Que faire des biens saisis et confisqués aux malfaiteurs par la justice ?

L’association Crim’HALT, toujours dans l’objectif de promouvoir la justice sociale, s’est rendue en région napolitaine pour soutenir, découvrir et apprendre de certains projets associatifs mis en place dans des biens confisqués à la mafia 

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« repenti » : un reportage sur la coopération avec la justice en France

Dans le cadre de l’émission Ghjustizia sur Via stella (France3 Corse), la journaliste Marie Françoise Stifani produit un sujet sur le la coopération d’anciens gangsters avec la justice française (cf. Tribune de Crim’HALT au Monde : réflexions autour du statut de « coopérateur » de justice). Retrouvez ce très instructif reportage avec l’interview du président de Crim’HALT en tant que spécialistes des mafias italiennes :

Conférence à Plougastel : « La mafia, l’Europe et le terrorisme »

 Les élections européennes approchant à grands pas, des questions et des doutes sur la sécurité en Europe émergent légitimement. Comment a évolué le phénomène mafieux au sein de l’Union au cours des dernières années ? Celle-ci constitue-t-elle un rempart contre la criminalité organisée ou lui permet-elle, au contraire, une plus grande liberté d’action ? Et quel impact ont eu la crise migratoire et la politique communautaire qui en a découlé sur les réseaux criminels ?

Annoncé dans le Télégramme

Un ensemble de questions intéressantes et complexes, traité lors de la conférence « La mafia, l’Europe et le terrorisme » qui s’est tenue le 17 octobre dernier à Plougastel, à l’initiative d’Il Gattopardo, comité de jumelage avec Ciminna. Fabrice Rizzoli, spécialiste de la grande criminalité, a eu l’honneur d’en être l’invité principal.

Plougastel

Le retour sur la conférence ici :

A l’issue de la conférence, Fabrice Rizzoli à offert à son hôte, Antonio Ciminna, de la confiture d’orange bio faite par des coopératives sur des terres confisquées à la mafia, comptant parmi les nombreux aliments antimafia produits par Libera Terra cf. Crim’HALT avec la coopérative Valle del Marro)

La lutte continue! (cf. Communiqué de presse : les biens confisqués échappent à la société civile !)

 

 

Conférence – Lanceurs d’alerte et moralisation de la vie publique

Conférence

À l’initiative de Véronique Le Bihan et du collectif Index Orion (représenté par Pauline Gavrilov et René Pichon-Costantini), venez débattre en compagnie de :

  • Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte sur les pratiques d’évasion fiscale de la banque UBS ;
  • Philippe Pascot, ancien élu en Essonne et militant pour la transparence de la vie publique ;
  • Fabrice Rizzoli, co-fondateur de Crim’HALT et auteur de « La mafia de A à Z ».

La moralisation de la vie publique est l’une des clefs du processus de refonte du lien de confiance entre les citoyens et les acteurs publics, au fondement de notre démocratie.

Les lanceurs d’alerte, refusant la compromission parfois au péril de leur avenir professionnel, nous ouvrent la voie vers la redéfinition de notre « contrat social ».

Page Facebook de l’évènement

Responsable du comité d’organisation : Thierry Hennebelle

 

Crim’HALT à la conférence d’I.C.A.R.O.

Le 7 juillet prochain, Fabrice Rizzoli, président de Crim’HALT, est invité à prendre la parole au colloque, en anglais, organisé à Bruxelles par le projet Instruments to remove Confiscated Asset Recovery’s Obstacles (I.C.A.R.O.) Lire la suite

Soirée Prix Falcone

https://i1.wp.com/www.anticor.org/wp-content/uploads/2015/03/prixgiovannifalcone.jpgLe Lundi 4 juillet 2016

19h30
Maison de l’Amérique Latine salon Brasilia

Justice-démocratie
L’association IFRAV
Crim’Halt comme Alternative
et The KitSon

vous invitent, entrée libre et gratuite, à une

conférence

« Argent, mafia et mondialisation »,

  • Jean de MAILLARD : « l’évolution de la finance criminelle »
  • Pierre PEAN : « journalisme et globalisation »
  • Myriam QUEMENER : « cybercriminalité et mondialisation »

Remise des prix

  • Prix JUSTICE à Jean de MAILLARD pour ses recherches et ses travaux sur la finance criminelle et la criminalité érigée en système

 

 

  • Prix DROITS DE L’HOMME au Pape FRANÇOIS, en raison de ses prises de position contre toutes les formes de criminalité économique et mafieuse

 

  • Prix DEMOCRATIE à Pierre PÉAN pour l’ensemble de ses ouvrages d’investigation

 

  • Prix DEMOCRATIE à Séverin Medori, maire de la commune de Linguizzetta et défenseur de la démocratie

Le prix Falcone, du nom du magistrat antimafia italien assassiné en 1992, honore chaque année la mémoire d’un homme ou d’une femme qui consacre sa vie à lutter contre la barbarie sous toutes ses formes.

