Conférence-débat avec Pierre Folacci, ancien n°2 de la PJ à Marseille

CondeJean Sansone, référent du Groupe local d’Anticor 13 et président de l’association Cabries défense et développement vous convient à une conférence-débat avec Pierre Folacci, auteur de « Condé ».
L’ancien numéro 2 de la PJ à Marseille, nous plongera au sein du travail des enquêteurs dans la cité phocéenne. Nous fera-t-il découvrir l’ époque particulièrement violente consacrée à la reprise en main du milieu par Francis Vanverberghe dit « le Belge »?

I. Le contexte

« La guerre des boîtes de nuit » 

A sa sortie de prison en 1984, le Belge avec son fidèle associé et beau-frère Tony l’Anguille, va s’insérer dans le milieu aixois. Puis, en association avec Jacky Le Mat (rarement condamné), ils vont « nettoyer » les restes du clan Zampa à Marseille et dans la région. Viendra ensuite la guerre sanglante des boîtes de nuit dans les Bouches du Rhône avec le clan de Raymond Mihière dit « le Chinois »  et le clan de Souhel Hanna-Elias dit « Joel le Libanais », qui deviendra plus tard un des lieutenants de le Belge.
La guerre des Boîtes aixoises reste l’événement le plus marquant des années 90. Elle se termine en 1993, et l’année suivante le Belge part s’installer à Paris où il vivra du revenu des machines à sous clandestines et de la prostitution.

« Rivalités entre Corses et associés du Belge pour le contrôle du milieu marseillais » 

Après l’assassinat du Belge en 2000, le milieu marseillais semble être repris en main par les Corses qui en avaient été éclipsés à la suite de l’assassinat de Marcel Francisci, en 1982, et celui de Paul Mondoloni et en 1985. Très organisés, les Corses se partagent les affaires entre une partie des Bastiais de la Brise de Mer, les Corses de Marseille et un italo-marseillais en vue de reprendre le contrôle des affaires du Belge.
Sauf qu’un ancien lieutenant du Belge et de Tony l’Anguille, un certain Farid Berrhama, dit « Gemlin » ou « Fafa » ou encore « le rôtisseur », bien connu pour faire brûler le corps de ses victimes dans le coffre d’une voiture, perce et pendant un certain temps vient faire sa place dans le trafic de stupéfiants. Gourmand, « le rôtisseur » implante des machines à sous dans certains bars tenus par d’autres équipes, et tente de racketter les boîtes de nuit tenues par le milieu Corse. Il se fait assassiner au Bar des Marroniers en 2006 par un commando corse piloté par Ange Toussaint Federici dit ATF (cf. condamnation définitive)
Ce règlement de compte conduira les enquêteurs marseillais jusqu’au cercle de jeux Concorde, et l’interpellation du banquier suisse François Rouge, le truand Roger Cassone, Paul Barril, et quelques anciens du milieu marseillais qui sous couvert de gérer le cercle Concorde blanchissaient de l’argent sale.
Les écoutes téléphoniques viennent vite révéler une discorde autour de la gestion des gains du cercle et du restaurant de luxe attenant… En 2007, clap de fin : le cercle de jeux sera fermé, et Ange Toussaint Federici sera condamné à 28 ans de prison en décembre 2010 pour la tuerie des Marroniers.
Depuis 2007, le banditisme local est toujours nourri par la drogue et les machines aux côtés desquels prospère le racket des boîtes de nuit (Cf affaire Calisson). ‘On » dit que le milieu s’est balkanisé entre les caïds des cités, des équipes de l’étang de Berre ou de Salon de Provence, et les Corses ou les Marseillais qui tiendraient la cité phocéenne.

Nous aimerions en dire plus mais le rapport de la PJ (Sirasco) n’est pas public : « dormez braves citoyens »

II. Le Livre

Pierre Folacci publie un livre riche, honnête et empli de passion pour le métier de policier enquêteur. Il n’épargne pas les collègues corrompus et surtout pas la hiérarchie jusqu’à notre ancien ministre de l’intérieur condamné pour corruption! (cf. opération Guéant rends l’appartement)

L’auteur revient souvent sur l’importance des sources en interne pour mener à bien la mission de police judiciaire ; justifiant ainsi la pratique des « cousins », des informateurs issus de la criminalité. Pierre Folacci ne nie pas que cette pratique produit une forme d’impunité ; le gangsters ou simple trafiquant donne des informations à la police en échange de service tel que ne pas être arrêté dans une autre affaire. La philosophie est assumée : « la fin justifie les moyens« .

