Pour la seconde fois : une loi d’usage social des biens confisqués

  Communiqué de presse

Crim‘HALT se réjouit du vote de la loi « usage social des biens mal acquis »

Unanimité à l’Assemblée Nationale

« Crim’HALT se réjouit du vote à l’unanimité de la proposition de loi de la députée El Hairy visant l’amélioration de la trésorerie des associations mardi 26 mars à 20h50, montrant ainsi le soutien inconditionnel du pouvoir législatif à l’initiative portée par Crim’HALT. »

En effet, cette proposition de loi, à son article 4, stipule que les immeubles confisqués aux criminels puissent être mis à disposition, à titre gratuit, des associations dintérêt général.« 

L’affectation sociale des biens mal acquis : des citoyens acteurs face à la grande criminalité

Fabrice Rizzoli – « En tant que président de Crim’HALT, je suis heureux que :

la maison du trafiquant de drogue devienne un hébergement d’urgence

l’appartement du corrompu soit mis à disposition dune association d’intérêt général

Militant de la cause depuis 10 ans, j’ai hâte qu’en France on puisse, grâce à la réutilisation des biens confisquéà des fins sociales, réparer le territoire des dommages causés par les trafiquants et les corrupteurs. »

L’appartement de Guéant doit servir à loger des associations anti-corruption. 

Cf. Opération « Guéant rends l’appartement« 

« repenti » : un reportage sur la coopération avec la justice en France

Dans le cadre de l’émission Ghjustizia sur Via stella (France3 Corse), la journaliste Marie Françoise Stifani produit un sujet sur le la coopération d’anciens gangsters avec la justice française (cf. Tribune de Crim’HALT au Monde : réflexions autour du statut de « coopérateur » de justice). Retrouvez ce très instructif reportage avec l’interview du président de Crim’HALT en tant que spécialistes des mafias italiennes :

Conférence à Plougastel : « La mafia, l’Europe et le terrorisme »

 Les élections européennes approchant à grands pas, des questions et des doutes sur la sécurité en Europe émergent légitimement. Comment a évolué le phénomène mafieux au sein de l’Union au cours des dernières années ? Celle-ci constitue-t-elle un rempart contre la criminalité organisée ou lui permet-elle, au contraire, une plus grande liberté d’action ? Et quel impact ont eu la crise migratoire et la politique communautaire qui en a découlé sur les réseaux criminels ?

Annoncé dans le Télégramme

Un ensemble de questions intéressantes et complexes, traité lors de la conférence « La mafia, l’Europe et le terrorisme » qui s’est tenue le 17 octobre dernier à Plougastel, à l’initiative d’Il Gattopardo, comité de jumelage avec Ciminna. Fabrice Rizzoli, spécialiste de la grande criminalité, a eu l’honneur d’en être l’invité principal.

Plougastel

Le retour sur la conférence ici :

A l’issue de la conférence, Fabrice Rizzoli à offert à son hôte, Antonio Ciminna, de la confiture d’orange bio faite par des coopératives sur des terres confisquées à la mafia, comptant parmi les nombreux aliments antimafia produits par Libera Terra cf. Crim’HALT avec la coopérative Valle del Marro)

La lutte continue! (cf. Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !)

 

 

Crim’HALT sur « Democratia » : clientélisme & Marseille

On n’entend que rarement parler de crime organisé en France et quand c’est le cas, cela se réfère souvent à des organisations étrangères. A l’exception de Marseille et de ses banlieues, qui sont manifestement confrontées à ce phénomène mafieux connu du grand public.

Le 2 octobre dernier, Anna Francesca Leccia a lancé Democratia, magazine de géopolitique et d’histoire en Méditerranée. Pour le premier numéro, elle décide justement de se pencher sur la ville de Marseille et la criminalité qu’elle abrite. L’angle d’attaque choisi est « Marseille, les poli

tiques et la pègre ». Dans un premier temps est alors présenté le documentaire « Marseille, les eaux troubles de la Libération ».

Le second temps est dédié au débat auquel était invité Fabrice Rizzoli, co-fondateur et Président de Crim’HALT, dans le musée Fesch d’Ajaccio, afin d’aborder la question des liens qui existent entre les organisations mafieuses et les politiques.

Retrouvez Democratia ici :

Conférence – Lanceurs d’alerte et moralisation de la vie publique

Conférence

À l’initiative de Véronique Le Bihan et du collectif Index Orion (représenté par Pauline Gavrilov et René Pichon-Costantini), venez débattre en compagnie de :

  • Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte sur les pratiques d’évasion fiscale de la banque UBS ;
  • Philippe Pascot, ancien élu en Essonne et militant pour la transparence de la vie publique ;
  • Fabrice Rizzoli, co-fondateur de Crim’HALT et auteur de « La mafia de A à Z ».

La moralisation de la vie publique est l’une des clefs du processus de refonte du lien de confiance entre les citoyens et les acteurs publics, au fondement de notre démocratie.

Les lanceurs d’alerte, refusant la compromission parfois au péril de leur avenir professionnel, nous ouvrent la voie vers la redéfinition de notre « contrat social ».

Page Facebook de l’évènement

Responsable du comité d’organisation : Thierry Hennebelle

 

Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

Les biens mal acquis
ne reviendront pas aux citoyens !

Les biens immobiliers confisqués par la justice ne pourront pas être mis à disposition d’associations et d’entreprises de l’économie sociale et solidaire!

Cette évolution juridique est demandée par des associations de lutte contre la grande criminalité comme Anticor (association anti-corruption) et Crim’HALT mais aussi par la Chambre Française de l’ESS (économie sociale et solidaire).

L’amendement 45 de la loi Égalité et Citoyenneté qui prévoyait cette avancée majeure dans la lutte contre la grande criminalité (cf. Communiqué de presse du 22 décembre) était le résultat de 8 ans de sensibilisation de la part du réseau FLARE France puis de Crim’HALT mais surtout de la volonté politique de députés comme Jean-René Marsac (Ille-et-Vilaine) qui ont porté et défendu cet amendement lors de l’examen de la loi Égalité et Citoyenneté.

Mais dans sa grande sagesse, le 23 janvier, le Conseil constitutionnel a retoqué l’article 45, considéré comme un « cavalier législatif », à l’instar d’une cinquantaine d’autres articles! (cf. décision).

Crim’HALT rappelle que l’utilisation sociale des biens confisqués est une révolution culturelle dans la lutte contre la grande criminalité. Mettre à disposition des biens mal acquis aux associations est l’unique moyen d’impliquer les citoyens dans une prérogative régalienne : vidéos.

Crim’HALT regrette donc profondément que le 27 janvier, le Président de la République ai promulgué la loi Égalité et Citoyenneté (Journal officiel n° 24 du 28 janvier 2017), adoptée par l’Assemblée Nationale le 22 décembre 2016… sans son article 45 qui permettait de mettre à disposition de structures d’intérêt général les biens confisqués par la Justice.

 Adhérez pour continuer le combat !