De la mafia à l’évasion fiscale : quelle place pour la société civile ?

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Crim’HALT vous convie à la conférence-débat organisée par le Collectif Roosevelt autour de Fabrice Rizzoli, sur la question :  » De la mafia à l’évasion fiscale, quelle place pour la société civile ? « .

Il s’agira, à cette occasion, d’échanger sur la nature de la grande criminalité, de la situation française et des solutions qui peuvent être envisagées, parmi lesquelles l’usage social des biens confisqués.

Le Collectif Roosevelt est un mouvement citoyen d’action, né à l’initiative de sociologues comme Stéphane Hessel et Edgar Morin. À l’occasion des élections présidentielles de 2012, le Collectif a notamment publié un manifeste appelant à réformer l’économie et repenser les pratiques de gouvernance liées à la fiscalité pour la répartition des richesses à des fins sociales et environnementales.

Rendez-vous le 26 mai à 19h30

Dans les locaux de l’AGECA, 177 rue de Charonne (Paris 11ème) 

Métros : Alexandre Dumas (M2), Charonne (M9)

« Des livres et l’alerte »

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Premier salon du livre sur le lancement d’alerte

Samedi 14 et dimanche 15 novembre, Montreuil.

Atteintes à l’environnement, à la santé et aux libertés individuelles, révélation de pratiques douteuses entretenues par un certain monde politique et affairiste : malgré l’importance des enjeux, celles et ceux qui alertent la société civile ne bénéficient pourtant toujours pas de mesures de protection efficaces.

Les lanceurs d’alerte ont pour but de signaler un danger ou un risque, en interpelant les pouvoirs en place et en suscitant la prise de conscience de ses contemporains. Ses motivations se distinguent donc de celles du whistleblower (en anglais « celui qui donne un coup de sifflet »), qui entend agir de façon à mettre fin à une action jugée irrégulière ou illégale.

De nombreux ouvrages analysent les dysfonctionnements de nos sociétés, leurs auteurs participant ainsi activement à la réflexion et à l’information de la société civile et des pouvoirs publics. Permettant d’exposer un travail rigoureusement documenté et argumenté, le livre s’impose comme moyen de diffusion privilégié de ces démarches citoyennes.

Ayant à coeur de s’investir dans des projets promouvant l’implication de la société civile, Crim’Halt participe à l’organisation du salon.

Mais surtout, nous recevrons :

Eric ALT Magistrat, Fabrice ARFI Journaliste, Raymond AVRILLIER Maire Adjoint honoraire de Grenoble, Michel BADRE Ingénieur expert en évaluation environnementale, Anne BEAUMANOIR Juste et Résistante, Marie-Christine BLANDIN Sénatrice, William BOURDON Avocat, Thierry BRUN Journaliste, André CICOLELLA Chercheur, Maxime COMBES Économiste, Hélène CONSTANTY Journaliste, Erri DE LUCA Écrivain, Luc DECASTER Cinéaste, Marie DE LA CHAUME Journaliste, Antoine DELTOUR lanceur d’alerte Lux Leaks, Gilles DEVERS Avocat, Irène FRACHON Lanceuse d’alerte Mediator, Yann GALUT Député, Stéphanie GIBAUD Lanceuse d’alerte UBS France, Catherine GUILYARDI Journaliste, Eric HALPHEN Président d’honneur Anticor, Florence HARTMANN Journaliste, Sylvestre HUET Journaliste scientifique, Daniel IBANEZ GPII Lyon-Turin, Eva JOLY Député européenne, Hervé KEMPF Journaliste, Corinne LALO Journaliste, Marion LARAT Lanceuse d’alerte, Elise LUCET Journaliste, Nicole Marie Meyer Lanceuse d’alerte, Eliane Patriarca Journaliste, Patrick PELLOUX Médecin urgentiste, Gilles PERRET Cinéaste, Laurent PINATEL de la confédération paysanne, Jean-Luc PORQUET Journaliste, Michèle RIVASI Députée européenne, Denis ROBERT Journaliste, Marie-Monique ROBIN Journaliste, Thierry SALOMON Negawatt, Coline SERREAU Cinéaste, Séverine TESSIER co-fondatrice d’Anticor, Annie THEBAUD-MONY Spécialiste amiante, Christian VELOT Lanceur d’alerte Dr en biologie, Jean Christophe PICARD, président d’Anticor, Françoise VERCHÈRE GPII Notre-Dame-Des-Landes, LA PARISIENNE LIBÉRÉE Chroniqueuse-chanteuse…