Crim’HALT qui a pour vocation de proposer des solutions confirme : il n’est pas possible de lutter contre un phénomène clandestin sans information de l’intérieur! Pour autant, nous nous interrogeons sur cette pratique systémique du « cousin » dans la police française. Au vu des scandales de très grandes ampleurs, de Marc Fievet (aviseur des Douanes) à Hubert Avoine, infiltré des l’OCTRIS (PJ), nous pensons qu’il est plus sain de s’appuyer sur des criminels qui décident de rompre avec leur milieu en échange de protection.

Retrouvez notre tribune « Pour un statut de coopérateur de justice »

Bon débat!

 

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Sintinelle 2018 avec Crim’HALT

1ere journée de l’alerte citoyenne le 12 avril à Bastia

« Lancer une alerte, c’est donner une information dans l’intérêt général« 

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Sous l’égide d’UMANI, les associations U Levante,  Crim’HALT et Anticor proposent Sintinelle 2018 : la 1ére Journée de l’alerte citoyenne le 12 avril à Bastia.

Placée sous le thème des lanceurs d’alerte de nombreux thèmes seront abordés : Comment agissent ces lanceurs d’alerte ? Pourquoi ? Sont-ils soutenus par la société civile et le pouvoir légal ?

Découvrez le programme de la journée

Retrouvez à cette occasion le président de Crim’HALT, Fabrice Rizzoli, autour d’une table ronde : transformer l’alerte en victoire.

Comment transformer l’alerte en victoire? La maison de l’ancien marchand d’arme devient la maison des lanceurs d’alerte!

Crim’HALT a son idée :  l’usage social des biens confisqués … voté par l’assemblée nationale le 22/12/2016 mais retoqué par le Conseil Constitutionnel : Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

 

Crim’HALT à Menton pour le 21 mars

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Fabrice Rizzoli sera présent à Menton le mercredi 21 mars 2018, journée de la mémoire et des victimes de toutes les mafias promoted by Libera against mafias

Le président de Crim’HALT donnera une conférence à SciencesPo Menton sur l’établissement de la mafia dans le sud de la France et les moyens de lutter contre se phénomène.

En 2011, FLARE France, ancêtre de Crim’HALT, a rendu accessible au public la première source parlementaire sur ce sujet, la Commission parlementaire sur : ‘les moyens de lutte contre les tentatives de pénétration de la mafia en France » de 1992… (il manque juste des bénévoles pour mettre à jour le lien 🙂

Parce qu’on ne peut pas lutter contre un phénomène culturel, la grande criminalité, sans faire vivre la mémoire et en oubliant les victimes, FLARE France, ancêtre de Crim’HALT, a toujours célébré le 21 mars, en 2011, 2012, 2013. Puis, Crim’HALT relança l’idée en 2015 avant d’être invité en Suisse par les « Amis de Libera Suisse » en 2016 et en 2017.

Retrouvez toutes les informations de l’événement 2018 sur facebook

et une itv sur France Info Tv sur le crime organisé dans le Sud de la France

Crim’HALT au festival cinématographique Les Mauvais Gones

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Le président de Crim’HALT, Fabrice Rizzoli, se rendra à Lyon le jeudi 22 mars à l’occasion du festival cinématographique Les Mauvais Gones.

Invité en tant qu’intervenant, Fabrice Rizzoli accompagnera la projection du film Suburra à l’issu de laquelle aura lieu une masterclass sur le thème de la mafia italienne.

Retrouvez toutes les informations sur le site de l’événement : http://www.baz-art.org/archives/2018/03/04/36189113.html

Opération « Guéant rends l’appartement »

Samedi 9 décembre, journée mondiale de lutte contre la corruption, si elles n’étaient pas loin du cortège, ce n’est pas une chanson de Johnny qu’ont repris Crim’HALT, Anticor, Metamorphosis et Deputy Watch, Paradis Fiscaux & Judiciaires

Aux cris de « Guéant rends l’appartement« , ces quatre associations se sont retrouvées devant l’appartement de l’ancien ministre de l’intérieur, pour sa demander la restitution aux citoyens.

Sur le modèle de la législation italienne qui permet de mettre à disposition les biens mal acquis à des associations, une loi idoine en France permettrait de réintroduire ces biens dans l’économie légale. Il s’agit ici réparer sur le territoire les dégâts commis envers à la société civile. A des fins d’exemple, les quatre associations ont tenu à remettre à M. Guéant paquet de biscuits salés Libera Terra, produit sur les terres confisquées à la mafia italienne.

