permet désormais aux collectivités territoriales et aux associations de se voir attribuer des biens immobiliers saisis pour y mener des projets d’intérêt général ou de logement social. L’élargissement légal permet aux mairies et structures locales de solliciter l’AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués) pour réemployer ces actifs. Finalités sociales : transformation des biens en logements d’urgence, structures d’insertion ou centres pour l’économie sociale et solidaire.

La loi a donc étendu le pouvoir des collectivités qui peuvent désormais préempter ces biens. Mais le mécanisme est encore trop peu connu de leurs services, et trop peu utilisé. A Marseille, l’exemple de la maison d’un trafiquant de cocaïne confisquée aux Aygalades, dans le 14e arrondissement, et transformée en centre d’hébergement d’urgence en 2023 est désormais assez connu. Mais à quand de nouveaux projets? Rien que sur la ville de Marseille, Crim’HALT a déjà eu vent d’au moins trois biens confisqués par l’AGRASC qui pourraient être reaffectés socialement, y compris dans les beaux quartiers comme cet immeuble de haut standing situé sur la Corniche, confisqué à des escrocs de la taxe carbone européenne, mis en vente aux enchères pour 4,7 millions d’euros en septembre 2025, mais qui n’a pas trouvé preneur et reste donc aujourd’hui vide et inoccupé.

Vue aérienne du Carlton Palace sur la Corniche.
Crédit photo : Agorastore

En Campanie, dans le sud de l’Italie mais plus largement partout dans la botte, on compte déjà près d’un millier d’exemples de réussite de ces transformations d’un lieu anciennement criminel en un espace au service de la collectivité. A la coopérative Al Di Là Dei Sogni, Simmaco, à l’origine du projet, rappelle ce que dit le droit :

La loi italienne parle d’une réutilisation à des fins sociales ou productives. Dans le social, on peut tout imaginer : un foyer d’accueil pour mineurs en danger, un centre culturel, une résidence médicalisée pour personnes âgées, un centre d’urgence pour des personnes toxicodépendantes, un lieu dédié à des communautés éducatives, pour les personnes souffrant de handicap mental… Tout est possible. Pour les activités productives, c’est la même chose. Si l’on veut imaginer un atelier de fabrication de tables ou de chaussures, c’est possible. La seule condition est que 30% des personnes travaillant dans la nouvelle structure soient reconnues – par les services de santé ou les services sociaux – comme étant des personnes défavorisées.

Depuis que notre association participe à des séjours Erasmus + sur cette thématique, Crim’Halt en a fait la promotion auprès d’acteurs de l’économie sociale et solidaire, de journalistes, de magistrats… Sans oublier bien sûr les familles de victimes que nous avons emmené sur ces programmes de formation.

A Sessa Aurunca, la coopérative sociale qui nous a hébergé cette semaine est un modèle de partenariat réussi pour aider des publics vulnérables et faire reculer l’emprise criminelle sur un territoire. Celui-ci fait travailler main dans la main des travailleurs sociaux, d’anciens détenus passés par le parcours de coopérateur de justice, des personnes en situation de handicap, d’anciens toxicomanes, les autorités qui luttent contre le crime organisé en Italie…Sans oublier des acteurs du monde éducatif, la population locale et au delà.

Et la coopérative ne compte pas s’arrêter là. Dernier projet en date : la gestion d’un nouveau bien confisqué récupéré par Al Di Là Dei Sogni au mois d’août 2025. Baptisé Al Di Là Del Mare, il s’agit d’une villa cossue située en bord de mer, saisie puis confisquée à un homme d’affaires local véreux qui faisait du business avec la Camorra. L’équipe de la coopérative réfléchit encore à ce qu’elle pourra faire sur place, un restaurant solidaire, un studio de musique pourquoi pas… Une radio associative, pilotée par une ONG, s’est dors et déjà installée au sous-sol de la villa qui compte deux étages et de beaux espaces extérieurs, à 3 minutes à pied de la mer. C’est un peu comme si chez nous, une belle demeure de la Côte d’azur était confisquée à un criminel notoire pour être transformée en centre culturel et social. Ça fait rêver non?

Al Di La Del Mare.
Crédit photo : Jolan Zaparty
Sur la terrasse du nouveau bien confisqué. Simmaco (2ème à g.), fondateur de la coopérative, nous a raconté l’histoire du bien.
Crédit photo : Jolan Zaparty
L’emplacement de la future radio associative.
Crédit photo : Jolan Zaparty

En résumé, pour lutter efficacement contre le crime organisé, il faut aussi des citoyens organisés. Les réseaux criminels se nourrissant des failles de l’État social, s’infiltrant là où l’action des pouvoirs publics se délite, ou les liens entre citoyens d’une même communauté s’affaiblissent. En faisant travailler ensemble une justice indépendante et des élus volontaires, des acteurs de terrain chevronnés et des habitants éclairés, opposons-lui donc une résistance collective.

Lors de notre retour du séjour organisé dans le cadre du projet L.E.G.A.L., la délégation française a pu défendre l’intérêt de tels projets auprès de l’élu Amine Kessaci, déjà fin connaisseur du modèle Italien. Gageons que ces nouveaux retours d’expérience et de terrains lui permettront à lui et à son équipe de monter de nouveaux projets pour faire avancer le modèle de l’usage social des biens confisqués à Marseille.

Retour d’expériences auprès de l’élu marseillais Amine Kessaci.
Crédit photo : Ville de Marseille

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