Retrouvez ici :

Crim’HALT auditionnée par la Commission Violence en Corse

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Au milieu des produits antimafias

Le 8 octobre 2015, la Commission Violence de l’Assemblée territoriale invitait le président de Crim’HALT. La  Région Corse se compose d’un exécutif avec son président, Paul Giacobbi (qui a été mis en examen pour détournements de fonds publics), et d’une Assemblée, elle-même présidée par Dominique Bucchini. Ce dernier a mis en place une commission de lutte contre la violence, qui a notamment été présentée aux jeunes corses en janvier 2015. Pour cette dernière réunion de la mandature, il n’était plus question de violences faites aux femmes ou de violences à l’école mais de violences « économiques », celle des criminels professionnels (Corse : mafia or not mafia? That is the question!).

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Pas d’élus à la Commission

À l’exception d’Etienne Bastelica (président du Front de Gauche en Corse) et de Dominique Bucchini, aucun élu n’est venu entendre les témoignages et les pistes proposées, tandis qu’ils étaient nombreux lors des autres sessions (cf. Corse matin, les élus sèchent…)

Les témoignages de Mme Bianconi (association anti-racket), puis de Gigi et Jean-Jacques Ceccaldi, un couple d’entrepreneurs rackettés qui a porté plainte mais dont le procès s’est soldé par une relaxe, furent émouvants (cf. FLARE France). Que de solitude face à une menace aussi forte ! Que le prix est élevé pour avoir fait valoir ses droits de citoyens! Les médias aussi avaient fait le déplacement ; soit comme intervenant avec Thomas Brunelli, journaliste en Corse, et avec Salvatore Cusimano de la RAI-Sicile qui a envoyé une vidéo, soit comme témoins, avec la présence toute la journée de Corse matin et de Radio RCFM (itv du 9 octobre)

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F. Rizzoli, T. Brunelli, Gigi & JJ Ceccaldi

A la demande de la Commission, Fabrice Rizzoli a présenté une géopolitique critique des criminalités (cf. Séminaire Sciences Po Paris) : « Il n’y a pas d’un côté une économie légale et de l’autre une économie illégale, mais une seule économie dont les composantes sont enchevêtrées et solidaires » (source : Atlas de mafias, ed Autrement, 2014, p. 19.). La Corse, la France et l’Europe sont au cœur d’un système politico-économique mondial qui produit de la criminalité. Ce sont les fabricants de cigarettes qui se débarrassent de leur stock de cigarettes auprès des trafiquants, et non pas ces derniers qui impulsent la contrebande de tabac dans le monde. C’est la « mondialisation » qui fabrique toujours plus de déchets ; une croissance associée à une production de normes qui accouche de facto des réseaux parallèles d’écoulement de ces déchets. Les criminels ne sont pas des déviants, hors de la société. Ils sont insérés dans la société. Ils font partie intégrante du monde d’aujourd’hui (travaux Jean de Maillard, brillant magistrat français). Relativement à d’autres régions, la violence des professionnels du crime est sans aucun doute exacerbée en Corse.