 

Pour en savoir plus :

L’usage social des biens confisqués a été voté par l’assemblée nationale le 22/12/2016 mais retoqué par le Conseil Constitutionnel : Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !

Concernant le cas d’espèce, le bien de l’ancien ministre en question est gelé par la justice en raison de soupçons de blanchiment de fraude fiscale en lien avec la Libye. Si cet appartement, payé comptant pour une somme dépassant 700 000 euros, est le fruit de la corruption, il doit être remis à la société civile bafouée. Considérant les atrocités que subissent les migrants, nos associations demandent à ce que cet appartement soit remis à une association d’aide aux citoyens qui migrent.

En France, les biens ne peuvent être définitivement confisqués qu’à l’issue d’une condamnation définitive du propriétaire, une procédure qui peut durer 10 ans. Or, même en cas non condamnation, ce qui est le cas de l’ancien ministre de l’intérieur, toujours présumé innocent malgré deux condamnations (1ère instance et appel pour détournement de fonds publics), la justice dispose de mesure de mesures conservatoires pour vendre le bien avant confiscation définitive. La justice pourrait donc mettre à disposition les biens saisis à des associations comme le fait la justice italienne. Si le propriétaire n’est pas reconnu coupable, il peut alors récupérer l’argent.

Cela dit, il serait bien plus efficace de mettre en place une confiscation sans condamnation pénale du propriétaire. L’accusé aurait à justifier l’origine légale de son bien devant un tribunal civile ou administrative (sans risque de prison). En cas d’incapacité de prouver l’origine légale, le propriétaire perd son bien indépendamment du procès pénale.

Salon « Des livres et l’alerte » 3

PROCHAINE ÉDITION :
LES 2 ET 3 DÉCEMBRE 2017

La Maison des Métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris
Métro : Couronnes (ligne 2)
ou Parmentier (ligne 3)

ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE

Découvrez le salon :

Daniel Ibanez, auteur de livres sur le projet Lyon-Turin, (Cf. Crim’HALT sur FranceInter) en partenariat avec la librairie argenteuilloise Le Presse-Papier lancent leur troisième édition du salon du livre des lanceurs et des lanceuses d’alerte.

Crim’HALT propose deux tables rondes :

Cliquez : l’alerte face à la grande criminalité

Cliquez  : Etat et abus de droit

Crim’HALT, co-fondateur de l’événement, y tiendra un stand tout au long de ces deux journées et vous invite à l’y retrouver.

Crim’HALT aux précédentes éditions :

 

Crim’HALT et Libera Marseille à Rome pour le 32ème congrès de Géographie

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Fabrice Rizzoli

A l’invitation de Giuseppe Muti, docteur en géographie, prix du Ministère de l’environnement italien pour sa thèse sur la criminalité environnementale et les mafias italiennes, Fabrice Rizzoli docteur en sciences politiques et Tommaso Giurati, doctorant en sociologie intervenant à la summer school Crim’HALT, étaient invités à faire une communication sur le crime organisé en France.

Cette communication avait lieu dans le cadre du 32ème congrès de Géographie italienne

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Tommaso Giurati

dans une session nommé – Culture, légalité, territoire : la contribution de la géographie des disciplines historico-social des études sur la criminalité organisée.

Fabrice Rizzoli président de Crim’HALT et Tommaso Giuriati de Libera Marseille intervenait en italien sur :  « Mafia e criminalità organizzata nelle ricerche scientifiche in Francia. I luoghi di socializzazione dei milieu francesi e l’esempio dei bar di Marsiglia » en mettant en avant l’importance de l’implication de la société civile pour comprendre ces phénomènes.

Crim’HALT à Marseille

Marquise_de_l'AlcazarGrâce à l’association « Tous chercheurs » qui organisait cette controversation, le 1er avril… dans la très belle bibliothèque Alcazar de Marseille, on débattait : « Peut-on parler de mafia en France ?« . L’animation était assurée par Jean-Marie LEFORESTIER, journaliste à Marsactu, journal en pointe dans la dénonciation du système Guerini : un « système mafieux » d’après les magistrats français.