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La confiture antimafia Libera terra

Il n’existe cependant aucun présupposé culturel, en Corse comme ailleurs, qui expliquerait une violence de ce type. Pour la Corse, comme pour le monde, des solutions existent. Il appartient à l’État et aux élites de les proposer aux citoyens. Il n’est pas acceptable que l’État en appelle à la responsabilité individuelle sans prendre sa part. Comment demander à un élu de témoigner contre des malfrats, si le Préfet lui-même n’assure pas le contrôle de légalité ? L’État demande à des citoyens de lutter contre la corruption, mais c’est le Ministre de la Justice qui nomme le procureur. On ne peut pas demander aux commerçants rackettés de témoigner si on ne met en place un système de protection des témoins (cf. Le décret sur les « coopérateurs de justice » enfin signé ?). On ne peut pas demander d’impliquer la société civile sans lui attribuer le fruit des biens confisqués…

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Aliments antimafias Libera Terra

Sur la violence comme sur l’économie criminelle mondialisée, Fabrice Rizzoli est revenu sur les solutions culturelles visant à impliquer la société civile, seule manière de renverser le rapport de force aujourd’hui en faveur des corrompus de tous bords. Il propose des projets pédagogiques dans les écoles (cf. « Entre les Lignes« ), revenant sur les expériences de lutte contre le racket en Italie (Addio pizzo)…. Citant le travail de l’association Anticor et de son référent en Corse Vincent Carlotti (cf. Tribune « Le Monde« ), Fabrice Rizzoli a aussi évoqué la situation du maire de Linguizetta menacé parce qu’il fait son travail d’élu en respectant le PLU, une mission peu soutenue par les préfets qui se succèdent (cf. Article « Le Monde« ).

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E. Bastelica, F. Rizzoli, D. Bucchini

Présentant le modèle italien de lutte contre la grande criminalité, qui a fait baisser la violence de façon considérable par exemple en Sicile (5 meurtres mafieux par an pour 5 millions d’habitants), Fabrice Rizzoli a insisté sur l’usage social des biens confisqués comme mesure phare contre la violence. Il note qu’après 5 ans de lobbying en France, seule l’association Anticor à intégré dans son plaidoyer (art 19.) l’usage social des biens confisqués. Anticor est une véritable association, « du bas vers le haut », qui refuse les subventions pour préserver son indépendance. Il n’est donc pas étonnant que seule à ce jour, elle ait compris l’intérêt d’une telle mesure pour lutter contre la corruption.

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E. Bastelica, F. Rizzoli, D. Bucchini, Gigi & JJ Ceccaldi

En fin d’audience, Fabrice Rizzoli a offert des produits fabriqués par des coopératives sur des terres confisquées à la mafia. Depuis une loi de 1995, l’État peut mettre à disposition des citoyens des biens confisqués aux mafieux (cf. Article réference). La première coopérative en Sicile date des années 2000. En 2012, une écoute téléphonique a révélé qu’un mafieux se plaignait que des jeunes de l’arrière-pays de Palerme aient demandé un contrat de travail dans ces domaines agricoles.

Le cercle vertueux qu’amorce l’usage social des biens confisqués change les mentalités.

Le couple de citoyens victimes de racket est reparti avec un paquet de pâtes complète bio dont les céréales sont faites à Corleone, fief de la mafia et de l’Antimafia. Le président de la Commission, Dominique Bucchini, est reparti avec un pot de confiture de citrons produits par une coopérative dans l’arrière-pays de Palerme. Le terrain appartenait à un chef de la mafia qui a fait assassiner le juge Giovanni Falcone. Aujourd’hui, des jeunes gagnent leur vie honnêtement sur ce terrain.

Contrebande de migrants : Crim’HALT invité de « C dans l’air »

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Fabrice Rizzoli, auteur du livre « La mafia de A à Z » a reçu le Prix Falcone des Droits de l’Homme en 2014. Il a fondé l’association Crim’HALT pour obtenir une loi dd’usage social des biens confisqués.

Spécialiste des mafias et du crime organisé, il développe une géopolitique critique des criminalités (cf. Séminaire Sciences Po Paris) : « Il n’y a pas d’un côté une économie légale et de l’autre une économie illégale, mais une seule économie dont les composantes sont enchevêtrées et solidaires »( cf. Atlas de mafias, Éditions Autrement, 2014, p. 19).

La France, l’Europe sont au cœur d’un système politico-économique mondial qui produit de la criminalité. Les fabricants de cigarettes se débarrassent de leur stock auprès des trafiquants et non pas ces derniers qui impulsent la contrebande de tabac dans le monde (Cf. Mafia : entre illégalité et légalité… ).  Les criminels ne sont pas des déviants, hors de la société. Ils sont dans la société. Ils sont le monde d’aujourd’hui (voir les travaux Jean de Maillard, brillant magistrat français). La prohibition des migrations n’entraîne-t-elle pas le trafic d’êtres humains ? (cf.Traite d’êtres humains par une organisation calabro-indienne)