MucchielliLes intervenants était Laurent Mucchielli : directeur de recherche au CNRS. Laboratoire méditerranéen de sociologie-LAMES (CNRS/AMU). Ce dernier pense qu' »on peut être critique quant à l’usage expansif du mot mafia dans les discours politiques et médiatiques, notamment lorsqu’il est question de criminalité en cols blancs, de grand banditisme alimenté par les trafics de drogues, de contrôle d’établissements de nuit et de jeux. On peut aussi s’interroger sur la notion de « pratiques mafieuses » et son intérêt pour décrire diverses formes d’ententes reliant les sphères d’activités légales et illégales, les mondes du banditisme et de la vie politique ». Pour une analyse plus complète, cliquez : Faire Savoirs | n° 11, Dossier thématique : Délinquance, criminalité et banditisme dans la région marseillaise. Pour cet éminent sociologue, donc, la mafia à la française n’existe pas. Sur la photo, à droite, le président de Crim’HALT se gratte l’oreille afin de savoir si c’est un poisson d’avril 🙂
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Fabrice Rizzoli : auteur de « La mafia de A à Z » était venu avec un paquet de taralli Libera Terra (à ses pieds) fait par des coopératives sur des terrains confisqués aux mafieux pour rappeler qu’avant les lois antimafias italiennes (1982/1991/1995), en Italie aussi on pensait que la mafia n’existait pas… Sur la photo, Laurent Mucchielli à gauche, semble dire « cause toujours » 🙂

marseille_liberaFabrice Rizzoli, le docteur en sciences politiques pense aussi que : « pour interroger le paradigme « mafia », il est nécessaire de se référer aux travaux sur la mafia italienne, qui demeure la criminalité la plus aboutie et la mieux étudiée. Le sociologue Umberto Santino la définit comme un corps social, une bourgeoisie mafieuse : unique concept capable d’expliquer la pérennité du phénomène mafieux. C’est à partir de ce concept qu’il convient de valider l’hypothèse d’une bourgeoisie mafieuse en France. »

Incapable d’imposer leur point de vue, l’un et l’autre des intervenants mais aussi le public furent sauver par l’arrivée de la compagnie ForceNez. Leur animation décalée mais subtile, reprenant avec classes les arguments du débat renvoya chaque controverseurs à leur travaux à venir.

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En effet, Tommaso Giurati, membre de Libera Marseille mais surtout doctorant sous la responsabilité de Laurent Mucchielli sera avec Fabrice Rizzoli au 32ème congrés de Géographie à Rome au moins de juin pour faire le point sur : « mafia et criminalité organisée dans les recherches scientifiques en France : les lieux de sociabilisation du « milieu français et l’exemple des bars de Marseille ». 

Conférence – Finance criminelle : l’impossible répression ?

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Dans le cadre de son cycle de conférences « Les Mercredis du Crime » organisé en partenariat avec l’Ecole des Hautes Etudes Internationales et Politiques (HEIP), Crim’HALT vous convie à sa seconde conférence « Finance criminelle : l’impossible répression ? ».

Nous recevrons à cette occasion Jean de Maillard, vice-président au Tribunal de Grande Instance de Paris. Membre de l’Observatoire géopolitique des criminalités, il est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur la criminalité financière.


Le mercredi 29 mars à 18h30

 Amphithéâtre du Campus Eiffel, 37 quai de Grenelle (Paris 15ème)

Métro Dupleix, Bir Hakeim (Ligne 6) ou Champs de Mars / Eiffel (RER C)


Inscriptions

Itv de Fabrice Rizzoli par Valerie Mazerolle

Crim’HALT à Nevers

A l’invitation du sénateur Gaetan Gorce et de l’association Prenons parole, Fabrice Rizzoli, a répondu à de nombreuses questions de citoyens passionnés. Dans le café des Halles de Nevers, récupérant les questions écrites tenues par des pinces à linge, le président de Crim’HALT a pu insister sur la nécessité d’impliquer les citoyens pour lutter efficacement contre la grande criminalité (cf. Les Grands Dossiers de Diplomatie).

Pâtes Antimafias
Le Sénateur Gorce, les pâtes Antimafias et Fabrice Rizzol

Dans le café des Halles de Nevers, récupérant les questions écrites tenues par des pinces à linge, le président de Crim’HALT a pu insister sur la nécessité d’impliquer les citoyens pour lutter efficacement contre la grande criminalité (cf. Les Grands Dossiers de Diplomatie).

M. le Sénateur est reparti avec un paquet de pâtes bio Libera Terra fait par une coopérative sur un terrain confisqué à la mafia (cf. Vidéo). Un énorme merci au Conseil Constitutionnel pour avoir retoqué l’amendement usage social des biens confisqués (cf. Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !)

Retrouvez l’article de Valerie Mazerolle dans le Journal du Centre :

Itv de Fabrice Rizzoli par Valerie Mazerolle
Itv de Fabrice Rizzoli par Valerie Mazerolle